DELEGATION EN PERSE
MÉMOIRES
TOME II
TEXTES ÉLAMITES-SËMITIQUES
PREMIÈRE SÉRIE
pn
MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ARTS
DÉLÉGATION EN PERSE
MÉMOIRES
Publiés sous la direction de M. J. de MORGAN, délégué général
TOME II
TEXTES
ÉLAMITES -SÉMITIQUES
PREMIÈRE SÉRIE
ACCOMPAGNÉE DE 24 PLANCHES EN HÉLIOGRAVURE
V: jiCHEIL, O. P.
Professeur à l'Ecole pratique des Hautes-Etudes
PARIS
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR
28, RUE BONAPARTE, 28
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AVANT-PROPOS
Ici commence l'histoire du pays d'Élam. On peut marquer ainsi, sans emphase, le début
de ce livre. Rares, en effet, étaient les notions acquises jusqu'à ce jour, qui nous instruisaient
sur le monde élamite, antique et fameux, à l'égal peut-être du babylonien et de l'égyptien. Des
documents extraits de Chaldée et d'Assyrie, tous ne parlaient d'Élam que par occasion et allu-
sion, d'une manière indirecte; de ceux plus explicites trouvés en Perse (et le chiffre en est très
réduit), les uns se rapportaient à l'époque des Achéménides, les autres à des princes amanites
dont la langue (inconnue) ne se présentait à nous que sous quelques formules votives.
De l'époque ancienne, on peut dire que nous ignorions tout, jusqu'aux faits les plus généraux.
A quel groupe ethnique se rattachent les Élamit es? Quel rapport y a-t-il entre Élam et Anzan?
Existait-il réellement, dans cette contrée, un ensemble d'institutions politiques et religieuses à
caractère propre et indépendant, homogène ou mixte, qui fût digne du nom de civilisation ?
Quelles langues et quelles races se disputaient la prépondérance dans ces pays limitrophes
de deux mondes? Quel était le rôle de Suse dans cette histoire? Quel était le nom antique
de celte ville?
Nous inaugurons la publication d'une série de documents qui fourniront ou prépareront
la solution de ces questions. Tous sortent d'Élam ou concernent Élam. A peine extraits du
sol, nous les livrons volontiers à l'avidité légitime de tous ceux qu'intéressent les Lettres
orientales anciennes. Sans doute, il nous serait plus agréable (et peut-être plus profiable) de
les garder par devers nous, jusqu'à ce que le nombre s'en fût accru par des fouilles ultérieures,
et, partant, que le déchiffrement, avec la synthèse historique, s'en rendit plus facile. Ce point
de vue étroit et particulier n'est point le nôtre. Publier immédiatement les documents qu'on
détient; ne les publier qu'avec un déchiffrement et, s'il le faut, avec un essai de déchiffrement,
voilà que j'estime plus utile au progrès de la science.
VI1I AVANT-PROPOS
Nos textes se divisent provisoirement en deux catégories: i" Textes élamites-sémitiques (et
par sémitiques, j'entends tous ceux qui ont été pensés ou conçus sémitiquement), et 20 Textes
elamites-anzanites.
Le présent volume contient une partie de la première série. Nous le recommandons
à la faveur et à l'indulgence de tous ceux qu'il introduira dans le monument en restauration
qu'est l'histoire d'Elam!
V. SCHEIL, O. P.
Suse, 15 mars 1899.
INTRODUCTION
La ville de Suse parait appartenir anciennement à un district du nom de Bara'se ou Bara-
sùn(ki), (Inscr. Mutabil), et ce district ne se confond pas avec celui d'Elam ou Nim(ki), (Inscr.
Alu usarsid, OBI). Ce dernier nom, toutefois, prévalut bientôt et engloba la région de Suse, si
bien que tel patési de Suse était simultanément gouverneur-lieutenant d'Élam (Inscr. Karibu sa
Susinak). Mais une certaine dualité subsista toujours, et on partagea l'Élam en Elam-Sipar{ki)
et en Susiane (Briques des sukkallu Kuk Kirpias et Temti-Halki). Bien plus, ce nom sémitique
d'Élam cessa un jour de désigner un peuple exclusivement sémitique. Il comprit dans son
extension le pays d'Ansan ou d'Anzan qui, sans aucun doute, était d'autre race et d'autre
langue (Gudêa, Stat. B). Quand les princes d'Anzan eurent conquis la prépondérance politique,
on ne connut plus qu'Anzan et Susiane, Hapirti et Susiens (Inscr. anzanites). A toutes les
époques, la ville de Suse joua un grand rôle soit comme siège d'un patésiat des plus importants,
soit comme capitale hégémonique d'un royaume.
Les premiers connus des princes de Suse (après 3000), portaient en effet, le nom de patési
ou sukkallu. Ce titre impliquait un vasselage plus ou moins étroit à l'égard d'un suzerain. Ces
suzerains étaient les mêmes pour Suse que pour les autres principautés de Bàsse-Chaldée :
Sirpurla, GIS-UH(ki), Asnunnak, etc. — Rois de Kis, Aganê, Ur, sous les noms de Manistu-
irba, Narâm-Sin, Dungi, etc., ont certainement régné à Suse et en Élam, avec le régime des
patésis. Parmi ces derniers, déjà revivent les noms de :
Karibu sa Susinak, fils de ^^^HPI-BI ishuq, patési de Suse, et sakkanak d'Élam.
Idadu, patési de Suse, père de
Kal Ruhuratir, patési de Suse, père de
Ardum narâm Susinak.
Idaddu I, père de
Kal Ruhuratir, patési de Suse, père de
Idadu II, patési de Suse1.
1. Triade à supprimer ou à substituer à la précédente, selon l'explication qu'on préfère de la brique dite d'Ardum
narâm Susinak. Cf. p. 70.
X INTRODUCTION
Nin Silhaha (règne incertain), père de
Kuk-Kirpias, sukkal d'Élam-Sipar(ki) et Suse, frère de
Temti-Halki, sukkal d'Ëlam-Sipar(ki) et Suse, frère de
Kuri-Gugu (règne incertain).
Attapaksu, pasteur des foules de Suse, fils de Nin. . .
De tous ces princes, les uns nous ont laissé leur brique avec inscription, les autres sont
mentionnés sur celle de leurs successeurs immédiats. Plusieurs, outre le document contemporain,
se trouvent insérés dans les textes de Silhak (an) In Susinak, leur lointain successeur, ou bien ne
sont commémorés que là.
Silhak (an) In Susinak est, en effet, l'unique prince qui ait eu l'idée heureuse, lorsqu'il
restaurait un temple, de mentionner dans la formule votive des briques, le nom du vieux roi son
ancêtre, premier constructeur du monument. Voici la formule courante de ces textes :
U Sil-ha-ak (an) In Su-si-na-ak sa-ak Su-ut-ru-uk (an) Nah-hu-un-te gi-ig
li-pa-ak ha-ni-iq (an) In Su-si-na-ak gi-ig su-un-ki-ik An-za-an
Su-su-un-qa | Ku-uk (an) Na-su-tas si-ya-an (an) In Su-si-na-ak-me
é-ri-èn-tû-um ku-si-is a-ak mi-sir-ma-na u sar-ra-'
hi-si-ê ê-ri-ên-tû-um pe-ip-si-ya-ma ta-al-lu-' a-ak
si-ya-an (an) In Su-si-na-ak na-pir-u-ri-me a-ha ku-si-'
C'est-à-dire :
Moi Silhak (an) In Susinak, fils de Sutruk (an) Nahhunte, le grand,
le champion chéri d'In Susinak, grand roi d'Anzan
et de Susiane. Kuk-Nasutas (ou un autre nom royal, ou encore uripupi, urpuppa « des
anciens »), le temple d'In Susinak,
en briques, avait construit. Et moi je vis qu'il tombait en ruines,
et ses murs en briques je rebâtis, et relevai,
et refis à neuf le temple d'In Susinak, mon dieu.
Il nous est donné de recueillir dans un tel contexte, les noms suivants d'anciens princes
élamites :
Ku-uk (an) Kir-(pias)
Sil-ha-ha
Si-ir-uk-du-'
Ku-uk (an) Na-su-tas
(an) Hu-ut-ra-an Te-ip-ti
At-ta-pak-su
INTRODUCTION XI
Za-ba-ar-ti
Ki-in-da-ad-clu
Kal (an) Ru-hu-ra-te-ir (ou tir) fils d'I-da-ad-du
Te-ip-ti Hal-ki
Si-me ba-la-ar
l-< (Til)-da-ad-du
Au seul aspect de ces noms dont les titulaires vivaient entre 3000 et 2000 avant J.-C,
nous nous sentons autorisé à dire, que dès les temps les plus reculés, il y avait en Élam mélange
de races et de langues. Élam était, comme le dit la Genèse (x, 22), le premier fils de Sem,
c'est-à-dire le plus éloigné géographiquement, et comme tel, aux confins de deux mondes, le
plus exposé à la pénétration étrangère. Les inscriptions connues de ces rois ne sont pas en
langue anzanite, mais bien leur propre nom, en tout ou en partie, tels : Kuk (an) Kirpias,
« serviteur du dieu Kirpias »; Silhaha, de la même racine (?) que Silhak; Kuk (an) Nasutas
« serviteur du dieu Nasutas » ; Kin Daddu ou Kinda Addu, à rapprocher du nom divin, Kin
Dakarpu ou Kinda Karpu (Assurb. V, 6. 33-45) ; Sime-Balar, à rapprocher de Simti Silhak
(I R. 2, n° III, 5); Kal (an) Ruhuratir « serviteur de Ruhuratir »; Tepti Halki.
Il faut donc penser de deux choses l'une, ou que les Sémites ont débordé de Babylonie sur
l'Élam, en se soumettant à des princes locaux, de race différente, mais qui étaient eux-mêmes
sous la suzeraineté plus ou moins continue des rois de Babylonie, — ou que les Anzanites venus
de plus loin ont envahi et conquis le pays sémitique d'Elam, et lui imposèrent des maîtres, sans
en bouleverser l'économie. Il est difficile de déterminer quels ont été les premiers occupants,
cette zone étant limitrophe, et de tout temps, exposée à changer de maîtres et d'habitants.
*
Combien de temps dura le régime des patésis au pays d'Élam? Nos documents fournissent
environ dix-sept noms, à placer entre nos plus vieux textes (ceux de Manistu irba, NaranrSin)
et celui de Hammurabi, trouvé à Suse. C'est peu pour un laps de temps de 1550 ans; si cet
intervalle n'est que de 550 ans, comme il devient plausible, après les derniers travaux de nos
historiens, notre liste n'est point si disproportionnée, et il est à peine nécessaire de la doubler ou
tripler, pour avoir une série complète.
Quoi qu'il en soit, vers 2280, les Élamites étaient affranchis. Malheureuses avaient été leurs
tentatives pour secouer le joug, sous Sargani-sar-ali, qui combattit Guti et Elamites; sous
Narâm Sin, qui vainquit le pays d'Apirak; sous Alu-usarsid qui subjugua Elam et Bara'se(ki); à
l'époque du suzerain de Gudèa qui, aidé de ce vassal, frappa Ansan d'Elam.
Sous les dynasties d'Ur, on voit des princesses royales épouser le patési d'Elam (Co. N. 394),
et aussitôt après, le roi d'Ur, déchaîner la guerre contre Ansan et le conquérir. C'est immédiate-
ment à la suite qu'il faut placer Kudur-Nanhundi, ce brillant conquérant dont parle Assur-
XII INTRODUCTION
banipal, et qui vécut 1635 ans avant lui; et les princes élamites, Simti Silhak, Kudur-Mabug,
Rim-Anum, Rim-Sin. La revanche fut complète; une dynastie élamite trôna au cœur même
de la Babylonie, et non contente d'y commander souverainement, poussa, croit-on, bien au
delà ses conquêtes.
La Babylonie ne recouvra son indépendance que par Hammurabi, vrai créateur de la
monarchie babylonienne. Il fallut pour cette œuvre plusieurs années de guerre. Les suscriptions
abondent en allusions: années où Hammurabi battit le prince d'Émutbal, et Rim-Sin..., les
armées d'Élam..., les armées de Larsa..., etc. Ce grand roi ne fit pas les choses à moitié : il
entra à Suse. Une inscription, trouvée dans ces ruines, est bien significative à ce point de vue,
malgré les termes vagues employés pour célébrer ce triomphe (vers 2200).
Ce triomphe fut de courte durée. Dès le quatrième successeur de Hammurabi, sous Ammi-
zaduga, nous trouvons des pièces juridiques ainsi datées Co. Sip. 42, 48 (inéd.) :
Mu Ammizaduga lugal é
§A(?)DI(?) lugal NIM-tum sig-ga.
« Année où Ammizaduga, roi (de Babylone), a battu SA(?)DI(?), roi d'Élam. »
Les efforts des Élamites furent tôt ou tard, à cette époque, couronnés de succès, avec
réaction, semble-t-il, contre l'élément élamite sémite. La langue des documents change, et
c'est exclusivement à l'anzanite que nous avons affaire. La présence d'un élément sémite ne se
trahit plus que par quelques termes ou formules empruntés, et par des noms de divinités dont le
culte survécut. Nous nous trouvons en face d'un grand fait accompli : la nationalité élamite,
avec l'élément anzanite prédominant, restaurée, pleinement affranchie, reconstituée en monarchie
puissante avec Suse pour capitale.
D'après les inscriptions d'un nombre considérable de briques, nous sommes en présence de
deux groupes de rois anzanites, séparés par une lacune que les nouvelles découvertes commencent
à combler, et qui ne peuvent être placés chronologiquement, l'un plus haut que 2000, et l'autre
plus bas que 1000 avant J.-C.
Le premier groupe comprend Humbanumena, dont nous avons le témoignage personnel
dans une de ses propres briques (outre les mentions fréquentes de son nom dans celles de son
fils et successeur) ; et Undas (an) GAL. De Humbanumena et Undas (an) GAL, grands monarques
tous deux, le premier dut prendre une part importante à l'affranchissement de la patrie élamite
INTRODUCTION
XIII
(les textes ne parlent de lui que par allusion, sauf la brique qui lui est propre) ; le second semble
s'être voué exclusivement à l'organisation intérieure, aux œuvres du culte, à la faveur du
bien-être et de la sécurité assurés par la vaillance de son père.
Les temples construits à Suse par Undas (an) GAL devaient être grandioses, si on en juge
par la facture des briques et le bon goût des écritures. En tout cas, le nombre en était consi-
dérable ; les titulaires en sont :
(an
(an
(an
(an
(an
(an
(an
(an
(an
(an
(an
(an
(an
Na-bu-u
Is-mi-di-iq et (an) Ru-hu-ra-te-ir
Si-hu-hi (var. Si-hi) et (an) Nin a-li
Adad et (an) Sa-la
Na-ap-ra-te
Be-la-la
Sin
GAL et (an) In Su-si-na-ak
Na-zi-it
A-Ê-A sunkik CTTT«) '
Pi-ni-gir
U-bur-ku-ba-ak
I-lu...
On le voit, des princes élamites-anzanites ne répugnaient point à conserver ou à admettre
dans leur panthéon, des divinités sémitiques, et de celles qui n'étaient, pour ainsi dire, natu-
ralisées en Babylonie que depuis l'époque de Hammurabi, telles que Na-bu-u, Sin avec
l'orthographe <XK et Sa-la.
Dans les textes votifs qui encadrent tous ces noms, il se trouve même quelques expressions
sémitiques, comme mi-el-ki i-la-a-ni-me, « le roi des dieux ».
Survint la conquête kassite. Elle engloba l'Élam aussi bien que la Babylonie. Son point de
départ étant dans le proche voisinage de l'Élam, il est permis de croire que ce pays succomba le
premier, entre 1680 et 1500. Le kassite ni l'anzanite ne furent la langue des monuments, mais le
babylonien. Les ruines de Suse ont livré toute une série de kudurru où se lisent gravées des
chartes de donation octroyées par les rois kassites de Babylone, et signées de noms comme Nazi-
maruttas, Bitiliyas, Melisihu, Adad-sum-usur, pendant qu'elles font allusion à Burnaburias,
Kufigalzu, Marduk-bal-iddin, tous rois, à d'assez grands intervalles (1470- 1 1 17), de la dynastie
, . Cf. <-*f- tffly 11 « (IH, R- 66 obv., 5 a; rev., 27 b).
XIV INTRODUCTION
appelée kassite. Il est impossible de dire jusqu'à quel point fut effective en dehors de Suse, sur
l'Élam, cette domination plutôt étrangère. Il semble que l 'arriére-pays ait conservé entre temps
des princes locaux, comme ce Hurbatila, roi d'Elam, qui fut aux prises avec Kurigalzu II1 et
avait réoccupé, par un coup de main heureux, la ville de Suse; comme ce Kidin-Hutrudas
qui eut affaire à [Adad]-sum iddin et un certain Kudur-Nanhundi2 (i 180-1 145).
En tout état de cause, on lutta vivement pour l'indépendance. Un jour, on réussit, dans une
incursion audacieuse, à enlever de Babylone Marduk, le dieu national; et certainement,
peu après les règnes de Melisihu et Marduk-bal-iddin (1144-1117), l'Élam avait recouvré son
autonomie. C'est ici, croyons-nous, qu'il faut placer ce deuxième groupe de rois déjà connus,
qui écrivirent presque exclusivement en anzanite :
Halludus (an) In Susinak, et son fils
Sutruk (an) Nahhunte, et son fils
Kutir (an) Nahhunte, et son frère
Silhak (an) In Susinak.
A cette époque, l'écriture se rapproche uniquement, et de très près, de la manière si par-
ticulière des kudurru kassites, y compris celui de Marduk-nadin-ahê (1023-1002), dans la
dynastie suivante.
Tous les trois travaillèrent activement aux temples de Suse; Halludus (an) In Susinak n'a
point de monument propre. Sutruk (an) Nahhunte grave son nom et une inscription anzanite
votive sur une stèle de victoire de Naram-Sin, à côté de l'inscription sémitique de ce roi. Il
nomme Undas (an) GAL, comme un ancêtre ou du moins comme un prédécesseur ; il restaura
divers temples.
Kutir Nahhunte se sert par exception d'une formule sémitique, au bas de sa statue; il
restaure des temples.
Avec piété filiale et un réel souci historique, Silhak (an) In Susinak, dans ses nombreux
textes, tous anzanites, donne assez régulièrement le nom antique du premier constructeur des
monuments qu'il restaure. Outre plusieurs stèles, reliefs sur pierre et bronze, son règne nous
promet une littérature abondante.
La lutte fut vive entre ces rois ou leurs successeurs directs et le roi Nabuchodonosor I (1030).
Celui-ci réussit à rapatrier Marduk. Entre temps, Téglatphalasar avait entrepris une expédition
contre l'Élam qu'il dévaste (ZA. IX, 101), vers 1950.
1. Kurigalzu reprend Sa-a-sa (ki) sa Élam-ma-{ki) et en rapporte une amulette de l'époque de Dungi, qu'il voue à
son tour à Bèlit (OBI, Hilpr., I, Texte 15 et 43) .
2. Lehmann, H. Probl. p. 167 et suiv. — III, R. 38, n° 2.
INTRODUCTION XV
C'est vers cette époque et avant l'avènement, en Assyrie, des Sargonides, qu'il faut placer les
rois nouveaux suivants, et parmi eux, peut-être, le roi élamite, allié de Marduk-balatsu-iqbî, roi
de Babylone, qui fut battu par Samsi Rammân IV, roi d'Assyrie (824-8 12).
Huban, père de
Halludus (an) Susinak',
[Sil]-hak (an) Susinak, père de
(an) Tepti (an) Hutfran], frère du suivant
. . .(an) Susinak fils de Silhak (an) Susinak,
(an) Susinak sar ilàni,
Intiumena (an) In Susinak,
Hubanimmena, père de
Su-tur(an) *| (Nahhunte)
Tous ces rois écrivent en langue anzanite, sauf (an) Susinak sar ilâni, dont les briques
portent des inscriptions sémitiques. Il appert qu'à côté de la langue anzanite, on a toujours connu
la langue sémitique à Suse. L'écriture est devenue cursive; c'est celle que nous voyons à
Mâlamir.
Nous touchons à l'époque desSargonides (727). Il se peut même que notre Sutur-Nahhunte (?)
soit identique au successeur de Humbanigas de la Chronique babylonienne. Dans ce cas, il
faudrait laisser une place entre Sutur-Nahhunte et Humbanigas pour le père du premier,
Hubanimmena ; le texte des chroniques n'y fait point obstacle, et nous aurions cette
série :
Umbanigas (Ummanigas, Humbanigas), fils d'Umbadarâ, devient roi en 742. Il livra
la bataille de Dûr-ilu contre Sargon en 721 ou 720.
Hubanimmena; après 820, avant 699; père de
Sutur-Nahhunte (Istar-hundu), qui embellit les temples de Suse, s'allie à Suzub,
ennemi de Sennachérib en Babylonie, et règne jusqu'en 699.
Hallusu, frère du précédent, fait prisonnier Assur-nadin-sum, fils de Sennachérib, et
le remplace sur le trône de Babylone par Nergal-usezib, 699-693, etc.
Ennemis héréditaires des Babyloniens, les Élamites devinrent leurs alliés, le jour où la
puissance assyrienne menaça en commun les uns et les autres. La Babylonie succomba, pour
un temps seulement, sous les coups de l'ennemi, c'est-à-dire jusqu'à la venue de Nabopolassar
(625-605). Mais les Élamites, semble-t-il, ne se relevèrent plus de la défaite qui leur fut infligée
par Assurbanipal.
.. Écnt — m w «f ►rf <£ïï-
XVI INTRODUCTION
Nabuchodonosor règne à Suse.
Bientôt avec Cyrus, des peuples nouveaux s'installèrent en Susiane, et dans ce flot se
perdirent, politiquement parlant, Anzanites et Sémites. Les Achéménides donnèrent leur nom
à une période nouvelle qui confine à l'histoire dite classique. Cependant les langues anzanite ou
bab)'lonienne, en dehorsde documents privés, parurentencoredansquelquesinscriptions officielles,
pour rappeler aux vaincus que c'en était fait du passé, bien plus que pour honorer des tradi-
tions nationales.
A en juger d'ailleurs, par les luttes intestines en Élam sur lesquelles l'inscription d'Assur-
banipal nous renseigne si bien, il semble que la décomposition naturelle eût rapidement achevé
ce grand corps, lors même que des guerres extérieures et les invasions n'eussent pas contribué à
en précipiter la chute.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
Le roi Manistu-irba n'était connu, jusqu'à cette heure, que par une petite inscription votive
publiée dans les Mittheilungen des Akadem. Orient. Vereins (Berlin, I, 1887, 18) :
Manistu-SU sar Kis ana(ilu) NIN A-A1 A-MU-RU: « Manistu-irba, roi de Kis, à la
déesse NIN A-A a voué (ceci) ».
Je lis le nom royal Manistu-irba. Manistu a une bonne apparence sémitique. Il existe
plusieurs racines enésu; de l'une d'elles, est sorti un mênistu qui est matériellement semblable à
notre manistu, et qui veut dire « malheur, misère » ; d'une autre de ces racines enésu, dont
le sens est e adhérer, se masser, s'agglomérer », est issu tenisêtum qui signifie « l'ensemble
des hommes ». De là aussi notre Mênistu ou Manistu dont le sens est « famille, population », etc.
Le nom royal signifie donc « il a augmenté le groupe », ou bien « (ô dieu), augmente le groupe ».
Un nom de formation semblable se lit dans notre Obélisque, C. 1 5, 21 : Ma-an-sa-ki SU, ou
encore, Mansaki-irba, qui fait allusion à un développement de la maison ou de la souveraineté,
avec ~\o> comme racine probable de mansaki. Massaku est d'ailleurs documenté avec le sens
de « demeure », et comme synonyme approximatif de admanu, subtum, etc., 'II, R. 34,
6a-b et suiv.
Par ailleurs, l'usage de SU, pour signifier irba, ne semble pas d'un usage si rare, dans
notre monument. C'est ainsi qu'on lit A. 14, 17 (ilu) Sin AL-SU (= irba); A. 11, 9 (ilu)
Malik ZI IN- SU (= napistu irba) ; A. 12, 15 Il-su SU ; B. 2, 1, Nanâ AL-SU.
Cf. A. 10, 6 (ilu) Sin is-sap.
Il est à peine utile de dire, qu'en parlant ici de la royauté de Kis, il s'agit d'un territoire
et d'une ville bien déterminés, et non de la souveraineté universelle, sens tiré peut-être par
métaphore de cette locution. Tous les cantons de terre mentionnés dans ce monument, se
trouvaient aux environs de Kis, et celui de Baraz-edin-ki dans le district même de Kis : B. 6, 18;
7, 1 ; 14, 19, 20. Plusieurs personnages y sont dits issus de Kis, A. 10, 4, 5 ; B. 7, 3, 4.
1 . (ilu) NIN A-A est probablement identique à A-A, parèdre de Samas, à Sippar, comme dans la suite de nos textes,
nous trouverons indifféremment pour le même dieu susien : >->-f- -£-^| >^] I^U^-TlT et "~H ""Y I (ou >~Y *£l )
lêlIt^'FFf'' c'est-à-dire (ilu) Nin Susinak et Susinak.
OBELISQUE DE MANISTU-IRBA
Quel était l'emplacement de cette capitale? Au nord, vers Babylone et Sippara : nous
ne savons rien de plus précis. En tout état de cause, on ne peut l'identifier à Kutha
(TIG-GAB-A-KI), qui est mentionné dans l'Obélisque, A. 14, 26.
Indépendamment du critérium tiré du type de l'écriture, qui est une raison extrinsèque,
nous trouvons dans ce document des raisons intrinsèques, explicites, qui nous autorisent à lui
assigner une ancienneté plus reculée qua l'ensemble des monuments de Telloh et de Niffer.
En effet, A. 14, 7, 8, 9, mentionne un URU-KA-GINA, fils de ÊN-GIL-SA, patési de Sirpurla.
Bien que le titre de patési puisse se référer ici à ËN-GIL-SA et non à URU-KA-GINA, comme il
ressort des habitudes du scribe dans ce texte (voyez C. 17, 16 et suiv. : Ilu-GI mâr Galzu ilu,
$U NIN, sangu LUGAL Maradda et C. 14, 24 et suiv. : Galzu ilu, SU NIN, sangu LUGAL
Maradda), il n'est pas présomptueux de croire qu'il s'agit du futur patési URU-KA-GINA qu'on
s'accorde à mettre en tête des listes des princes de Telloh, et qui aurait donc été un contemporain,
vassal, de Manistu-irba.
En outre, notre inscription donne à Manistu-irba un fils du nom de ME-sa-lim, B. 6,
13, 14. Or, il existe un ancien roi de Kis, ME-salim, mentionné sur une masse d'armes
{Rev. d'Assyr., 3e vol., n° IL p. 55) comme suzerain de LUGAL- SUG-GUR, patési de
Sirpurla, — et dans le cône d'Entéména où il procède, encore comme suzerain de Sirpurla, à
une délimitation de territoires entre Sirpurla et GIS-UH-KI (Rev. d'Assyr., vol. IV, n° 2). Ce
dernier document implique formellement l'antériorité de ME-salim par rapport à Eannadu de
Sirpurla, et à son groupe.
Il est donc tout à fait vraisemblable que notre ME-sa-lim, fils de Manistu-irba, soit le même
que le ME-salim, roi de Kis. (Je lis ME-salim, et admets pour ME, une valeur idéographique
comme isippu, ramku « prophète, libateur », ou celle d'un nom divin. Salim est connu de tous,
et se retrouve C. 10, 23, Sa-lim a-hu.)
Notre monument contient et relate un immense acte de vente de grands territoires
acquis par le roi de Kis, et payés par lui. C'est un texte de même genre (très inférieur comme
exécution artistique), et de même époque, que contient le fragment n° 1022 du Musée de
Constantinople, qui est de provenance sipparénienne. (Voir Rec. des Trav., XXII, Scheil, Notes
d'Épigr. etd'Archéol, XLVI.)
Ces textes ont été conçus sémitiquement. Je n'en veux d'autre preuve que les pronoms
suffixes possessifs, employés comme il suit :
^P t^^g" -su (masc. sing. ), passim.
4}}^] -si-in (fém. plur.), C. 8, 7.
^fpl -su-nu (masc. plur.), C. 8, 16, 22.
^ £<^F -sa (fém. sing.), C. 9, 11, 12.
Au sujet de notre obélisque, comme d'ailleurs au sujet de la stèle de Naram-Sin et des
kudurru kassites, publiés plus loin, se pose une question qu'on pourrait appeler la question
de provenance.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
Comment se fait-il que cet acte de vente n'ait pas été trouvé au pays d'Aganê, au milieu
des localités intéressées, telles que Baz(ki), Maradda(ki), Dur Sin(ki), etc. ?
Faut-il se souvenir d'Assurbanipal qui emporta d'Egypte, deux obélisques du poids de
2500 talents (II, 41 , 42), et croire que dans la suite des siècles, un conquérant élamite s'adjugea
notre bloc comme trophée ou butin de guerre, et le fit traîner au sein de sa capitale?
Nous savons qu'à une époque reculée, 1635 années avant la campagne d'Assurbanipal en
Élam, un roi élamite, Kudurnanhundi, enleva Nanâ ou Istar d'Uruk et la transporta à Suse, où
elle demeura jusqu'aux temps des Sargonides (Asurb., VI, 107 et suiv., et K. 2631; voir
KB., II, p. 209). Kurigalzu aussi (Hilpr., OBI., I, nos 15 et 43) rapporte de Suse une amulette
en agate, de l'époque de Dungi, qui (si Dungi, suzerain d'Élam, ne l'avait pas vouée lui-même
au temple de Suse), y a certainement été portée par un conquérant élamite.
Anunit de Sippar-Anunit reçut aussi, un jour, une nouvelle destination, par le même
procédé violent, et alla habiter Arrapha (Nabon., Scheil, IV, 15-23).
Nabuchodonosor Ier rapatrie Bel d'Élam en Babylonie. II, il.
Agum-kak-rime en avait fait autant, pourMarduketSarpanit, quisetrouvaientaHani.il, 15.
Sous Nabu-nasir, Téglatphalasar d'Assyrie pille la ville de Sapazza, et enlève les dieux
(Chron.Babyl., B. I, 1-6).
Sous Nergal usezib, les Élamites enlèvent les dieux d'Uruk, mais le roi de Babylone réussit
à les récupérer (Ibid., III, 1-3).
Sennachérib, en 689, déporte à Assur le dieu Marduk, qui y reste 21 ans en exil (Nabon.,
Scheil, I, 22-25).
Sous Asaraddon, les dieux d'Aganê que les Élamites avaient ravis, rentrent en Aganê
(Chron.Bab., B. VI, 17-19).
Assurbanipal, à son tour, vide les temples de Suse, emportant les statues en or, argent,
cuivre ou pierre précieuse, des divinités, et réduit en poussière les dieux et déesses de moindre
valeur (Assurb., VI, 64).
C'était donc un usage constant, dans les expéditions guerrières, de dérober, outre les objets
d'utilité directe, immédiate, surtout les dieux, soit qu'on leur attribuât une vertu ou valeur sur-
naturelle, soit que la cupidité y trouvât son compte, puisque ces statues étaient souvent en matière
précieuse.
Je ne vois rien de tel à penser lorsqu'il s'agit de notre Obélisque. Il n'avait, en effet, ni
valeur mystique, ni valeur vénale. Voulait-on faire disparaître un titre de propriété? Il suffisait
de le marteler, comme il est arrivé pour des documents de même ^ genre, tel un kudurru
entièrement écaillé, avec intention évidente, que nous avons trouvé à Suse.
D'ailleurs, si les terrains énumérés dans l'Obélisque sont tous situés en Babylonie, qu'était-ce
que la Babylonie, au point de vue géographique et commercial, par rapport à l'Elam, et
inversement? C'était non seulement, à cette époque, deux pays voisins; c'était un même pays.
On sait, par les milliers de tablettes de comptabilité, trouvées à Telloh et Niffer, par quelles
relations étroites, hommes et choses de Sirpurla et de Nipur se rattachaient à >^\ HU^ÏÏ <Ia ,
idéogramme qui cache le nom même de l'antique Suse.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
Quelle apparence qu'un vainqueur ou suzerain puissant n'ait pu ériger ce lourd document
non au centre, mais dans le voisinage seulement, des lieux intéressés, et ne l'ait, dans une
autre de ses capitales, confié à la garde du fameux Susinak, dieu des temples de Suse?
D'ailleurs, le texte môme du monument trahit assez qu'en ces temps, sous Manistu-irba,
l'Élam avait affaire au roi de Kis, comme à son suzerain. Ikrub-Ea, fils d'Ikilum, ancien (abi) de
la ville deNIM(ki) ne peut être un étranger, bien qu'il soit marqué comme Elamite (D. 12, 5).
Un dieu élamite apparaît aussi, fréquemment, dans la riche onomastique de l'Obélisque. Enna
Hum, A. 6, 1 1 ; A. 10, 14; UR-SAG (Qarrad)-Hum, D. 10, 1 ; Sumu Hum, D. 10, 9, sont des
noms dont le deuxième élément est certainement un dieu (et le dieu élamite Hum), comme il
résulte de noms analogues, Enna-Ea, D. 9, 15; Sumu ilu EN-ZU, C. 15, ult. (cf. Iti-Hum,
ZA., XII, 333 b, 3, Scheil, Listes onom.) et Iti-Êa, D. 11,9. Dès cette époque sans doute
des dieux comme Lagamal et Hum pénétrèrent dans le Panthéon babylonien. C'est ainsi
que Hum est assimilé dans R., III, 67, 29 a (restitution certaine), et R., III, 68, 17 c, au dieu
SUL-PA-UDDU1.
1. Cf. le vieux texte, Co. 3, Prov. Sippar, où apparaît bien le caractère élamite du mot Hum.
1 gi(f) > g'-
fsarru da]n-nu roi puissant,
[sarru] Kis roi de Kis,
pa-sis ili prêtre de Dieu,
5 . pa-te-si (an) EN-L1L 5 • patési de Bel,
sakkanak (ilu) A-MAL lieutenant d'A-MAL,
la-bi-in libitti Ie mouleur de briques,
lama ni-ti l'investisseur (de villes),
e-pis mal-ki ie créateur de princes,
,o. ^^L. ,~,Jf- A-a '0- à (an = ana) A-a
ka!-la-ti la fiancée
•^ « >SwT damede
2" Col. 2a CoL
1 . ma-am-man la iz-zi-za 1 • personne ne demeura,
la ka-da-a ni fut inactif! (ma)
nap-har um-ma-ni-ya la totalité de mon armée,
a-na se-na en deux parts
5. lu-u a-zu-uz 5. je divisais.
An-sa-an ki Ansan
u ^T al Hu-um-ki et les forces (êmuqu)de la ville de Hum
lu SAG-GIS-RA (= anâr) je brisais (mot à mot amhas qaqqadi)
lu e-be-el et dominais !
10. sarru An-sa-an-ki 10. le roi d'Ansan
u £:T al Hu-um-ki et les forces de la ville de Hum,
it-ti ir-bi avec les revenus
u ki-sa a-na et les présents vers
ma-ki
15. lu-u-se-si 15- )e fis sortir!
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
Manistu-irba, roi de Kis, a donc pu placer lui-même, à Suse, notre Obélisque.
Il faut conclure d'une manière analogue, pour les nombreux kudurru trouvés dans la même
ruine, appartenant tous à l'époque kassite, et se rapportant tous exclusivement à des propriétés
sises en Babylonie. L'un d'eux a été comme écaillé sur toute sa surface, à petits coups de marteau,
si bien qu'il n'en reste guère que quelques signes au commencement des colonnes, et des traces de
reliefs dans la partie supérieure; vestiges suffisants pour permettre de lui assigner la même
époque qu'aux autres kudurru. Pourquoi cette destruction, si déjà, par le fait d'un prétendu
transfert de Babylonie en Susiane, il était perdu pour l'intéressé? Qui pouvait y gagner ou y
perdre, tant chez les Élamites que chez les Babyloniens ? Il est vrai que le roi Melisïhu (voir plus
loin) dit dans son kudurru, III, 43 . . . 54.
Zakutu ali (ki)-su
ina TAG (na)-ru-a isturma
ina eli eqli-su
ana kudur darâti
izib
les franchises de son domaine
sur cette pierre il a écrites,
et sur son champ,
comme borne éternelle,
il a laissées.
Mais ce texte n'implique pas nécessairement, et pour tous les cas, la présence matérielle du
kudurru sur le champ dont il y est question. Nous en avons la preuve dans un autre kudurru,
celui de Nazimaruttas (voir plus loin, médaillons 1 et 2). Un premier exemplaire de la donation
rédigée sur argile, fut placé sous la garde du dieu :
isturma mahar ilisu usziz.
Cette terre cuite fut brisée par un écroulement de mur, et le texte fut reproduit sur la pierre
que nous possédons, et placé (au même endroit, devant les dieux).
La stèle de victoire de Naram-Sin (voir plus loin) suggère les mêmes réflexions générales.
Pourquoi ce grand roi et conquérant, qui a perpétué sa mémoire à Maradda(ki), à Sippar, à
Babylone, à Nipur, à Telloh, et beaucoup plus au nord dans le pays de Mardin et Diarbékir où le
relief de Constantinople fut trouvé (cf. Scheil, Rec. des Trav., XV, 62), pourquoi n'aurait-il pas
érigé cet imposant monument, dans le pays d'Élam conquis ou reconquis par lui, alors qu'à Suse
même, nous trouvons une brique de construction à son nom ?
Pourtant, ce monument même fournit une objection à l'encontre. Dans le texte anzanite,
en effet, nous croyons lire que Sutruk-Nahhunte trouva cette stèle, dans un lieu appelé
Si-ip-pir ou Sippara, et qu'il la transporta à Suse, pour la vouer au dieu In-Susinak. A première
vue, il semble donc que le lieu d'origine en fût Sippara, au royaume d'Aganê, au pays même
de Naram-Sin. Je n'en crois rien. Le texte anzanite ne paraît faire aucune allusion à une guerre ;
peut-être même, Sutruk-Nahhunte considérait-il Naram-Sin comme un ancêtre, ou du moins un
antique prédécesseur, dont il fallait honorer la mémoire, conserver et respecter les monuments.
Aussi bien, ne manquons-nous point de localités importantes désignées sous le nom de
Sippar; les plus connues sont : Sippar sa Samas, Sippar sa Anunit, en Babylonie; Sippar Amnanu
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
(Scheil, Nabon., IV, 29, 30) au pays probablement élamite ou limitrophe d'Élam, appelé
Amnanu.
Bien mieux, les briques de Kuk-Kirpias, deTemti Halki, et le texte deMutabil, sakkannak de
Dûr-ilu, (voir plus loin), mentionne un NIM-ma Si-par(ki) ou NIM-tim Si-par(ki) allant de
pair avec $usi(ki) et Susi Barasimki. Ne serait-ce pas dans cet Elam sipparénien, ou dans le
Sippar élamite, que Sutruk-Nahhunte aurait rencontré la stèle de Naram-Sin, avant de la
transporter à Suse, chef-lieu désormais unique du royaume?
En résumé, je n'ose me prononcer catégoriquement sur cette question de provenance.
OBÉLISQUE DE MAWSTU-IRBA
ROI DE KIS
Face A
Col. 1. Prologue résumant tout le document
1 ki
g1
.ki
5. . . . (9X 1080) + . . .40U 5GAN1 5. Champ de x+ (9X 1080) + . . .
4 ou 5 unités de superficie
Ma-an-is-tu irba Manistu-irba
sar roi
Kis de Kis
isîm a acheté.
Col. 2. 1 . ... GAN Col. 2. Une terre de x unités de su-
perficie,
sîm-su sa valeur
1. Sans ignorer le système de mesures agraires préconisé par M. Reisner, nous préférons suivre celui de
M. Oppert qui nous paraît plus plausible, en l'occurrence.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
SE GUR SAG GAL
sîmu
5 . i siqlu kaspi
i SE GUR SAG GAL
kasap-su
24 Ys sa ma-na 3 siqlu 1 ma-na
sihru kaspi
sîm GAN
10. 3 7s sa ma-na kaspi LAL 1
KUD (nO siqlu1
NIN Kl NIN GAN
1 su-ga-nu kaspi mas-ga-na-at
KI-LAL-B1 15 siqlu kaspi
1 subatu SU-UL A-PAL
I-ti ilu
màr La-mu-sa (ou LA MU-SA)
pân abarakki
1 subatu SU SE GA
»5
Col. 3.
10,
étant de x GUR de blé,
au prix
5 . de 1 sicle d'argent
par GUR de blé ;
(d'où) sa valeur en argent ;
24 mines y8l 3 sicles, 1 minette
d'argent,
prix du champ :
10. et 3 mines a/3 d'argent, moins
une fraction de sicle,
additionnellement au prix du
champ.
1 suganu d'argent 2
du poids de 15 sicles,
1 vêtement SU-UL A-PAL3.
(pour) Iti ilu,
fils de Lamusa',
chez Yabarak;
1 vêtement SU SE GA,
[5
Col. 3.
mu
1 subatu SU SE GA
Lam(u7)-gi-um
màr E-pi-ir MU-NÊ
1 subatu SU SE GA
E-pi-ir sal-lum {ou ilum ?)
mâr Is-tup (ilu) ÊN-ZU
SU-NIGIN (66) 1 su-ga-nu
kaspi mas-ga-na-at
5U-NIG1N 1 subatu SU-UL
A-PAL
mu
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Lamgium,
filsd'Epir MU-NÈ5;
1 vêtement SU SEGA,
(pour) Epir sallum,
fils d'Istup Sin6.
1 o . Total : 1 suganu d'argent . . .
Total : 1 vêtement SU-UL A-
PAL,
,. Les chiffres entre parenthèses se réfèrent à notre liste des signes de l'Obélisque publ.ée plus loin.
2 Kaspu masganat rappelle erû abbultum, erû maskanu, erû zuqaqipu de V, 27, 38 e.
, SU-UL = nasû A-PAL = data, naqû. S'agit-il d'un vêtement propre au travail d irrigation ?
! Lslgae ^ n'existe pas dans cl texte. N'y serait-il pas confondu .vec le signe W Oj™ m« -
Lanl-u, cf. Lamu-unl, A. ,8, ,9 et^m. Les deux signes ont dû être unfilet a 1 origine, cf. ^]V (ku us> - «*»
(Delitzsch, Enlsteh., p. 165, note).
5. Epir serait-il nom divin, cf. infr., 3, 7 ? Ou est-ce nBK=zanâ««?
6. Rac. epû ou P]Btt>; sens : féconder, faire abonder.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
SU-NIGIN 3 subatu SU SE GA
NIN BA GAN
i Su-ru-us (4)GI
i 5 . mâr I-ti ilu
qat La-mu-sa
pàn abarakki
i Is-tup (ilu) ÈN-ZU
Col. 4. 1 l-NÉ(ilu)ÊN-ZU
2 mâr Gal-zu daïan
mâr-mâr Su-mu Hum
Total : 3 vêtements SU SE GA,
en don pour le champ.
1 Surus GI.
15 . fils d'Iti ilu:
de chez Lamusa,
chez Vabarak;
1 Istup Sin
Col. 4. iI-NÊSin\
2 fils de Galzu-daïan,
petits-fils (ou gens) de Sumu-
Hum°.
5. SU-NIGIN 7 KAL
TIL-LU GAN
akalu kaspu
1 Ilu A-ha
màr Sal-lu-lu
10. rab-mâti
1 DIR-UM(SI + A-UM)
mâr La-mu-sa
pân abarakki
1 A-ar ili
1 5 . mâr Karib(97)-Ba-lum
ri'u
1 (ilu) ÊN-ZU AL-SU (irba)
5 . Total : 7 individus,
serfs du champ3,
avec nourriture et salaire.
1 Ilu Aha,
fils de Sallulu,
10. grand du pays ;
1 DIR-UM,
fils de Lamusa ;
chez Vabarak;
1 Aiar ili4,
15. fils de Karib-Balum \
le berger ;
1 Sin irba,
1. La lecture I-nè-Sin me paraît encore douteuse et I-bil possible. Cf. C. 4, 2, I-NÊ ZU-AP; que serait l'œil
de l'apzu ?
2. Cf. C. 1 1, 2, Sumu Êa ; C. 10, 9, Sumii GI ; C. 15, ult., Sumu-Sin. Hum est classé avec les dieux assyriens,
R., III, 67, 29 a ; R. , III, 68, 17 a. Cf. sup. p. 4.
3. TlL = asâbu, gamâru, Brunn., 1492, 1499; les deux valeurs mènent au sens de « serfs », celui qui est attaché
à la glèbe, celui qui la prépare pour la culture. Cf. R. II, 15, 30-31 c. d., istu kirâ ina zaqapi igdamru : « Après avoir
cultivé les vergers en les plantant. »
4. « Rejeton du dieu. »
5. Sub valeur de KA + SU (cf. Delitzsch, Handw., 350 b) dans SUB-SUB = luqinu, Brunn., 860, où il y a
sans doute KA -f- SU à restituer. L'emploi phonétique de Sub dans notre transcription est évidemment plus hypothé-
tique que la valeur idéographique, Brunn., 821-824, Karibu «prêtre », que nous employons ailleurs, lorsque suit un nom
divin, — et celle de « dieu Karibu », lorsqu'il prend lui-même la place occupée dans des passages analogues par des
noms divins. Rien de plus naturel que le nom de Karibu pour un nom de prêtre. Voir Muss.-Arn. WM 434 b. Quant
au dieu Karibi, il existait réellement (Peiser, Babyl. Vertr. (ilu) Ka-rib, XXVIII, 7 ; (ilu) Ka-ri-bi, LXIII, 2). — Balum
est le dieu NU-ME-A. R. II, 49, 33. Cf. infr., D. 10, 13.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
màr A-ar ili
pân Karib(97)-Ba-lum
20. 1 UT IS (Tam-mil ?)
1 ZU-ZU (= Emqu)
Col. 5. 2 màr Is-tup (ilu) EN-ZU
mâr-mârGir(6)-raimhas(=RA)
1 A-ma (ilu) ÊN-ZU
mâr Ga-zu-a-lum
5 . pân Sal-lu-lu
1 Ilu A-zu
màr A-si-gu-ru-tu
1 Karlb (97) (ilu) Da-gan
mâr Al-la-la
10. 1 Gir(5)-zu-ni
mâr ME-SI(?)(i^)i-lum
fils d'Aiar ili,
chez Karib-Balum ;
20. 1 UT-IS,
1 ZU-ZU,
Col. 5. 2 fils d'Istup Sin,
petits-fils de Girra initias'.
1 Ama Sin2
fils de Gazualum,
5 . chez Sallulu.
1 Ilu Azu,
fils d'Asigurutu3 ;
1 Karib Dagan,
fils d'Allala;
10. 1 Girzuni
filsdeME-SI(?)ilum\
SU-NIGIN 10 KAL
ah TIL LU GAN
15. SU-NIGIN SU-NIGIN 20-3
KAL
mâr-mâr ME-ZI-ZI
(4Xi8o) + 5+i8+uGAN
sim-su
(4x6oo)+( 5x60)4-30+6+75+7»
SE GUR SAG GAL
20. sîmu
Col. 6. 1 siqlu kaspi
1 SE GUR SAG GAL
kasap-su
Total : 10 individus,
associés aux serfs.
1 5 . Total des totaux : 20 moins 3
individus,
gens de ME-ZI-ZI
Champ de 821 unités de su-
perficie,
sa valeur (étant de)
2736 V. V. GUR de blé,
20. au prix
Col. 6. de 1 sicle d'argent
par GUR de blé ;
(d'où) sa valeur en argent :
!. RA est évidemment à lire lapàtu, mahâsu, sabâtu, d'où Girra imhas, conformément aux attributions de ce
dieu. Qu'on se rappelle R. IV, 35,7, Is ^^ Gir-ra, où il faut lire Is-qis Girra. ^^ a non seulement la valeur qas,
mais aussi celle de qis, comme il ressort de Asurn., I, 96, u-rak- £Z^ où il faut le prétérit urakkis et non urakkas,
comme fait l'éditeur de la KB. Delitzsch lit usalbi (rD1?); l'isolement de cet exemple permet de contester que sa lecture
soit certaine. Cf. GES-TIN= J^K composé de ^ et de ^K.
2. Cf. ZA., XII, 337, Scheil, idem.
3. L'original a plutôt Abagurutu.
4. Cf. SI-TUK =palhn, Brunn., 4217; ME-SI-TUK-ZU = ardu palhu, ibid., 10415. Ou bien le deuxième signe
est-il DE? Cf. Scheil, Rec. de signes, nos 46 et 71. On le retrouve Cyl. Gud.. A. 20, 16; 28, ti, 24, et Hilpr., OBI., I,
pi. phot, VII, col. 3, 13.
10
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
Col.
45 72 ma-na 6 siqlu 2 ma-na
sihru kaspi
5 . si m G AN
7 ma-na LAL 9, 1 KUD siqlu
kaspi
NINKININGAN
1 su-ga-nu kaspi mas-ga-na-at
KI-LAL-BI 1 5 siqlu kaspi
10. 1 subatu SU-UL A-PAL
Ên-na Hum
AB + AS(M3)ali
Dûr-(ilu) ÈN-ZU(ki)
mâr I-mi (ilu) ÊN-ZU
15. 1 subatu SU SE G A
Su-ni-um
mâr Gir(5)-zu-ni
IS
1 subatu SU SE GA
20. Gir(?)-zu-ni
mâr Is-tup ilu
1 subatu SU SE GA
ZU-ZU
mâr A-ar E-a
Col.
45 mines et l/s, 6sicles, 2 minettes
d'argent,
5. prix du champ;
et 7 mines, moins 9 sicles et une
fraction de sicle,
additionnellement au prix du
champ.
1 suganu d'argent
du poids de 1 5 sicles ;
10. 1 vêtement SU-UL A-PAL,
(pour) Enna-Hum ',
ancien2 de la ville
de Dûr-Sin,
fils d'Imi Sin ;
15. 1 vêtement SU SE GA,
(pour) Sunium,
fils de Girzuni,
fonctionnaire IS;
1 vêtement SU SE GA
20. (pour) Girzuni
fils d'Istup ilu,
1 vêtement SU SE GA,
(pour) ZU-ZU,
fils d'Aiar Êa.
5. SU-NIGIN 1 su-ga-nu kaspi
mas-ga-na-at
SU-NIGIN 1 subatu SU-UL A-
PAL
SU-NIGIN 3 subatu SU SE GA
NIN BA GAN
1 I-li KAL
10. 1 I-mi (ilu) EN ZU
2 mâr En-na Hum
5. Total: 1 suganu d'argent
10
Total : 1 vêtement SU-UL A-
PAL,
Total : 3 vêtements SU SE GA,
en don pour le champ.
1 Ili KAL,
1 Imi Sin,
2 fils de Ênna-Hum,
1. Ennâ-Hum est un nom comme Ennê-Istar (roi de Kis), OBI., II, t. 104, ç, 6, et quant au sens, une sorte
d'invocation.
2. Signe AB renfermant le signe AS; s'est peut-être perpétué sous la forme simple AB qui a la valeur abu ou
sîbn « ancien », si bien adapté à ces textes. Cf. D. 12, 4, a-bi ali NIM(ki). Il y a i° les anciens de telle ou telle ville;
20 les anciens sine addito, témoins ou arbitres dans la vente, et enfin 3» les anciens du champ, qui paraissent en être
les propriétaires.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
1 1
15
AB + AS('4?)ali
Dur (ilu) ÊN-ZU (ki)
1 (ilu) ÈN-ZU a-ar
mâr A-ar È-a
1 I-li sa-tus
mâr Du-da-tus (182)
1 I-nin ME-SUM
mâr Dam-ba-ba
20
Col. 8.
>5
ancien de la ville
de Dûr-Sin ;
1 Sin aiar,
fils d'Aiar Êa;
1 Ili satus,
fils de Dudatus;
1 Inin ME-SUM,
fils de Dambaba;
20.
SU-NIGIN 10- 1 KAL
TIL-LU GAN
akalu kaspu
mâr-mâr SI-SA(9i)-NI
5. (4xi8)+iGAN
sîm-su
(4x6o) + 3 + V.+V. SEGUR
SAG GAL
simu
1 siqlu kaspi
10. 1 SEGUR SAG GAL
kasap-su
4 ma-na kaspi 3 siqlu 1 ma-na
sihru
sîm GAN
Y, ma-na 6 i KUD siqlu kaspi
15. NIN Kl NIN GAN
1 subatu SU SE GA
Ilu ba-ni
mâr Ra-bè ilu
pân La-mu -um
20. sangu (173) (ilu) ZA-MAL-MAL
1 subatu SU SE GA
Karibu sa MA-MA
Col. 8. Total: 10 moins 1 individus,
serfs du champ,
(avec) nourriture et salaire.
GensdeSI-SA-NI.
5 . Une terre de 73 unités de su-
perficie,
sa valeur étant
de243GUR2/5 + y3„debIé,
au prix de
1 sicle d'argent,
10. leGURdeblé,
(d'où) sa valeur en argent :
4 mines d'argent, 3 sicles, 1 mi-
nette
prix du champ;
et y, mine 6 sicles, et 1 fraction,
15. additionnellement au prix du
champ.
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Ilu bani,
fils de Rabê ilu '
chez Lamum,
20 . prêtre de ZA-MAL-MAL8 ;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Karibu sa MA-MA \
1. Rabê si fréquent n'est-il pas à lireRa-am; cf. S-^H et ÎXJS&H.-
2. ZA-MAL-MAL, dieu de Kis, R. II, 61, 52.
3. MA-MA, nom divin, R. III, 67, 14 c.
12
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
Col. 9. mâr Ur (ilu) NIN-KAR (-°7) Col. 9.
SU-NIGIN 2 subatuâUSEGA
NIN BA GAN
5. SU-NIGIN 2 KAL 5.
TIL-LU GAN
akâlu kaspu
mâr mâr La-mu-um
sangu (.73) (ilu) ZA-MAL-MAL
10. 10.
SU-NIGIN io8o+i8o+(i8x4)
+ 1 GAN
GAN GUR (?5)
iltanu
Si-lu-ga ali UD
1 5 . GAN GUR
amurru
La-mu-um
GAN LUGAL
GAN GUR
20. sadû
nâr Diglat (46)
GAN GUR
sûtu(IM-HU + SI)
En-bu ili
25. SU-NIN
10. GAN Ba-az-ki Col. 10.
fils de Ur (ilu) NIN-KAR.
Total : 2 vêtements SU SE GA,
en don pour le champ.
Total : 2 individus,
serfs du champ,
avec nourriture et salaire :
gens de Lamum,
prêtre de ZA-MAL-MAL.
Col
Total (de tout ce qui précède) :
1333 unités de superficie
mesuré (ou limité)
au nord '
(par) le siluga* de la ville de UD ;
1 5 . mesuré
à l'ouest
par Lamum
et le champ du roi ;
mesuré
20. à l'est
par le Tigre ;
mesuré
au sud'
par En-bu-ili
25. SU-NIN.
Canton de Baz-(ki)3
1 Du-da-tus
màr Ur-NIN
5 . Kis-ki
1 Dudatus,
fils d'Ur-NIN,
5. de la ville de Kis ;
1. A noter les vieilles formes pour indiquer le nord et le sud. Pour HU + SI, le vieux texte de Sippar du Musée
de Constantinople a HU-MÂ (cf. Scheil, Rec, XXII, 29, texte OBI., pi. phot. VI et VII, passim).
2. Sduga ne signifierait-il pas ici les environs de la ville de UD, la partie campagne par opposition à la ville
proprement dite? Silakku rentre dans le même ordre d'idées (Del. HWB), est un synonyme de alu ; et le sens
s'adapterait bien au texte suivant : ana nâri u bûri lu atmâ ana sert kakki u silakki atmà. « J'ai invoqué le fleuve et la
fontaine, j'ai invoqué le champ d'armes (?) et la campagne habitée » (Sm., 949, obv. 34).
3. Baz(ki), R. V, 34, II, 30; Nabuch., Grotef., II, 48. Ê-dur-gi-na, temple de Bêl-sarbi, dieu de Baz.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
'3
i (ilu) ÊN-ZU is-sap
i Sal-la-la
i Gimil i-li-su
3 mâr ZU-ZU
10. pân A-ar E-a
i Du-da-tus
mâr Sal-la-la
MU
pân Ên-na Hum
15. AB + AS (i4î)ali
Dûr(ilu) ÊN-ZU(ki)
25
Col. ii,
10
10.
l5
SU-NIGIN 5 KAL
AB + AS AB + AS (ni) GAN
20. (3x60) +10 KAL
mâr mâr
Dûr(ilu ÊN-ZU(ki)
akâlu usakal (98)
1 A-li a-hu
mâr NI-BA URU IM
ah sarri
1 ZU-ZU
dup-sar
SU-AB
mâr La-mu-um
1 SIT(m6)-ZI
ummanu
dup-sar
1 (ilu) Ma-lik napistu irba (IN-
ZU)
mâr I-da ili1
rab-sukkalli (58)
iMA-MASER(io5)SU
mâr NA-NI
sakkannaki
Col. 11
1 Sin issap ;
1 Sallala;
1 Gimil ilisu;
3 fils de ZU-ZU,
chez Aiar Ea ;
1 Dudatus,
fils de Sallala,
MU,
chez Enna-Hum,
ancien de la ville
de Dûr-Sin.
Total : 5 individus
des anciens du champ ;
20. (et) 190 individus,
gens
de la ville de Dûr-Sin,
il nourrira.
10.
1 Aliahu,
fils de NI-BA URU IM,
frère du roi ;
1 ZU-ZU,
scribe,
SU-AB,
fils de Lamum ;
1 SIT-ZI,
artiste,
scribe ;
1 (ilu) Malik-napistu irba,
fils de Ida ili,
grand sukkal;
1 MAMA SER SU (kisru irba),
fils de NA-NI,
le prince ;
1. Cf. B. 4, 42, avec il, (77).
M
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
15. 1 Gimil (ilu) Da-gan
mâr Bel i-li
pân Na-zi-tim
sabrû (30) bîti
1 Is-ga-lum
20. mâr Sa-ni
1 Bil-su ZID(>78)ib-nim
1 E-a ra-bê
2 mâr A-hu HU
pân Al-lu-lu
25 . 1 In su-mi-su da-nu
Col. 12. mâr Is-a-lum
pân gallî (TE LAL) rabî
1 Karibu sa i-li
mâr Bc-li GI
5 . sakkannak
amil GIS TI
1 Ut-ti-ru
1 Sar-ru GI i-li
2 mâr Pal-GA
10. pânNAR (ko) (ou LUL)
1 I-li sar-ru
mâr I-ti SE
sakkannak
amil GIS GID DA
15. 1 Il-su irba
mâr MU-MU
gallabi (SU-I)
pân Al-lu-lu
1 A-GIS-BIL(?.)-KAL
20. 1 Dûr-su-nu
2 mâr Su-ru-us GI
pân Asaridu (KUR-SIS)
pa-te-si
15. 1 Gimil Dagan,
fils de Bel ili,
chez Nazitim,
le voyant du temple ;
1 Isgalum,
20. fils de Sani ;
1 Bil-su ZID ibnim ;
1 Êa rabê ;
2filsdeAhuHU'
chez Allulu;
25 . 1 In sumisu danu,
Col. 12. fils de Isalum,
chez le guerrier chef;
1 Karibu sa ili,
fils de Bêli GI (kînu),
5 . le chef,
des citoyens GIS TI ;
1 Uttiru
1 Sarru GI ili ;
2 fils de Pal-GA',
10. chez le NAR3
Ili sarru,
filsd'ItiSE4,
le chef,
des citoyens GIS GID DAB;
1 5 . Ilsu irba,
fils de MU MU,
le tondeur,
chez Allulu ;
A-GIS-BIL-KAL,
20. Dûrsunu,
2 fils de Surus-GI,
chez Asaridu,
le patési,
1. Cf. A. 15, 8; n, 23, MA-MAHU.
2. Cf. A. 15, 12, Pal Ê-a. GA est nom divin par analogie.
3. Cf. le ^1*" £l^ ^pjS: des palais royaux d'Assyrie.
4. SE, nom divin par analogie, c'est-à-dire Nabû. Cf. Scheil, ZA. XII, 341, JJ»~\ *~>Ç- SE et Brunn., 4416.
5. « Aux longs bois » (lances ?)
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
'5
GIS-UH (m?) (ki)
25. 1 I-zi-ir qul('58)-la-zi-in
Col. 13. mâr Gimil i-li
QA SU GAB
1 U(i)-za-si-na-at (Bel... ?)
màr Ki-ti-ti (ou Ki-ti TI)
5 . 1 GIS KU GA SU AL SI-IN
mâr Tam-ma
1 Ur(ilu)SIR(74)
mâr LUGAL KU-LI (ibru)
1 Zi-gur MU-NÈ
10. mâr I-li a-hi
pân galli rabî
1 MA-MASER(.65) SU
mâr Ra-bê ilu
pân Sal-la-la
1 5 . 1 MU-MU
mâr Ur-Marad-da
1 Ên-bu ili
mâr Du-da-tus
pân rab-sukkal-li
20. 1 Gal-zu daïan
mâr I-ti NAP {ou Bel)
Ud-kib-nun(ki)
iU(oMBèl)GI§BIL(5i)GAZU
mâr Gir-ru-su
25 . amil SI
Col. 14. 1 SA (9.) NAQAR(49)
mâr NI SI SI
nu-tur SA(54)-NA-É (ou sa
NA-É)
1 KAL i-li
5 . mâr Gir-é (ilu) Ma-lik
pân MASKIM(-38)-GÈ
1 URU KA GI-NA
deGISUH(ki');
25. Izîr qullazin2,
Col. 13. fils de Gimil ili
QASUGAB;
Uzasinat,
fils de Kititi;
5. GISKUGASUALSIN,
fils de Tam-ma;
Ur(ilu)SIR,
fils de LUGAL KU-LI3;
Zigur MU-NÊ,
10. fils de Ili ahi,
chez le guerrier-chef;
MAMA SER SU, (kisru irba)
fils de Rabè ilu,
chez Sallala;
15. MU-MU,
fils deUrMaradda;
Ênbu ili,
fils de Dudatus,
chez le grand sukkal;
20. Gai zu daïan,
fils de Iti NAP (Bel)4.
de Sippar;
UGISBILGAZU,
fils de Girrusu,
25. le veilleur (?) ;
Col. 14. SANAQAR,
fils de NI SI SI,
préposé aux ;
v
KAL ili,
fils de Giré Malik,
chez le ;
URU KA GI-NA,
r. Pour l'identification de GIS-UH-(ki) avec le Djokha actuel, voir Scheil, Recueil de Trav., XIX, p. 62. et
XXI, p. 125.
2. « Il a haï leur crime (?) »
3. Brunn., 10579.
4. Brunn., 3851.
i6
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
Col. 15.
mâr ÊN-GIL(im)-SA
pa-te-si
10. Sir-pur-la-(ki)
1 Da-num
mâr Is-qu ili
rab-mâti
1 I-sub(97)-lum
1 5 . mâr Il-su ra-bê
pa-te-si
Ba-si-me-ki
1 La-ni
mâr Is-mâ GA
20. pânArURUIM
1 Sal-lu-lu
mâr Ik-ru-ub ilu
pân A-gu-tim
1 Ga-ni i-li
mâr La-mu-sa
TIG-GAB-A-KI (Kutha)
1 I-li sa-tus
mâr SU-DA-TI
1 Iq-su zi-na-at
mâr I-si-me
nu-tur AB + ASAB + AS(.43)
5 . 1 Bel (1) bi-in sar ali
mâr UR UR
pân rab sukkal-Ii
1 MA-MA HU
mâr I-NÊ-NÊ
10. nu-tur SA(54)-NA-Ë
1 Bel (i) bi-in sar ali
mâr Pal E-a
25
fils d'ÊN-GIL-SA,
patesi
10. de Sirpurla;
Danum,
fils d'Isqu ili,
grand du pays;
Isublum.
15 . fils de Ilsu rabè,
patesi
de Basimeki;
Lani,
filsd'IsmâGA'
20. chezAr URUIM;
Sallulu,
fils d'Ikrub ilu,
chez Agutim;
Gani ili,
25. filsdeLamusa,
de Kutha;
Ili satus,
Col. 15. fils de SU-DA-TI2;
Iqsu zinat,
fils de Isime,
préposé aux anciens;
5. Bel bin sar ali3,
filsdeURUR,
chez le sukkal-chef;
MA-MA HU,
fils de I-NÊ-NÊ,
10. préposé aux ;
Bel bin sar ali3,
fils de Pal Êa,
1. GA, nom divin par analogie. Cf. I§mâ->-»f-, B. 2, 5. Cf. A. 12, 9, Pal-GA et Pal Êa, A. 15, 12.
2. Nom rappelant celui du père de Sargani sar ali, DA-TI Bel, que je ne puis lire comme Hilprecht, hù-(ti) Bel.
OBI., pi. II, 2. Ce serait plutôt imhur Bel.
3. Bel donne (imper.) ou a donné le roi de la ville, « J"3. Bin Gani sar ali », donne, ô dieu Gani, le roi de la ville.
Gani peut être, en effet, un nom divin. Cf. A. 14, 24, Gani ili, et B. 5, 13, Ilu Ga-ni. Même explication pour Sar(ixv),
Gani sar ali : « Éclaire, ô Gani, le roi de la cité. » Remarquez que les deux sar ont un signe différent l'un de l'autre.
Le style des omina : LUGAL-GINA et sarru-kînu, est de fabrique postérieure et tronque le nom. R. V. 41, 29 a-b,
sar-ga-nu= dannu serait un mot différent.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
'7
15
25
Col. 16.
Gir-da-ni-(ki)
1 A-hu tàbu (HI)
mâr Su-nu-nu
pân Ha-lum
1 Su-nu-nu
mâr Ilu KAL
sangu (123) (ilu) A-MAL
20. I-NÊURU-(ki)
1 Du-da-tus
mâr I-su ilu
mâr mâr A-hu HU
Da-mi-gi-(ki)
1 Sar-ru i-li
mâr Sar-ru Dûri
sa'ilu
1 I-li A-hi
mâr Ilu A-ha
1 Da-qu
mâr Gir-zu-ni
1 MU-SA GIR-su-nu
mâr Da-da-lum
dup-sar
1 NA NE UM
mâr I-ti TI
10. Da-mi-gi-(ki)
in Dan-ni uru is-tim
1 Tu-li-da-da-nam
mâr I-li-ni
pân MU-NA
S
15
de Girdani(ki);
Ahu tâbu,
15. fils de Sununu,
chez Halum;
Sununu
flls de Ilu KAL,
prêtre du dieu A-MAL,
20. àl-NÊ URU (ki);
Dudatus,
fils d'Isu ilu,
petit-fils de Ahu HU,
à Damigi(ki) ;
25 . Sarru ili,
fils de Sarru Dûri,
le prêtre ;
Col. 16. Ui Ahi,
filsd'Ilu Aha;
Daqu,
fils de Girzuni ;
5. MU-SA GIR-sunu,
fils de Dadalum,
scribe ;
NA NE UM,
filsdeltiTI',
10. à Damigi(ki),
dans le district de .Danni uru
istim ;
Tulidadanam,
fils d'Ilini,
chez MU-NA.
SU-NIGIN 50-1 mâr mâr
A-ga-nê-(ki)
AB + AS AB + AS(M3)GAN
!5-
Total : 50 moins 1 , gens
d'Aganê,
anciens du champ.
20. G AN Ba-az-(ki)
20. Canton de Baz(ki),
r. TI, nom divin par analogie, cf. Scheil, ZA. XII, 336 b., JH "*f ^V^ans l'Obéi., passim, Ili Êa, lli
Nabû, Iti ilu.
i8
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
25
in Dûr(ilu) EN ZU-(ki)
Ma-an-is-tu irba
sar
Kis
isîm
Face B
25
dans le district de Dur Sin(ki)
Manistu-irba
roi
de Kis*,
a acheté.
Col. i,
mâr tum
li
Col. 2.
, . . kaspi
KI-LAL-BI . . . siqlu kaspi
i subatu SU- UL A-PAL
5. Saq-qul('58)-lum
1 subatu SU SE GA
A-hu MU-NÊ
1 subatu SU SE GA
SUB SUB (97)
10. [3] mâr Ê-a ra-bê
1 subatu SU SE GA
Nanâ AL-SU (irba)
mâr Is-tu-tu '
4 mâr mâr pân A-zub(97)Hum
1 subatu SU SE GA
5 . Is-mâ ilu
1 subatu SU SE GA
I-ti ilu
dup-sar
2 mâr Ilu QAR (49)
10. 1 subatu SU SE GA
Ê-a TIG (i4«)
mâr Is-tu-tu
Col. 1. fils de tum,
un d'argent,
du poids de x sicles ;
1 vêtement SU-UL A-PAL
5. (pour) Saqqullum ;
1 vêtement §U SE GA
(pour) Ahu MU-NÊ;
1 vêtement SU SE GA
pour SUB-SUB;
10. 3 fils d'Êa-rabê ;
1 vêtement SU SE GA
Col. 2. (pour) Nanâ irba
fils d'Istutu ' ;
4 petits-fils (ou gens) de chez
Azub Hum 3;
1 vêtement SU SE GA
5 . (pour) Ismâ ilu ;
1 vêtement SU SE GA
pour Iti ilu,
scribe ;
2 fils d'Ilu QAR;
10. 1 vêtement SU SE GA,
(pour) Êa-TIG
fils d'Istutu';
1. Impossible de ne pas relever, à la fin de cette première partie de l'inscription, que le nom de Kis, quand il
s'agit de la ville bien strictement, est suivi de (/a), au lieu que dans le titre royal où on veut désigner vaguement
tout le royaume, ce déterminatif manque. Les Assyriens écrivaient indifféremment mât Assur et mât Assur{ki). Les pré-
déterminatifs mât, alu ne sont pas employés dans notre Obélisque.
2. Le rapprochement de E-pi-ir i-lum A. 3, 7 et de TU-TU C. 3, 10 rend ici une lecture Epir TUTU plausible.
3. Notre lecture ressort de OBI, I, pi. VII, col. VI, 14, A-zub i-lum. Il faut donc rendre aussi plus haut A. 14, 14
hub Hum.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
19
Col. 3. 1 subatu SU SE GA Col. 3.
Gir-zu-ni
mâr La-mu-um
4 mâr mâr Da-tum
5. 1 subatu SU SE GA
Karibu sa (ilu) ZA-MAL-MAL
mâr MU-MU
mâr mâr Gir-am (ilu) Ma-lik
1 subatu SU SE GA
10. NU-RA
amat ili
marat Karibu sa NU-NI
mâr mâr BU-IM
Col. 4. xMÂ-DU-DU Col. 4.
SU-NIGIN 2 ki-li-lum kaspi
' SU-NIGIN 2 subati SU-UL A-
PAL
5. SU-NIGIN 10- 1 subati SU SE
GA
NIN BA GAN
SU-NIGIN 11 KAL
TIL LU GAN
akâlu kaspu
10. 1 SU AD-MU (ou Gimil abiya)
mâr La-mu-um
1 I-da il (77)
1 Su-ru-us GI
2 mâr Il-su QAR (49)
15. 1 Zi-ra
Col. 5. mâr Ilu KAL Col. 5.
1 A-da-da
mâr Il-ka ME-IR
3 + 2 mâr mâr Da-tum
1 vêtement SU SE GA
(pour Girzuni,
fils de Lamum ;
4 petits-fils (ou gens) de Datum.
5 . 1 vêtement SU SE GA
(pour) Karibu sa (ilu) ZA-MAL-
MAL,
fils de MU-MU,
petit-fils de Giram (ilu) Malik ;
1 vêtement SU SE GA,
10. (pour) NU-RA,
servante du dieu,
fille de Karibu sa NU-NI,
petite-fille de BU-IM,
nautonier.
Total : 2 kililum (ronds) d'ar-
gent,
Total : 2 vêtements SU-UL A-
PAL,
5 . Total : 10 moins 1 vêtements SU
SEGA,
en don pour le champ.
Total : 1 1 individus,
serfs du champ,
avec nourriture et salaire.
10. SU AD-MU
fils de Lamum,
Ida il',
Surus GI,
2 fils d*Il-su QAR;
1 5 . Zira,
filsd'Ilu KAL;
Adada,
fils d'Ilka ME-IR';
5 petits-fils (ou gens) de Datum :
1. Le même nom est écrit A, 1 1, 10 Ida- >-J\-. Ce dernier signe permute quelquefois dans notre inscription avec
le signe £z£^:TT et v, v. Voir les noms Dur il et Apra il.
2. a Ton dieu est Adad. »
20
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
Col. 6.
Col.
5 . Gimil Nanâ
mâr ME sa-lim
mâr mâr KA-KA
i Ilu A-zu
mâr I-zu-bu
io. 1 Karibu (97) sa Il(77)-la
mâr Ur(ilu) NIN-KAR
2 mâr mâr A-zub(97)Hum
1 Ilu Ga-ni
mâr Sal-lu-lu
1 5 . mâr mâr Gir-am (ilu) Ma-lik
SU-NIGIN 10- 1 KAL
ah TIL-LU GAN
5. GAN GUR (35)
iltanu
mâr mâr KU-KU
GAN GUR
sûtu
10. sa-ad Gu-ni-zi
GAN GUR
sadû
ME sa-lim
mâr sarri
15. GAN GUR
amurru
BAR-(ki)
GAN Ba-ra-az edin (196) -(ki)
in Kis-(ki)
Col. 6.
Col.
5 . Gimil Nanâ,
fils de ME salim,
petit-fils de KA-KA;
Ilu Azu,
filsd'Izubu;
10. Karibu sa Illa',
fils d'Ur(ilu) NIN-KAR;
2 petits-fils d'A-zub Hum;
Ilu Gani,
fils de Sallulu,
15. petit-fils de Giram (ilu)Malik.
Total : 10 moins 1 individus,
associés des serfs.
5. mesuré (ou limité)
au Nord :
(par) les gens de KU-KU ;
mesuré
au Sud
10. (par) le montGunizi;
mesuré
à l'Est
(par) ME salim 2
fils du roi;
15. mesuré
à l'Ouest
par la ville de BAR(ki);
Canton de Baraz edin(ki),
dans le district de Kis.
60 + 20 mâr mâr
Kis-(ki)
5 . in Ga-za-lu-(ki)
akalu usakal
60+20 gens
de Kis,
5 . dans Gazalu(ki)
il nourrira.
1 . Nom divin, par analogie.
2. Cf. C. 10-23. Salim Ahu. Ahu peut être nom divin. C. 17, 3. Ahu is-sap. B. 1, 7. Ahu MU-NE.
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
(La suite comme A. 10 penult. à A. 16 conclusion excl.)
Col. 14. Conclusion : Col. 14.
19. GANBa-ra-az-edin(i0)-(ki)
20. in Kis-(ki)
2 1 . Ma-an-is-tu irba
22. sarru
23. Kis
24. isîm
19. Canton de Baraz edin(ki)
20. dans le district de Kis.
21 . Alanistu-irba
22. roi
23. de Kis,
2,1 . a acheté
Face C
Col. 1,
Col. 2.
Col. 3.
...GAN
[sim] su
... [x SE]x 3600 (i85) [GUR
S]AG GAL
simu
5. [1 siqlu] kaspi
[1 SE] GUR [SAG] GAL
1 (erû) pa-da-ru-um siparri
simu 1 GIS-KU (175)
5 siqlu kaspi
kasap-su-nu
5. 1 ma-na kaspi LAL 5 siqlu
3 SAB IMÊR
simu
.an
KI-LAL-BI y, sa kaspi
1 (erû) HA-ZI siparrî
1 subatu SU-UL A-PAL
ZU-ZU
5 . mâr Ur-Marad-(72)da
mâr-mâr I-ki-lum
Col. 1
Col.
Col. 3.
Champ de.r unités de superficie,
sa valeur
étant de x GUR de blé,
au prix
5 . de 1 sicle d'argent
le GUR de blé.
1 padarum de cuivre,
au prix, chaque instrument ',
de 5 sicles d'argent.
Leur valeur
5. est doncde 1 minemoins 5 sicles.
3X4 ânes '
au prix de
Son poids est de '/a ^e mine
d'argent,
1 HA-ZI de cuivre,
1 vêtement SU-UL A-PAL,
(pour) ZU-ZU,
5. fils d'Ur-Marad-da,
petit-fils d'Ikilum,
1. Comme il ressort du calcul fait sur un passage analogue complet (C col. 8, 1 1 à 18), GIS-KU ne peut avoir ici
que le sens d'outil en général.
2. C'est par le calcul aussi qu'on arrive à conclure de C,' col. 8, 18 à 25, que SAB équivaut à un groupe de quatre.
23
OBÉLISQUE DE MAN1STU-IRBA
Col. 4.
Col. 5.
IO.
10.
pa-te-si
KISLAH-(ki)
1 subatu SU-UL A-PAL
TU-TU
g»
1 subatu SU-UL A-PAL
I-NÊ ZU-AP
mârUr SIT('46)-an-ni
1 subatu SU-UL A-PAL
Ti-ru-um
mâr A-da-na-ah
mâr mâr I-ti Ê-a
1 subatu SU SE GA
AMAR (7») URU URU
1 subatu SU SE GA
Be-li sa-tu
mâr ZU-ZU
mâr mâr Ur Marad-da
[pân I-k]i-lum
1 subatu SU SE GA
I-li A-hi
2 mâr A-hu MU-NÊ
mâr mâr Is-tup Ilu
5 . pân Ê A-A
1 subatu SU SE GA
Ra-bè Ilu
mâr Karibu (97) sa E-a
1 subatu SU SE GA
10. Ga-at-lum (ou Qat Hum)1
1 subatu SU SE GA
DAR(29)-MA SIB (40)
1 subatu SU SE GA
Be-li ba-ni
15. 3 mâr Ur ZU-AP
Col.
Col. 5.
10.
10.
10.
patesi
de KISLAH (ki) ;
1 vêtement SU-UL A-PAL
(pour) TUTU,
1 vêtement SU-UL A-PAL,
(pour) I-NÊ apzu,
fils d'Ur SIT-anni;
1 vêtement SU-UL A-PAL,
(pour) Tirum,
fils d'Adanah,
petit-fils d'Iti Êa;
1 vêtement SU SEGA,
(pour)AMAR URU URU ;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Beli satu,
filsdeZUZU,
petit-fils d'Ur Maradda,
chez Ikilum;
*5
1 vêtement SU SEGA,
pour Ili Ahi,
2 fils d'Ahu MU-NÊ,
petits-fils (ou gens) d'Istup Ilu,
chez Ê A-A; (ou dans le temple
d'AA)
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Rabê Ilu,
fils de Karibu sa Êa ;
1 vêtement SU SE GA
(pour) Gatlum
1 vêtement SU SE GA
(pour) DAR-MASIB2;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Beli bani;
3 fils d'Ur apzu,
i. Cf. A/4, 3 et la note.
2. DAR-MA, nom divin par analogie. Cf. D. 10, 4, DAR-MA ba-ni; ou faut-il lire SU-MA...?
OBÉLISQUE DE MANISTU-1RBA
23
mâr mâr Il-su la-ba
1 subatu SU SE GA
... ni
. . . [l]a-ba
Col. 6. I-ki-lum
1 subatu SU SE GA
A-hu HU
2 mâr Is-mâ ilu
5. 1 subatu SU SEGA
Gal-zu
mar UR-SAG UD-KIB-NUN
-(ki)
1 subatu SU SE GA
DUP-SI-GA
10. 1 subatu SU SE GA
Gimil i-li
2 mâr Gal-zu
mâr-mâr UR-SAG UD-KIB-
NUN-(ki)
5 mâr mâr
1 5 . SIT(m6)-NA-AT (ou Sitnat)
1 subatu SU SE GA
DUP-SI-GA
mâr I-ki-lum
mâr mâr Ur NIN
20. 1 subatu SU SEGA
Ma-la NI-SU (ou Mala irba)
mâr DUP-SI-GA
[mâr] mâr I-ki-lum
... A-a
Col. 7. 1 subatu SU SE GA
ME SIS SIS
mâr Bara(63)gi-si
mâr mâr Ur (ilu) ÊN-LIL
petits-fils de Ilsu laba1;
1 vêtement SU SEGA,
... ni,
... laba,
Col. 6. (pour) Ikilum;
1 vêtement SU SEGA,
(pour) Ahu HU,
2 fils d'Ismâ ilu;
5. 1 vêtement SU SE GA,
(pour) Galzu,
fils de Qarrad Sippar(ki) ;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) DUP-SI-GA ;
10. 1 vêtement SU SE GA,
(pour) Gimil ili;
2 fils de Galzu,
petits-fils de Qarrad Sippar(ki;
5 gens
15. deSIT-NA-AT.
1 vêtement SU SE GA
(pour) DUP SI GA,
fils d'Ikilum,
petit-fils d'Ur NIN;
20. 1 vêtement SU SE GA,
pour Mala NI-SU,
fils de DUP-SI-GA,
petit-fils d'Ikilum;
(dans le temple) d'A-a;
Col. 7. 1 vêtement SU SE GA,
(pour) ME SIS SIS,
fils de Bara gi-si,
petit-fils d'Ur (ilu) Bel.
S
5'
SU-NIGIN 1 SAB IMÊR +
BAR + AN
Total : 1x4 ânes,
1. A rapprocher de ce nom, La-ba- »~«Jf-, fréquent à la même époque.
24
OBELISQUE DE MANISTU-IRBA
Col. 8.
SU-NIGIN i GIS TUL (.74)
GAR («87) SU
SU-NIGIN 1 ki-li-lum kaspi
SU-NIGIN 1 (crû) HA-ZI
siparri
10. SU-NIGIN 6 subati SU-UL A-
PAL
SU-NIGIN 20 subati SU SE
GA
NIN BA GAN
SU-NIGIN 26 KAL
mâr mâr Karibu(97) US-GAL
1 ^ . pa-te-si
KISLAH-(ki)
TIL-LU GAN
akàlu kaspu
(3X 1080) + (3 x 180)+ (3x18)
GAN
20. sim-su
(3 SEx36oo) + (3x6oo)+(3x6o)
GURSAG G AL
sîmu
1 siqlu kaspi
1 SEGURSAGGAL
25. kasap-su
3 GUN(mi)33 raa-na kaspi
sîm GAN
40 GUN sipàtu (>8o)
si mu
5 . 1 siqlu kaspi
4 ma-na sipàtu
kasap-si-in
10 ma-na kaspi
3 ki-li-lu kaspi
10. KI-LAL-BI 1 ma-na kaspi
6 (erû) HA-ZI siparri
4 (erû) na-ap-la-ga-tum siparri
3 (erû) par-sa-tum siparri
sîm 1 GlS-KU
Col. 8.
Total : 1 instrument GlS TUL
GAR SU,
Total : 1 kililum d'argent,
Total : 1 HA-ZI de cuivre,
10. Total : 6 vêtements SU-UL A-
PAL,
Total : 20 vêtements SU SE
GA,
Don pour le champ.
Total : 26 individus,
gens de Karibu US-GAL,
1 5 . patesi
de KISLAH ki :
serfs du champ,
avec nourriture et salaire.
Champ de 3834 unités de su-
perficie,
20. sa valeur
étant de 12780 GUR de blé,
au prix
de 1 sicle d'argent
par GUR de blé,
25 . d'où sa valeur en argent :
3 talents 33 mines,
prix du champ.
40 talents de laine,
au prix
5. de 1 sicle d'argent
les quatre mines de laine ;
d'où leur valeur
de 10 mines d'argent;
3 kililu d'argent,
10. du poids d'une mine;
6 HA-ZI de cuivre,
4 naplagatum de cuivre,
3 parsatum de cuivre,
au prix, par instrument,
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
25
»5'
Col. 9.
20.
25
10.
5 siqlu kaspi
kasap-su-nu
1 ma-na 5 siqlu kaspi
3 SAB IMÊR+BAR+AN(»a)
si m
1 IMÊR+BAR+AN
1/3 sa kaspi
kasap-su-nu
4 ma-na kaspi
40 NI DUK(r56)
sîmu
1 siqlu kaspi
10NIQA
kasap-su
3 ma-na kaspi
5 SAG-US
4 SAG-SAL
sîmu
1 SAG
1/3 sa kaspi
kasap-su-nu
3 ma-na kaspi
1 martu
sîm-sa
13 siqlu kaspi
15. SU-NIGIN 21 1/3 sa ma-na
LAL 2 siqlu kaspi
NIN Kl NIN GAN
1 SAB IMÊR+BAR+AN
iGISTUL(r74)GARSU
1 ki-li-lum kaspi
20. KI-LAL-BI 1/3 sa kaspi
1 (erû) na-ap-Ia-aq-tum siparri
15. de 5 sicles d'argent,
d'où leur valeur
d'une mine 5 sicles d'argent;
3x4 ânes,
au prix,
20. par âne,
d'un tiers de mine d'argent ;
d'où leur valeur
de 4 mines d'argent.
40 mesures d'huile".
25. au prix
d'un sicle d'argent
Col. 9. les 10 qa d'huile,
d'où le prix
de 3 mines d'argent ;
5 mâles,
5 . 4 femelles,
au prix
par tète
de 1/3 de mine d'argent,
d'où la somme
10. de trois mines d'argent ;
une fille,
au prix
de 13 sicles d'argent.
15. Total : 21 mines 1/3 moins
2 sicles d'argent,
additionnellement au prix du
champ.
1x4 ânes;
1 instrument GIS TUL GAR
SU;
1 kililum d'argent,
20. dont le poids est de 1/3 de mine;
1 naplaqtum de cuivre;
1. De même que la mesure qa col. 9, I, suit la substance qu'elle mesure, ainsi notre signe qui suit la substance de
l'huile ne peut être qu'une mesure ou un vase, c'est-à-dire t||5. Donc : 40 pots d'huile à 1 sicle les 10 qa : prix total
3 mines, ou 180 sicles : d'où 1.800 qa pour 40 pots, ou 45 qa pour 1 tT|^ ou karpatu.
4
36
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
i subatu SU-UL A-PAL
I-ti Ê-a
mâr Ur Marad-da
25. mâr mâr Ur Kes(i22)-(ki)
Col. 10. pânDUP-SI-GA
1 subatu SU-UL A-PAL
I-ti ili
mâr Il-su QAR(49)
5 . 1 subatu SU-UL A-PAL
Ê-KU-KU
2 mâr Su-mu GI
10. mâr mâr RAB-SUB(97)
1 subatu SU SE GA
DA-DA
mâr Ur Marad-da
1 subatu SU SE GA
15. KAMA-MA
mâr Ilu QAR (49)
2 mâr mâr Ur kes(i22)-(ki)
pân DUP-SI-GA
1 subatu SU SE GA
20 . Dam-ba-ba
mâr Ilu QAR
1 subatu SU SE GA
Sa-lim A-hu
mâr DA-DA
25 . 2 mâr mâr
Ra-bê ilu
Col. 11. 1 subatu §U SEGA
Su-mu E-a
1 subatu SU SE GA
Ê DA-DA
5 . 2 mâr Karibu (97) sa Nanâ (121)
mâr mâr RAB-SUB
1 subatu SU SE GA
1 vêtement SU-UL A-PAL,
(pour) Iti Êa,
fils d'UrMaradda,
25 . petit-fils d'Ur Kes(ki),
Col. 10. chez DUP-SI-GA;
1 vêtement SU-UL A-PAL,
(pour) Iti ili,
fils d'IIsu QAR;
5. 1 vêtement SU-UL A-PA1,
(pour) Ê-KU-KU,
2 fils de Sumu GI',
10. petits-fils de RAB-SUB2;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) DA-DA,
fils d'Ur Maradda;
1 vêtement SU SE GA,
15. (pour) KA MAMA,
fils d'Ilu QAR,
2 petits fils de Ur Kes(ki) 5 ;
chez DUP-SI-GA ;
1 vêtement SU SE GA
20. (pour) Dambaba,
fils de Ilu QAR ;
1 vêtement SU SE GA
(par) Salim Ahu,
fils de DA-DA,
25. 2 petits-fils de
Rabê ilu;
Col. 11. 1 vêtement SU SE GA,
(pour) Sumu Ea;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Ê DA-DA,
5. 2 fils de Karibu sa Nanâ,
petits fils de RAB-SUB;
1 vêtement SU SE GA,
1. GI, nom divin par analogie, cf. Sumu Êa C. II, 2.
2. Nom propre, ou nom de fonction rab-karibu comme rab-sukkalli.
3. Le signe 122 et le mot Kes (ki) indique un lieu particulier comme il ressort de ce petit texte OBI. I. Autogr.
pi. 8, n° 14. (An) Nin-har-sag, nin-a-ni UR (an) GUR, us dan-ga, lugal sis ab ki ma, lugal Ki-ên-gi ki burbur kit, KeS
ki, ki ag-ga-ni, mu-na-ru. « A Ninharsag... le Kes-ki son lieu bien aimé, il a construit. »
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
27
Col. 12.
IluNC-IT
mâr I-ti E-a
10. màr mâr Ur Marad-da
pân Ur Kes(i22)-(ki)
1 subatu SU SE GA
I-si-im ilu
mâr Im-tum
15. mâr mâr Ur kes(i22)-(ki)
SU-NIGIN 1 SAB 1MÊR +
BAR + AN
SU-NIGIN 1 GIS TUL (-74)
GARSU
SU-NIGIN 1 ki-li-lum kaspi
20. SU-NIGIN 1 (erû) na-ap-la-aq-
tum siparri
SU-NIGIN 4 subâti SU-UL A-
PAL
SU-NIGIN 8 subâti SU SE GA
NIN BA GAN
SU-NIGIN 12 KAL
25. mâr mâr DUP-SI-GA
pân SUB (97) sa-ru-um
nu-tur
sa-ad BAR (alu) IM-(ki)
TIL-LU GAN
5 . akalu kaspu
(ixi8o)+(7xi8) GAN
sîm-su
600 + (7x60) SE GUR SAG
GAL
10. sîmu
1 siqlu kaspi
(pour) Ilu NU IT,
fils de Iti Êa,
10. petit-fils de Ur Maradda,
chez Ur Kes(ki);
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Isim ilu,
fils d'Imtum
15. petit fils de Ur Kes(ki)
Total : 1x4 ânes,
Total : 1 GIS TUL GAR SU
Total : 1 kililum d'argent,
20. Total : 1 naplaqtum en cuivre,
Total : 4 vêtements SU-UL A-
PAL,
Total : 8 vêtements SU SE GA,
don pour le champ.
Total: 12 individus.
25. gens de DUP-SI-GA,
Col. 12. chez SUB sa-ru-um",
préfet
de la montagne BAR(alu) IM
(ki) - :
serfs du champ,
5 . avec nourriture et salaire.
champ de 306 unités de super-
ficie,
sa valeur étant
1020 GUR de blé;
10. le prix étant
à 1 sicle d'argent
1. Karibu sarum. Cf. R., II, 34, 3, 32, sarû synonyme de lagin isitti et musarbidu syn. de sukkallu.
2. BAR = ahâtu « montagne voisine de. . . » (?).
28
OBÉLISQUE DE MAN1STU-IRBA
i Se gur sag gal
kasap-su
1 7 ma-na kaspi
1 5 . sîm GAN
7 GUN LAL 12 ma-na sipâti
si mu
i siqlu kaspi
4 ma-na sipâti (>8o)
20. kasap-si-in
i 2/3 sa ma-na 2 siqlu kaspi
NIN Kl NIN GAN
1 subatu SU SEGA
ZU-ZU
25 . 1 subatu SU SE GA
Gir-é SUB
2 mâr Is-mâ ilu
pân nagiri (56)
Col. 13. mârmàrURUR
Si (ou pân) PA-HI
SU-NIGIN 2 subati SU SE GA
5. NIN BA GAN
SU-NIGIN 2 KAL
mâr mâr UR-UR
SI (ou pân) PA-HI
TIL-LU GAN
10. akâlu kaspu
SU-NIGIN 6x1080 GAN
GAN GUR (35)
iltanu
15. nârZI-KALA(.72)-MA
GAN GUR
sûtu
Bit Gis-ma-nu (ki)
GAN GUR
20. sadû
Col.
!3-
le GUR de blé,
la somme du prix
est de 17 mines d'argent,
1 5. prix du champ.
7 talents moins 12 mines de
laine,
au prix
de 1 sicle d'argent
les 4 mines de laine,
20. d'où la somme du prix:
1 mine 2/3 de mine, et 2 sicles
d'argent,
additionnellement au prix du
champ.
1 vêtement SU SE GA,
(pour) ZU-ZU;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Gir-é
2 fils d'Ismâ ilu,
chez le majordome,
gens de UR-UR,
chez PA-HI (ou Sl-PA-HI)
Total : 2 vêtements SU SE GA,
5 . Don pour le champ.
Total : 2 individus,
gens de UR-UR
chez PA-HI (ou SI-PA-HI),
serfs du champ,
avec nourriture et salaire.
25
10
Total : 6480 unités de superficie,
mesuré (ou limité)
au nord
15. par le canal ZI-KALAMA ;
mesuré
au sud
par la tribu Bit Gismanu(ki);
mesuré
20. à l'est
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
29
25
Col. 14.
10
15
20.
nâr A-mas-ti-ak
GAN GUR
amurru
(ilu) A-MAL is-da-gal
mâr Sar-ru kînu
SUG (197) (ilu) Nin-har-sag
1 subatu SU SE GA
1 (erû) HA-ZI siparri
Pa-sa-ah ilu
Amil ZID (i78)-GID
mâr UR-UR
1 subatu SU SEGA
1 (erû) HA-ZI siparri
Ib-lul ilu
dup-sar
mar NU-GAL
1 subatu SU SE GA
1 (erû) HA-ZI siparri
Ur (ilu) NIN KAR («07)
SAG-TU (.83)
mâr BARA-(63) KI-BA
mâr mâr A-ku i-lum
25
Col. 14.
SU-NIGIN 3 subati SU SE GA
SU-NIGIN 3 (erû) HA-ZI si-
parri
NINBA
Amil GAN GID-DA
1 Karibu sa LU-LU
mâr Ilu A-zu
daïan
1 Gal-zu ilu
SU NIN
sangu (173)
(ilu) LUGAL Marad-da
1 Ilu ba-na
10
par le canal Amastiak;
mesuré
à l'ouest
par (ilu) A-MAL isdagal
fils de Sarru kînu.
Cannaie de (ilu) Nin-har-sag.
1 vêtement SU SE GA,
1 outil HA-ZI de cuivre,
(pour) Pasah ilu,
le meunier,
fils d'UR-UR ;
1 vêtement SU SEGA,
1 outil HA-ZI de cuivre,
(pour) Iblul ilu,
le scribe,
fils de NU-GAL;
1 vêtement SU SE GA,
1 outil HA-ZI de cuivre,
(pour) Ur (ilu) NIN-KAR,
le préfet (?)
fils de BARA KI-BA,
petit-fils de Aku ilum.
»5
20,
25
Total : 3 vêtements SU SE GA,
Total : 3 outils HA-ZI de cuivre,
cadeau
aux arpenteurs.
1 Karibu sa LU-LU ' ,
fils de Ilu Azu,
le juge;
1 Galzu daïan,
SU NIN,
prêtre,
du dieu LUGAL Maradda
1 Ilubana,
1 1 ,.„„! Miyad-da si souvent nommé. Les syllabaires ajoutent
,. LU-LU, nom divin, par analogie- Le même que le Lugal Ma, arf rfa s. souvem
-4- 4- pour préciser sans doute qu'il s'agit d'un Ninip de Maraddafk,). Vo.r Brunn., ,07,9.
30
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
AB+Aè(M3)ali
Col. 15. mârSAB(«»7)TIG(«4«)BA
1 Bè-li a-mi
màr Ur Ap-ra
pân DAR+A(îo)-TUM MU-DA
5 . 1 A-bu-bu
màr I-mi ilu
PA Ka-zu-ra-ak-(ki)
1 Is-tupilu
màr AMAR (7») URU URU
10. mârmâr
sangu ('73)
1 MI-DAR+A (30)
mâr I-ki-lum
nu-tur 1 Na-na-ak-ki
15. 1 Ti-ir-su
màr Karibu (97) sa LU-LU
mâr mâr PA-AL (sabrû)
1 I-li A-hi
mârBIL-SAG
20 . nu-tur
1 Ma-an-sa-ki irba
mâr A-BIL-DA
1 Ilu ba-ni
nu-tur MÂ-URU («08)
25. marRAB-SUB(97)
1 Na-mu-ru-um
mâr I-da ilu
iIHTIG
mâr Su-mu (ilu) ÊN-ZU
Col. 16. iMi-it-tus
mâr Is-tup ilu
nu-tur
1 Ilu ba-ni
5. mâr MI-SU+A (30)
1 DIR(28)-UM
mâr I-ti (ilu) Da-gan
i. Ap-ra, non divin, par analogie. Cf. D. 5, 3, 4,
rencontre Ida f>^\\ B. 4, 12, pour Ida >~*^- A. n,
dans Surpu II, 163 (Zimmern).
ancien de la ville,
Col. 15. filsdeSABTIGBA;
1 Bèli a-mi
filsd'Ur Apra\
chez DAR+A-TUM MU-DA;
5. 1 Abubu,
filsd'Imi ilu,
fonctionnaire de Kazurra(ki);
1 Istupilu,
filsd'AMAR-URU-URU,
10. petit-fils,
du prêtre;
1 Ml-DAR+A,
fils d'Ikilum,
préfet en chef de Nanakki ;
15 . 1 Tirsu,
fils de Karibu sa LU-LU,
petit-fils du voyant
1 Ili Ahi,
fils de BIL-SAG,
20 . préfet ;
1 Mansaki irba,
filsd'A-BIL-DA;
1 Ilu bani,
préfet de MÂ-URU
25. filsde(du?)RAB-SUB;
1 Namurum
fils d'Ida ilu;
1 IluTIG,
fils de Sumu Sin;
Col. 16. 1 Mittus,
fils d'Istup ilu,
préfet ;
1 Ilu bani,
5. fils de MI-SU+A;
1 DIR-UM,
fils d'Iti Dagan;
où Apra £~£^TY est évidemment pour Apra *-*\-, comme on
10. Le dieu Ya-ap-ru est nommé entre En Suèinak et Humban
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
3'
15
I TU-TU
mâr NI-NI
10. 1 A-ku Ê-a
mâr Karibu (97) sa E-a
Ur (ilu) ÊN-ZU
mâr Ur Isin (144)
nu-tur GIS-KIN (64) TI
1 Ur ÊN-GAL DU-DU
mâr Ur (ilu) Asnan (8l)
nu-tur Ê-mar-(42)za-(ki)
1 TU-TU
mâr Sal-la-la
20. ah Ra-bê ilu
1 Ilu QAR (49)
mâr Ti-li-lum
1 Ik-ru-ub ilu
mâr Karibu (97) sa SU
1 Ilu MU-DA
mâr I-ME-A
1 DAR(*>)-MA SIB (40)
mâr I-nin sa-tu
iUr(ilu)PA-GIS-BIL-SAG
Col. 17. mâr Ê-IM-IL (60) (Bit mutlillû)
APINH-LUGAL
1 A-hu is-sap
mâr A-ha-ar-si
5 . 5 mâr mâr LUGAL Isin (144)
25
Col. 17.
1 TU-TU,
fils de NI-NI;
10. 1 Aku Êa,
fils de Karibu sa Ea;
1 Ur Sin,
fils d'Ur Isin,
préfet des GIS KINTI';
15. 1 Ur ÊN-GAL DU-DU,
fils d'Ur (ilu) Asnan,
préfet d'Êmarza(ki) ;
1 TU-TU,
fils de Sallala,
20. frère de Rabè ilu;
1 Ilu QAR,
fils de Tililum;
1 Ikrub ilu,
fils de Karibu sa SU ;
25. 1 Ilu MU-DA,
filsd'I-ME-A;
1 DARMA SIB,
fils d'Inin satu ;
1 Ur (ilu) PA-GIS-BIL-SAG,
fils d'Ê-IM-IL,
jardinier du roi;
1 Ahu issap,
fils de Aharsi,
5 . petit-fils de LUGAL Isin
10
:5
SU-NIGIN 3 dup-sar
SU-NIGIN 30 LAL 3 AB+AS
AB+AS(m3)
1 Be-li sa-tu
10 mâr Pa-sa-ah ilu
amilZID(.78)-GID
Is-lul ilu
mâr Is-tup ilu
1 I-mi ilu
mâr Karib (97) Be-li
10.
15
Total : 3 scribes,
Total : 30 anciens moins 3
1 Beli satu,
fils de Pasah ilu,
meunier ;
1 Islul ilu,
fils d'Istup-ilu;
1 Imi ilu,
fils de Karib Beli;
GIS-KIN-TI = /«s&ato.Suppl. Wôrt. B. Meissner, 105.
32
OBÉLISQUE DE MAN1STU-IRBA
30.
Col. 18
'•>
IO
»5
20
1 Ilu GI
mârGal-zu ilu
SU-NIN
sangu (173)
20. (ilu) LUGAL Marad-da
1 Ti-ru-um
mar Qar-su
rab-sukkalli
mâr-mâr I-URU-IS be-li
25. 1 IQBIL-GI
mâr Be-li TIG
nu-tur amil SI
1 I-da ilu
màr Ib-lul ilu
mâr mâr NU-GAL
1 Ilu A-ha
mâr Be-li TIG
nu-tur
1 NU-NI-DA
mâr Be-li a-mi
mâr mâr Ur Ap-ra
pân DAR+A(3o)-TUM MU-DA
1 Li-sa-lum
mâr Ur AN-KI
SUAZAG-DIM
20,
25
Col. 18.
1 Ilu GI
fils de Galzu ilu,
SU-NIN,
prêtre,
du dieu LUGAL Maradda;
1 Tirum,
fils de Qarsu,
gra.nd-sukkal;
petit-fils d'I-URU-ISbeli;
1 IQ BIL-SI,
fils de Beli TIG,
préfet des veilleurs (?) ;
1 Ida ilu,
fils d'Iblul ilu,
petit-fils de NU-GAL;
1 Ilu Aha,
fils de Beli TIG,
préfet ;
1 NU-NI-DA,
fils de Beli ami,
petit-fils de Ur Apra,
chez DAR+A-TUM MU-DA;
1 Lisalum,
fils d'Ur AN-KI,
l'orfèvre :
30
10
SU-N1GIN 10 mâr-mâr
AB+ASAB+AS (m?)
1 Bê-li TIG
mâr Ra-bê ilu
1 A-nu bel (>)_zu
mâr Ik-ru-ub ilu
1 Is-mâ ilu
mâr Ik-ru-ub Ê-a
1 I-ti ilu
màr Ha-da-bi
1 Karibu sa Nanâ
mâr KA MA-MA
1 Ur Ap-ra
*5
20.
Total : 10 fils
des anciens.
1 Beli TIG,
fils de Rabè ilu;
1 Anu belzu,
fils d'Ikrub ilu;
1 Ismâ ilu,
fils d'Ikrub Êa;
1 Iti ilu,
fils de Hadabi;
1 Karibu sa Nanâ,
fils de KA MAMA ;
1 Ur Apra,
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
îî
25. dup-sar
mâr Su-mu Hum
1 Dam-qu i-lum
mâr Ra-bê ilu
1 Karibu (97) sa LU-LU
30 . Rab-mâti
sa-ad BAR (alu) IM-(ki)
Col. 19. 1 Ga-at-lum (ou Gat Hum)
mâr Ra-bê ilu
Ha-ar-ha-mu-na-ak-(ki)
1 UR-UR
5 . mâr Su-ni-um
Mar(42)-ur(>5o)-(ki)
1 Ra-bê ilu
mâr Il-su A-ha
Ka-dû('23)-lum-(ki)
10. 1 I-da ilu
mâr I-ku E-a
Ka-zu-ra-ak-(ki)
25. scribe,
fils de Sumu Hum;
1 Damqu ilum,
fils de Rabè ilu;
1 Karibu sa LU-LU,
30. chef du pays
de la montagne BAR (alu) IM(ki) ;
Col. 19. 1 Gatlum
fils de Rabê ilu,
à Harhamunakki;
UR-UR,
5 . fils de Sunium,
à Mar-ur(ki) ;
1 Rabê ilu,
fils de Ilsu Aha,
à Kadûlum(ki);
10. 1 Ida ilu,
fils d'Iku Êa,
à Kazurakki.
SU-NIGIN i2nu-turuPA
*5-
SU-NIGIN SU-NIGIN 32 KAL
Marad-da-(ki)
AB+AS AB+AS
GAN .
20. 600(201) KAL
in Ga-za-lu-(ki)
akalu usakal
600(20.) KAL
SU 1 UTU
25 . 600+600(201) KAL
SU 2 UTU
in mas-ga-ni Be-li-ba-ni
abarak (92) (ilu) A-MAL is-da-
gal
akalu usakal
30. Amil Marad-da-(ki)
Total : 12 préfets et fonction-
naires.
J5- "
Total des totaux : 32 individus
de Maradda(ki)
des anciens
du champ.
20. (En outre) 600 individus
à Gazalu(ki)
il nourrira.
600 individus,
chaque jour (?),
25 . 1200 individus,
chaque deux jours (?),
dans l'hôtellerie de Beli bani
intendant d' A-MAL isdagal,
il nourrira.
30. (Tous), gens de Maradda(ki).
5
34
OBELISQUE DE MANISTU-IRBA
Suite comme A. 10 penult, etc., à A. 16 conclusion exclus.
Conclusion :
Col. 24.
Col. 1.
Col. 2.
Col. 3.
Col.
27 GAN Marad-da-(ki)
28 Ma-an-is-tu irba
29 sarru
30 Kis
31 isîm
Col.
24.
27 Champ de Maradda(ki).
28 Manistu-irba
29 roi
30 de Kis
31 a acheté
... + 2GAN
sîm-su
....rSEx36oo(.s5)GUR
GAL
Face D
Col.
SAG-
1.
Champ de. . .+2 unités de super-
ficie,
sa valeur
étant de .r GUR de blé;
simu
[1 siqlu] kaspi
1 SEGURSAGGAL
kasap-su Col. 2.
1 GUN 2 ma-na kaspi
sîm GAN
(6x6o)+i2 SE GUR SAG GAL
kasap-su
6 ma-na 12 siqlu kaspi
NIN Kl NIN GAN
1 SAB IMÊR+BAR+AN Col. 3.
1 GISTUL(.74)GARSU
1 subatu SU-UL A-PAL
1 ki-li-lum kaspi
KI-LAL-B1 15 siqlu kaspi
IQ BIL-GI
1 ki-li-lum kaspi
KI-LAL-BI 15 siqlu kaspi Col. 4.
1 subatu SU-UL A-PAL
Al-la
au prix
5 . de 1 sicle d'argent
le GUR de blé,
sa valeur
est de 1 talent 2 minesd'argent,
prix du champ.
372 GUR de blé,
5 . au prix
de 6 mines 12 sicles d'argent,
sont additionnels au prix du
champ.
1x4 ânes,
1 instrument GIS TUL GAR
SU,
1 vêtement SU-UL A-PAL,
1 kililum d'argent,
5. du poids de 15 sicles
(pour) IQ BIL-GI,
1 kililum d'argent,
du poids de 1 5 sicles,
1 vêtement SU-UL A-PAL,
(pour) Alla,
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
35
Col. 5.
Col. 6.
Col. 7.
2 mâr Ap-ra il
5 . mâr-mâr Is-tup-Bêl
1 subatu SU SE GA
1 (erû) par-sa-tum siparri
SUB(97)SUGI
SAG-TUO83)
mâr GIR-A-MU (ou Ardiya)
mâr mâr Ap-ra il (77)
3 mâr mâr Ap-ra il (77)
5 . 1 subatu SU SE GA
Su-mu GI
1 subatu SU SE GA
Bêl(i)li-id i-lum
2 mâr Dûr-il (77)
mâr mâr Ib-bu-bu
1 subatu SU SE GA
Karibu sa KUR-KUR (PAP-
PAP)
mâr LUGAL-Isin
5. 1 subatu SU SEGA
Ti-da-nu
mârlluMU-DA
mâr mâr Ur(ilu) SI-LU
1 subatu SU SE GA
10. KU-KU
mâr En-na E-a
mâr mâr ZI-ZI
1 subatu SU SE GA
Ilu A-ha
5 . mâr I-ti Nanâ
mâr mâr Amil SI
1 subatu SU SEGA
Gir-zu-ni
mâr Is-tup Karibi (97)
10. mâr mâr Si-na-na-tim
Col. 5.
Col. 6.
Col. 7.
Col. 8.
SU-NIGIN 1 SAB IMER +
BAR+AN
Col. 8.
2 fils d'Apra il,
5. petits-fils d'Istup Bel ;
1 vêtement SU SE GA,
1 outil parsatum de cuivre,
(pour) SUBSUGI
chef,
fils de GIR-A-MU,
petit-fils d'Apra il ',
3 petits-fils d'Apra il;
5. 1 vêtement SU SE GA,
(pour) Sumu GI;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Bel lidilum;
2 fils de Dur il,
petits-fils d'Ibbubu;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Karibu sa KUR-KUR,
fils de LUGAL-Isin;
5. 1 vêtement SU SE GA,
(pour) Tidanu,
fils d'Ilu MU-DA,
petit-fils d'Ur(ilu) SI-LU;
1 vêtement SU SE GA,
10. (pour) KU-KU,
fils d'Ênna Êa,
petit-fils de ZI-ZI;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Ilu Aha,
5. fils d'Iti Nanâ,
petit-fils d'Amil SI;
1 vêtement SU SE GA,
(pour) Girzuni,
fils d'Istup Karibi,
10. petit-fils de Sinanatim.
Total : 1 x 4 ânes,
1. Apra est nom divin, cf. noie supra.
36
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
SU-NIGIN i GIS TUL (.74)
GARSU
SU-NIGIN 2 ki-li-lum kaspi
SU-NIGIN 1 (erû) par-sa-tum
siparri
5. $U-NlGIN2subatiSU-ULA-
PAL
SU-NIGIN 8 subati SU SE GA
NIN BA GAN
SU-NIGIN 10KAL
TIL-LU GAN
10. akâlu kaspu
GAN sa-ad Mil-ki-im
in Zi-ma-na-ak
Col. 9. GANGUR(«)
iltanu
GAN An-za-ma-tim
GANGUR
5 . amurru
nâr NUN-ME
GAN GUR
sûtu
GAN Mi-zu-a-ni-im
10. GAN GUR
sadû
GAN Si-im-tum
1 I-zi-lum
15. 1 En-na E-a
Col. 10. 2mârUR-SAGHUMowQarrad
Hum
mâr mâr TI-TI
1 Ilu A-ha
mar DAR(29) -MA ba-ni
5. PA
1 LUGAL-Isin
Total : 1 outil GIS TUL GAR
SU,
Total : 2 kililum d'argent,
Total : 1 parsatum de cuivre,
5. Total : 2 vêtements SU-UL A-
PAL,
Total : 8 vêtements SU SE GA,
don pour le champ
Total : 10 individus,
serfs du champ,
10. avec nourriture et salaire.
Champ de Mont Milkim,
district de Zimanak
Col. 9. Mesuré (ou limité)
au nord
par le canton d'Anzamatim ;
mesuré
5. à l'ouest
parle canal NUN-ME;
mesuré
au sud
par le canton de Mizuanim;
10. mesuré
à l'est
par le canton Simtum.
1 Izilum,
15 . 1 Enna Ea,
Col. 10. 2 fils de UR-SAG Hum \
petits-fils ou gens(?) de TI-TI ;
1 Ilu Aha,
fils de DAR-MA bani,
fonctionnaire ;
1 LUGAL Isin,
1. Cf. Ennâ Hum, Iti Hum, Qat-Hum. Sumu-Hitn (sup.).
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
37
PA
màr Is-tup (ilu) ÊN-ZU
i Su-mu Hum
10. mâr Sa-tu-ni
i Karibu sa (ilu) NU-MUS-(74)
DA
qat (ilu) NU-ME-A
i Ilu A-ha
qat Bi-e-tim
Col. il. i Gir-é Karibi (97)
mâr Ilu A-ha
pânDÈ-DÈ(50
1 Ga-Ia-ab Ë-a
5 . mâr I-si-me
ri'u
Be-li MU-DA
mâr Su-mi SU
1 DIR(28)-UM
10. mâr Gu-ni-su
1 Ilu ba-ni
mâr A-hu pa-lik
mâr mâr Zi-im-tum
I Karib(97)-Isin
15. mâr NA-Ê-SUM
Col. 12. dam-qar (49)
1 Ik-ru-ub E-a
mâr I-ki-lum
a-bi ali
5. NIM-(ki)
1 Karibu (97) sa (ilu) Adad
mâr I-dur (142) ma-at
1 Sa (91) i-li
mâr Karibu (97) sa MA-MA
10. pân Tu-kul(i58)-tim
fonctionnaire,
fils d'Istup Sin ;
1 Sumu Hum,
10. fils de Satuni ;
1 Karibu sa (ilu) NU-MUS-
DA\
chez (ilu) NU-ME-A2;
1 Ilu Aha,
chez Bètim;
Col. 11. 1 Giré Karibi '.
fils d'Ilu Aha,
chez DE- DE ;
1 Galab Êa.
5. filsd'Isime,
berger ;
1 Beli MU-DA,
fils de Sumi SU ;
1 DIR-UM,
10. fils de Gunisu;
1 Ilu bani,
fils d'Ahu palik,
petit-fils de Zimtum ;
1 Karib Isin,
15. fils de NA-Ê-SUM,
Col. 12. marchand;
1 Ikrub Êa,
filsd'Ikilum,
ancien de la ville
5. deNIM(ki);
1 Karibu sa Adad,
fils d'Idur mat;
1 Sa ili,
fils de Karibu sa MA MA,
10. chez Tukultim4;
1. Adad ilu sagimu V, R. 46, 44 a, b..
2. Balum « Mercure », R. II, 49, 3, 33, Jens-Kosm. 124.
3. Ou Arad Karibi comme A. 14, 5; C. 12, 26; ei probablement ailleurs Ardam Malik pour Gir-am Malik,
B. 3, 8; 5, 15.
4. La lecture qui du signe 158 n'est pas certaine. On le retrouve dans Saqqullum, B. 1, 5. Peut-être est-ce une
variante de qu (154).
î»
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
i DAR («) -MA MU-TUM
mâr Ra-bê Ilu
pân (ilu) NIN-KAR (io7)
i Gir-zu-ni
15. mârGu-ni-su
Col. 13. pânSAL-IMÈR
1 En-na E-a
màr A-ha-ar-si
nangaru (rôa)
5. 1 La-a-gur (3?)
màr URU SUB (97)
pàn Pl-GI ali
1 Su-mi SU
mâr Lu-da-na-at
10. ri'u
1 La-giSUB(97)
mâr Gir-zu-ni
1 La-gi SUB (97)
mâr SUB SUB (97) {ou Karib
Karibi)
15 . pân gallabi
1 Gir-zu-ni
màr SUB SUB (97)
Col. 14. amilSI
1 Su-ni-um
mâr Bi-im
pân ZI-ZI
15 . 1 I-nin sa-tu
màr En-na E-a
dam-gar (49)
1 Su-mi SU
mâr Lu-zu-su
10. pàn (ilu) ÈN-(ki)
1 A-ku i-lum
mâr NAR?(.77) i-lum
1 DAR-MA MU-TUM,
fils de Rabê Ilu,
chez le dieu NIN-KAR;
1 Girzuni,
15. fils de Gunisu,
Col. 13. chez SAL-IMÉR';
1 En-na Èa,
fils d'Aharsi,
le menuisier ;
5. 1 Làgur,
fils d'URU SUB,
chez PI-GIali;
1 Sumi SU 2,
fils de Ludanat,
10. berger;
1 Lagi SUB,
fils de Girzuni;
1 Lagi SUB,
fils de SUB SUB,
1 5 . chez le tondeur;
1 Girzuni,
fils de SUB SUB,
Col. ^14. veilleur;
1 Sunium,
fils de Bim,
chez Zl-Zi ;
5 . 1 Inin-satu,
fils d'Enna-E-a,
marchand ;
1 Sumi SU,
fils de Luzusu,
1 o . chez Ea ;
1 Aku ilum,
filsdeNAR(?)ilunr,
1. Imertu ou Atânu (?).
2. SU, nom divin par analogie.
3. Le signe 177 est probablement un des multiples signes archaïques, qui se sont confondus pour former le signe
moderne ^Tf:, avec ses nombreuses valeurs.
OBÉLISQUE DE MANISTU-1RBA
39
Col. 15.
pân Ur (ilu) AP
1 Zi-kar(-io)-su (ou SU)
15. mâr Ur (ilu) ÊN-LIL
dup-sar
1 Du-da-tus
mâr I-nê i-lum
qat SIT BAR-(ki)
2 dup-sar
Col.
chez Ur(ilu) AP;
1 Zikarsu,
15. fils d'Ur Bel;
scribe;
1 Dudatus,
fils d'Inc ilum,
15. chez le prêtre de BAR(ki) (ou
chez SIT-BAR(ki)
2 scribes.
10.
NIGIN 30 KAL
AB+AS AB+AS GAN
RlT(.73)-TAB-(ki)
60+30+4 KAL
mâr mâr
RIT(.7î)-TAB-(ki)
akâlu usakal
10.
Total : 30 individus
des anciens du champ
de RIT-TAB(ki),
94 individus,
gens
de RIT-TAB(ki),
il nourrira
Suite comme A 10 penult., etc. à A. 16 conclusion exclus.
Conclusion :
Col. 22. 18. GANRIT(«73)-TAB-(ki) Col. 22.
19. Ma-an-is-tu irba
20. sarru
2 1 . Kis
22 . isîm
18. Champ de RIT-TAB(ki).
19. Manistu irba
20. roi
2 1 . de Kis
22. a acheté.
SYLLABAIRE DE L'OBÉLISQUE
(Dessiné par G. Jéquier)
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57
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58 ^p
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62
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934
124 \^~
153
154 ff» I
«55 ff^b^
84 (jffff=l
86 -9"
LISTE DES NOMS PROPRES
(a) NOMS DE PERSONNES
A-ar È-a, père de ZU-ZU (Emqu). A. 7, 3.
A-ar Ê-a, père de (ilu) EN-ZU a-ar. A. 7, 15.
A-ar Ê-a. A. 10, 10.
A-ar ili, fils de Karib Ba-lum, berger. A. 4, 14.
A-ar ili, père de (ilu) ÊN-ZU irba (AL-SU).
A. 4, 18.
A-BIL-DA, père de Ma-an-sa-ki irba. C. 15, 22.
A-bu-bu, fils de I-mi ilu, préposé de Kazurakki.
C. 15,5.
A-GIS-BIL-KAL, fils de Su-ru-us GI.A.12,19.
A-gu-tim. A. 14, 23.
A-da-da7 fils de Il-ka ME-IR, petit-fils de Da-
tum. B. 5, 2.
A-da-na-ah, père de Ti-ru-um. C. 4, 6.
A-zub Hum, grand-père de Saq-qul-lum, A-hu
MU-NÊ, SUB-SUB et Nanâ AL-SU. B. 2, 3.
A-zub I.Ium, grand-père de Ilu A-zu et de
Karibu sa II— la. B. 5, 12.
A-ha-ar-si, père de A-hu is-sap. C 17, 4.
A-ha-ar-si, charpentier, père de En-na Ê-a.
D. 13, 3.
A-hu HU, père de Bil-su ZID ib-nim et de
Ê-a ra-bê. A. 1 1, 23.
A-hu HU, de Damigiki, grand-père de Du-da-
tus et père de 1-su ilu. A. 15, 23.
A-hu HU, fils de Is-mâ ilu, petit-fils de SlT-
NA-AT. C. 6, 3.
A-hu HI (tâbu) fils de Su-nu-nu. A. 15, 14.
A-hu is-sap, fils de A-ha-ar-si, petit-fils de
LUGAL (Sarru)-Isin. C. 17, 3.
A-hu MU-NÊ, fils de Ê-a ra-bê, petit-fils de
A-zub Hum. B. 1, 7.
A-hu MU-NÊ, père de I-li (NI-NI) A-hi. C. 5, 3.
A-hu pa-lik, père de Ilu ba-ni. D. 11, 12.
A-ku Ê-a, fils de Karibu sa Ê-a. C. 16, 10.
A-ku i-lum, grand-père de Ur-(ilu)NlN-KAR.
C. 14. 14.
A-ku i-lum, fils de NAR i-lum. D. 14, ri.
Al-la, fils d'Ap-ra il, petit-fils d'Is-tup Bel et
d'Ap-ra il. D. 4, 3.
Al-la-la, père de Karib (ilu) Da-gan. A. 5,9.
Al-lu-lu. A. n, 24.
Al-lu-lu. A. 12, 18.
A-li A-hu. fils de NI-BA (alu) IM, frère du roi.
A. 10, 2<).
A-ma (ilu) ÊN-ZU, fils de Ga-zu-a-lum. A. 5, 3.
(ilu) A-MAL is-da-gal, fils de Sar-ru kînu.
C. 13, 24.
(ilu) A-MAL is-da-gal. C. 19, 28.
Amil SI (fonct. ?), grand-père de Ilu A-ha.
D. 7, 6.
AMAR-URU-URU. C. 4, 9.
AMAR-URU-URU, père de Is-tup ilu. C. 15, 9.
A-nu bel (^)-zu, fils de Ik-ru-ub ilu. C. 18, 16.
Ap-ra il, père de IQ BIL-GI et d'Al-la. D. 4, 4.
Ap-ra il, grand-père de IQ BIL-GI, Al-la, SUB-
SU GI. D. 5, 4.
Ar (alu) IM. A. 14, 20.
A-si-gu-ru-tu, père de Ilu A-zu. A. <;, 7.
Ê A-A. C. 5, 5.
Ê-a ra-bê, fils de A-hu HU. A. 11, 22.
Ê-a ra-bê, père de Saq-qul-lum, A-hu MU-NÊ
et SUB-SUB. B. 1, 10.
6
42
OBELISQUE DE MANISTU-IRBA
Ê-a T1G, fils de Is-tu-tu, petit-fils de Da-tum.
B. 2, II.
E-pi-ir MU-NÊ, père de Lam-gi-um. A. 3, 5.
E-pi-ir i-lum, fils de Is-tup (ilu) ÊN-ZU. A. 5,7.
Ê-DA-DA, fils de Karibu sa Nanà, petit-fils de
RAB-SUB (fonction.?) C. 11. 4.
Ê-IM-IL (Bit mutlillû), jardinier du roi, père de
Ur(ilu) PA-G1S-BIL-SAG. C. 17, 1.
Ê-KU-KU, fils de Su-mu-Gl, petit-fils de RAB-
SUB (peut-être nom de fonction). C. 10, 8.
Ên-bu ili (SU-NIN). A. 9, 24.
Ên-bu ili, fils de Du-da-tus. A. 13, 17.
ÊN-G1L-SA, patesi de Sirpurla, père de URU-
KA-GI-NA. A. 14, 8.
(ilu) ÈX-ZU a-ar, fils de A-ar Ê-a. A. 7, 14.
(ilu) ÊN-ZU is-sap, fils de ZU-ZU. A. 10, 6.
(ilu) ÊN-ZU irba (AL-SU), fils de A-ar ili.
A. 4. 17.
Ên-na Ê-a, père de KU-KU. D. 7, 1.
Ên-na È-a, fils de UR-SAG HUM, petit-fils de
TI-T1. D. 9, 2.
Ên-na Ê-a, fils de A-ha-ar-si, charpentier.
D. 13, 2.
Ên-na Ê-a, marchand, père de I-nin sa-tu.
D. 14, 6.
Ên-na Hum (ancien de Dûr-Sin), fils de I-mi
(ilu) ÊN-ZU. A. 6, 11.
Ên-na Hum (ancien de Dûr-Sin), père de I-li
KAL et I-mi (ilu) ÊN-ZU. A. 7, 11.
Ên-na HUM, ancien de Dûr-Sin. A. 10, 14.
BARA GI-SI, père de ME-SIS-SIS. C. 7. 3.
BARA KI-B A, père de Ur (ilu) NIN-KAR sag-tu.
C. 14, 13.
Bel (^) bi-in sar ali, fils de Pal Ê-a, de Girda-
niki. A. 15, 11.
Bel (<) bi-in sar ali, fils de UR-UR. A, 15, 5.
Bel (<) GIS BIL GA-ZU, fils de Gir-ru-su amil
SI. A. 13, 23.
Bel (■() -za-si-na-at, fils de Ki-ti-ti. A. 13, 3.
Bel (BE) i-li, père de Gimil (ilu) Da-gan. A. 11,
16.
Bel (^) li-id i-lum, fils de Dûr-il, petit-fils de
Ib-bu-bu. D. 5, 8.
Be-li GI sakkannak amil GlS-TI, père de Ka-
ribu sa i-li. A. 12, 4.
Be-li a-mi, fils de Ur ap-ra. C. 15, 2.
Be-li a-mi, père de NU-NI-DA. C. 18, 5.
Be-li ba-ni, fils de UrZU-AB, petit-fils de 11-su
la-ba. C. 5, 14.
Be-li ba-ni, abarakku. C. 19, 27.
Be-li MU-DA (= iqbî), fils de Su-mi SU- D. 1 1 , 7.
Be-li sa-tu, fils de Pa-sa-ah ilu amil Z1D-G1D,
C. 17, 9.
Be-li sa-tu, fils de ZU-ZU, petit-fils de Ur-
.Marad-da. C. 4, 11.
Be-li T1G, nulur amil SI, père de IQ BIL-GI.
C. 17, 26.
Be-li T1G nutur, père de Ilu A-ha. C 18, 2.
Be-li TIG, fils de Ra-bê ilu. C. 18, 14.
BU-1M, navigateur, grand-père de NU-RA, ser-
vante du dieu. B. 3, 13.
Bi-e-tim. D. 10, 14.
Bi-im, père de Su-ni-um. D. 14, 3.
B1L-SAG nutur, père de I-li A-hi. C. 15, 19.
Bil-su ZID ib-nim, fils de A-hu HU. B. 11, 21.
Ga-zu-a-lum, père de A-ma (ilu) ÊN-ZU. A. 5,4.
Ga-la-ab Ê-a, fils de I-si-me, berger. D, 11, 4.
Gal-zu, fils de UR-SAG Sippar, petit-fils de
SIT-NA-AT. C. 6, 6.
Gal-zu, père de DUP-SI-GA et de Gimil i-li.
C. 6, 12.
Gal-zu daian, père de Is-tup (ilu) ÊN-ZU et de
I-NÊ (ilu) ÊN-ZU. A. 4, 2.
Gal-zu daian, père de I-ti NAP, de Sippar.
A. 13, 20.
Gal-zu ilu, SU-NIN (fonctionnaire) du prêtre de
Lugal-Marad-da. C. 14, 24.
Gal-zu ilu, SU-NIN du prêtre de Lugal-Marad-
da, père de Ilu-kînu (GI). C. 17, 17.
Ga-ni i-li, fils de La-mu-sa de Tig-gab-a-ki.
A. 14, 24.
Ga-at-lum (nu Qat Hum), fils de Ur ZU-AB,
petit-fils de Il-su la-ba. C. 5, 10.
Ga-at-lum, fils de Ra-bê ilu, de Harhamunakki.
C. 19, 1.
Gu-ni-su, père de Dir(SI+A)-um. D. 11, 10.
Gu-ni-su, père de Gir-zu-ni, D. 12, 15.
Gimil (ilu) Da-gan, fils de Bel i-li.
A. 11, 15.
NOMS DE PERSONNES
43
Gimil (SU) i-li (NI-NI) -su, fils de ZU-ZU.
A. 10, 8.
Gimil i-li, QA-SU-GAB, père de I-zi-ir qul-
la-zi-in. A. 13, i-
Gimil i-li (NI-LI), fils de Gal-zu, petit-fils de
UR-SAG Sippar et de SIT-NA-AT. C. 6, 1 1 .
Gimil Nanâ, fils de Me sa-lim, petit-fils de KA-
KA. B. 5, 5.
G1R-A-MU {ou Ardiya), père de SUB-SU GI
sag-tu. D. 5, 2.
Gir-am (ilu) Ma-lik, grand-père de Karibu (sa)
(ilu) ZA-MAL-MAL. B. 3, 8.
Gir-am (ilu) Ma-lik, grand-père de Ilu Ga-ni.
B. 5,15.
Gir-é Karibi, fils de Is-mâ ilu, petit-fils de UR-
UR. C. 12, 26.
Gir-é Karibi, fils de Ilu A-ha. D. 11, 1.
Gir-é (ilu) Ma-lik, père de KAL i-li (NI-NI).
A. 14, 5.
Gir-zu-ni, fils de ME-DÊ (ou SI) i-lum. A. 5.
10.
Gir-zu-ni (IS), père de Su-ni-um. A. 6, 17.
Gir-zu-ni, fils de Is-tup ilu. A. 6, 20.
Gir-zu-ni, père de Da-qu. A. 16, 4.
Gir-zu-ni, fils de La-mu-um, petit-fils de Da-
tum. B. 3, 2.
Gir-zu-ni, fils de Is-tup Karibi, petit-fils de Si-
na-na-tim. D. 7, 8.
Gir-zu-ni, fils de Gu-ni-su, D. 12, 14.
Gir-zu-ni, père de La-gi SUB. D. 13, 12.
Gir-zu-ni, fils de SUB-SUB amil SI. D. 13, 16.
Gir-ru-su amil SI, père de Bel (<) GIS BIL GA
ZU. A. 13, 24.
Gir-ra RA, grand-père de UT-IS et ZU-ZU-
A, 5, 2.
GIS-KU-GA-SU-AL-SI-IN, fils de Tam (*|)-
ma. A. 13, 5.
DA-DA, fils de Ur Marad-da, petit-fils de Ur-
keà-ki. C. 10, 12.
DA-DA, père de Sa-lim A-hu. C. 10, 24.
Da-da-lum, scribe, père de MU-SA GIR-su-nu.
A. 16, 6.
Dam-ba-ba, père de I-nin me-sum. A. 7, 19.
Dam-ba-ba, fils de Ilu QAR, petit-fils de Ra-
bê ilu. C. 10, 20.
Damqu i-lum, fils de Ra-bè ilu. C. 18, 27.
Da-num, fils de Is-qu ili (GAL-KALAMA).
A. 14, 11.
Da-qu, fils de Gir-zu-ni. A. 16, 3.
DAR-t-A-TUM MU-DA. C. 15, 4.
DAR + A-TUM MU-DA. C. 18, 7.
DAR-MA ba-ni, fonctionnaire PA, père de Ilu
A-ha. D. 10, 4.
DAR-MA SIB, fils de I-nin sa-tu. C. 16, 27.
DAR-MA SIB, fils de Ur ZU-AB, petit-fils de
Il-su la-ba. C. 5, 12.
DAR-MA MU-TUM, fils de Ra-bê ilu. D. 12, 11.
Da-tum, grand-père de Is-mâ ilu, I-ti ilu, E-a
TIG, Gir zu-ni. B. 3, 4.
Da-tum, grand-père de SU-AD-MU, I-da il,
Su-ru-us GI, Zi-ra. A-da-da. B. 5, 4.
DÊ-DÊ. D. 11. 3.
Du-da-tuè, père de I-li sa-tuè. A. 7. 17.
Du-da-tus, fils de Ur-NIN. A. 10, 3.
Du-da-tus, fils de Sal-la-la (MU). A. 10, 11.
Du-da-tus, père de Ên-bu ilu. A. 13, 18.
Du-da-tus, fils de I-su ilu, petit-fils de A-hu HU,
de Damigiki. A. 15, 21.
Du-da-tus, fils de I-NÊ i-lum. D. 14, 17.
DUP-SI-GA, fils de Gal-zu, petit-fils de UR-
SAG Sippar et de SIT-NA-AT. C. 6, 9.
DUP-SI-GA, fils de 1-ki-lum, petit-fils de Ur-
NIN. C. 6, 17.
DUP-SI-GA, père de Ma-la Nl-SU. C 6, 22.
DUP-SI-GA. C. 10, 1.
DUP-SI-GA. C. 10, 18.
DUP-SI-GA. C. 11, 25.
Dur (BAD)-il, père de Su-mu GI et de Bel (^) li-
id i-lum. D. 5, 9.
Dur (BADrsu-nu, fils de Su-ru-us GI. A. 12, 20.
Dir (SI-A)-um, fils de La-mu-sa. A. 4, 11.
Dir (SI-A)-um, fils de I-ti (ilu) Da-gan. C. 16, 6.
Dir (SI-A)-um, fils de Gu-ni-su- D. 11,9.
Ur AN Kl, orfèvre, père de Li-sa-lum. C. 18, 9.
Ur(ilu) AP. D. 14, 13-
Ur Ap-ra, père de Bê-li a-mi. C. 15, 3.
Ur Ap-ra, grand-père de NU-NI-DA. C. 18, 6.
Ur Ap-ra, scribe, fils de Su-mu Hum. C. 18, 24.
Ur (ilu) Aênan, nutw de Émarzaki, père de
Ur ÊN-GAL-DU-DU. C. 16, 16.
44
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
Ur ÊN-GAL-DU-DU, fils de Ur (ilu) Asnan,
iiulur Èmarzaki. C. 16, 15.
Ur (ilu) ÊN-ZU, fils de Ur-lsin, nutur G1S-K1N-
TI. C. 16, 12.
Ur (ilu) ÊN-LIL, grand-père de ME-S1S-S1S.
C. 7, 4.
Ur (ilu) ÊN-LIL, scribe, père de Zi-kar-SU-
D. 14, 15.
UR-UR, père de Bel (<) bi-în Sar ali. A. 15, 6.
UR-UR, grand-père de ZU-ZU et de GIR-é
Karibi. C. 13. 1 .
UR-UR, père de Pa-sa-ah ilu amil ZID-GID.
C. 14, 3.
UR-UR, fils de Su-ni-um, de Mar-Uru(?)ki .
C. 19, 4.
URU-KA-G1-NA, fils de ÊN-GIL-SA, pâtés1
de Sirpurla. A. 14, 7.
URU-SUB, père de La-a-gur. D. 13, 6.
Ur ZU-AB, père de Ga-at-lum, DAR-MA-SIB,
Be-li ba-ni. C. 5, 15.
Ur Isin, nutur GIS-KIN-TI, père de Ur (ilu)
EN-ZU. C. 16, 13.
Ur Kes-ki, grand-père de I-ti Ë-a. C. 9, 25.
Ur Kes-ki, grand-père de DA-DA et de KA
MA-MA. C. 10, 17.
Ur Kes-ki. C. 11, 11.
Ur Kes-ki, grand-père de I-si-im ilu. C. 11, 15.
Ur Marad-da, père de MU-MU. A. 13, 16.
Ur Marad-da, père de ZU-ZU. C. 3, 5.
Ur Marad-da, grand-père de Be-li sa-tu. C. 4, 13.
Ur Marad-da, père de I-ti Ê-a. C. 9, 24.
Ur Marad-da, père de DA-DA. C. 10, 13.
Ur Marad-da, grand-père de Ilu NU-IT. C. n, 10.
Ur NIN, père de Du-da-tuè. A. 10, 4.
UR NIN, grand-père de DUP-SI-GA. C. 6, 19.
Ur (ilu) Nin-KAR, père de Karibu sa MA-MA.
A. 9, 1.
Ur NIN-KAR, père de Karibu sa Il-la. B. 5, 11.
Ur (ilu) NIN-KAR : fonction), fils de BARA-KI-
BA, petit-fils de A-ku i(NI)-lum. C. 14, 11.
UR-SAG HUM {ou Qarrad Hum), père de I-zi-
lum et En-na É-a. D. 10, 1.
UR-SAG Sippar, père de Gal-zu. C. 6, 7.
UR-SAG Sippar, grand-père de DUP-SI-GA
et de Gimil i-li. C. 6, 13.
Ur (ilu) SI-LU, grand-père de Ti-da-nu. D. 6, 8.
Ur (ilu) SIR (ou MUS), fils de Sarru KU-LI.
A. rç, 7.
Ur (ilu) PA-GIS-BIL-SAG, fils de Ê-1M-1L
(Bit mutlillù), jardinier du roi. C. 16, 29.
Ur-SIT-an-ni, père de I-NÊ ZU-AP. C. 4, 3.
Ut-ti-ru, fils de Pal GA. A. 12, 7.
UT-IS (Tam-mil?), fils de Is-tup (ilu) ÊN-ZU,
petit-fils de Gir-ra RA. A. 4, 20.
ZU-ZU, fils de Is-tup (ilu) ÊN-ZU, petit-fils de
Gir-ra RA. A. 4, 21.
ZU-ZU, fils de A-ar Ê-a. A. 7, 2.
ZU-ZU, père de (ilu) EN-ZU is-sap, Sal-la-la,
Gimil (SU) i-li (NI-NI) -su. A. 10, 9.
ZU-ZU, scribe SU-AB, fils de La-mu-um.
A. 11, 2.
ZU-ZU, fils de Ur Marad-da, petit-fils de I-ki-
lum, patési de KI-'M (ki). C. 3, 4.
ZU-ZU, père de Be-li sa-tu. C. 4, 12.
ZU-ZU, fils de Is-mâ ilu, petit-fils de UR-UR.
C. 12, 24.
Zi-gur MU-NÊ, fils de I-li (NI-NI) A-hi. A. 1 3, 9.
ZI-ZI, grand-père de KU-KU. D. 7, 2.
ZI-ZI. D. 14, 4.
Zi-kar SU, fils de Ur (ilu) ÊN-LIL, scribe.
D. 14, 14.
Zi-im-tum, grand-père de Ilu ba-ni. D. 11, 13.
Zi-ra, fils de Ilu KAL, petit-fils de Da-tum.
B. 4, 15.
Ha-lum. A. 15, 16.
Ha-da-bi, père de I-ti ilu. C. 18, 21.
Ib-bu-bu, grand-père de Su-mu GI et de Bel (()
li-id i(NI)-lum. D. 6, 1.
Ib-lul ilu, scribe, fils de NU-GAL (fonction.?).
C. 14, 6.
Ib-lul ilu, père de I-da ilu. C. 17, 29.
I-da il, fils de Il-su QAR, petit-fils de Da-tum.
B. 4, 12.
I-da ili (>->Jf-), grand sukkal, père de (ilu) Ma-
lik ZI IN-SU (balatu irba). A. 11, 10.
I-da ilu, père de Na-mu-ru-um. C. 15, 27.
I-da ilu, fils de Ib-lul ilu, petit-fils de NU-GAL
(fonction.?). C. 17, 28.
I-da ilu, fils de 1-ku Ê-a de Kazurakki. C 19, 10.
NOMS DE PERSONNES
-45
I-dur ma-at, père de Karibu sa (ilu) Adad.
D. 12, 7.
I-URU-lS Be-li, grand-père de Ti-ru-um.
C. 17, 24.
1-zu-bu, père de Ilu A-zu. B. 5, 9.
I-zi-lum, fils de UR-SAG HUM, petit-fils de
TI-TI. D. 9, 1.
I-zl-ir qul-la-zi-in, fils de Gimil i-li (SU-NI-LI)
QA-SU-GAB. A. 12, 25.
I-kuE-a, deKazurakki, pèredel-dailu. C. 19, 1 1.
1-ki-lum, patési de KI-*| (ki), grand-père de
ZU-ZU. C. 3, 6.
1-ki-lum, fils de Is-mâ ilu, petit-fils de SIT-NA-
AT. C. 6, 1.
I-ki-lum, père de DUP-SI-GA. C. 6, 18.
I-ki-lum, grand-père de Ma-la NI-SU. C. 6, 23.
I-ki-lum, nutitr de Nanakki, père de MI-
DAR+A. C. 15, 13.
I-ki-lum, ancien de NIM-(ki), père de Ik-ru-ub
Ê-a. D. 12, 3.
Iq-su zi-na-at, fils de I-si-me, nutur des AasB
AasB. A. 15, 2.
Ik-ru-ub E-a, père de Is-mâ-il. C. 18, 19.
Ik-ru-ub Ê-a, fils de I-ki-lum, ancien de la ville
de NIM-(ki). D. 12, 2.
Ik-ru-ub ilu, père de Sal-lu-lu. A. 14, 22.
Ik-ru-ub ilu, fils de Karibu sa SU. C. 16, 23.
Ik-ru-ub ilu, père de A-nu bel (^) zu. C. 18, 17.
Ilu A-zu, fils de I-zu-bu, petit-fils de A-zub
Hum. B. 5, 8.
Ilu A-zu, juge, père de Karibu sa LU-LU.
C. 14, 21.
Ilu A-zu, fils de A-si-gu-ru-tu. A. 5, 6.
Ilu A-ha, fils de Sal-lu-lu, ^ tff A. 4, 8.
Ilu A-ha, père de I-li (NI-NI) A-hi. A. 16, 2.
Ilu A-ha, fils de Be-li TIG nu-Lur. C. 18, 1.
Ilu A-ha, fils de I-ti Nanâ, petit-fils de Amil Si
(fonct.?). D. 7, 4.
Ilu A-ha, fils de DAR-MA ba-ni, fonctionnaire
PA. D. 10, 3.
Ilu A-ha. D. 10, 13.
Ilu A-ha, père de Gir-é Karibi. D. 11,2.
lluÊN-KI. D. 14, 10.
Ilu ba-na, ancien de la ville, fils de SAB(LIB)-
TIG-BA. C. 14, 28.
Ilu ba-ni, fils de Ra-bê ilu. A. 8, 17.
Ilu ba-ni, préfet de MÂ-URU, fils de RAB-SUB
(fonct. ?). C. 1 5, 23.
Ilu ba-ni. fils deMI-DAR + A. C. 16, 4.
Ilu ba-ni, fils de A-hu pa-lik, petit-fils de Zi-
im-tum. D. 11, 11.
Ilu Ga-ni, fils de Sal-lu-lu, petit-fils de Gir-am
ilu Ma-lik. B. 5, 13.
Ilu GI, fils de Gal-zu. SU-NIN du prêtre de
LUGAL Maradda. C. 17, 16.
Ilu MU-DA, fils de I-ME-A. C. 16, 25.
Ilu MU-DA, père de Ti-da-nu. D. 6, 7.
Ilu NU-IT, fils de I-ti Ê-a, petit-fils de Ur Marad-
da. C. 11, 8.
IluNU-ME-A. D. 10, 12.
Ilu XIN-KAR. D. 12, 13.
IluKAL, prêtre de A-MAL à INÊ-URU- ki ,
père de Su-nu-nu. A. 15, 18.
Ilu KAL, père de Zi-ra. B. 5, 1.
Ilu QAR, père de Is-mâ ilu et de I-ti ilu, scribe.
B. 2, 9.
Ilu QAR, père de KA MA-MA. C 10, 16.
Ilu QAR, père de Dam-ba-ba. C. 10, 21.
Ilu QAR, fils de Ti-li-lum. C. 16, 21.
Ilu TIG, fils de Su-mu (ilu) ÊN-ZU. C. 15, 28.
I-li(NI-NI)A-hi,pèredeZi-gurMU-NÊ.A.i3,io.
I-li (NI-NI) A-hi, fils de Ilu A-ha. A. 16, 1.
1-li (NI-NI) A-hi, fils de A-hu MU-NÉ, petit-
fils de Is-tup ilu. C. 5, 2.
I-li A-hi, fils de B1L-SAG nutuv. C. 15, 18.
I-li (NI-NI) KAL, fils de Ên-na Hum, ancien de
Dûr-Sin. A. 7, 9.
I-li— ni (NI-NI-N1), père de Tu-li-da-da-nam.
A. 16, 13.
I-li (NI-NI) sa-tué, fils de Du-da-tué. A. 7, 16.
I-li (NI-NI) sa-tué, fils de SU-DA-TI. A. 14, 27.
I-li éar-ru, fils de I-ti SE sakkannok amil GIS-
GID-DA. A. 12, 11.
Il-ka ME-1R, père de A-da-da. B. 5, 3.
Il-su A-ha de, Kadùlumki, père de Ra-bê ilu.
C. 19, 8.
Il-su irba, fils de MU-MU, tondeur. A. 12, 15.
Il-su la-ba, grand-père de Ga-at-lum, DAR-
MA-SIB, Be-li ba-ni. C. 5, 16.
Il-su QAR, père de I-ti ili. C. 10, 4.
Il-su QAR, père de I-da il et de Su-ru-us GI.
B. 4, 14.
46
OBÉLISQUE DE MANISTU-lKMiA
Il-su ra-bê, patési de Basimeki, père de I-zub-
l.lum. A. 14, 15.
[-ME-A, père de Uu MU-DA. C. 16, 26.
I-mi (ilu) ÊN-ZU, père de En-na Hum. A. 6, [4.
I-mi (ilu) ÊN-ZU, fils de Ên-na Hum, ancien de
Dûr-Sin. A. 7, 10.
I-mi ilu, préposé de Kazurakki, père de A-bu-
bu. C. 1 5, 6.
I-mi ilu, fils de Karib Be-li. C. 17, 14.
Im-tum, père de I-si-im ilu. C. 11, 14.
I-NÊ ilu) ÊN-ZU, fils de Gal-zu daian, petit-
fils de Su-mu I;Ium. A. 4, 1.
I-NÊ ZU-AP, fils de Ur SIT-an-ni. C. 4, 2.
I-NÊ i-lum, père de Du-da-tus. D. 14, 18.
I-NÊ NE, nu-tur SA-(ow sa) NA-É, père de
MA-MA HU. A. 15, 9.
1-nin me-sum, fils de Uam-ba-ba. A. 7. 18.
I-nin sa-tu, fils de En-na È-a, marchand. D. 14, 5.
I-nin sa-tu, père de DAR-MA SIB. C. 16, 28.
In su-mi su-da-nu, fils de Is-a-lum. A. n. 25.
I-sub-lum [ou I-zub Hum1, fils de 11-su ra-bc.
patési de Basimeki. A. 14, 14.
I-su ilu, père de Du-da-tus. A. 15, 22.
I-si-im ilu, fils de Im-tum, petit-fils de Ur-
kes-ki. C. 11, 13.
IQ BIL-GI, fils de Be-li TIG, nutur amil SI.
C. 17. 25.
IQ BIL-GI, fils d'Ap-ra il, petit-fils d'Is-tup
Bel et d'Ap-ra il. D. 3, 6.
Is-a-lum, père de In su-mi su-da-nu. A. 12, 1.
lè-ga-lum, fils de Sa-ni. A. 11, 19.
Iè-tup (ilu) ÊN-ZU, père de E-pi-ir i-lum.
A. 3, 8._
Iè-tup (ilu) EX-ZU, fils de Gal-zu daian, petit-
fils de Su-mu Hum. A. 3, 18.
Is-tup (ilu) ÊN-ZU, père de UT-IS [ou Tammil)
et ZU-ZU. A. 5, 1.
Is-tup (ilu) ÊN-ZU, père de LUGAL (Sarru)-
Isin, fonctionnaire PA. D. 10, 8.
Is-tup-Bêl, grand-père de IQ BIL-GI et dAl-la.
D. 4, 5-
Is-tup ilu, père de Gir-zu-ni. A. 6, 21.
Is-tup ilu, grand-père de I— II (NI-NI) A-hi.
C. 5, 4.
Is-tup ilu, fils de AMAR-URU-URU, petit-fils
du prêtre. C. 15, 8.
Is-tup ilu. nutur, père de Ali-id-dus. C. 16, 2.
Is-tup ilu, père de Is-lul ilu. C. 17, 13.
Is-tup Karibi, père de Gir-zu-ni. D. 7, 9.
1-si-me, nutur AasB-AaiB, père de Iq-su zi-
na-at. A. 15, 3.
I-si-me, berger, père de Ga-la-ab E-a. D. n, 3.
Is-lul ilu. fils de Iè-tup ilu. C. 17, 12.
Is-mâ GA, père de La-ni. A. 14, 19.
lè-mà ilu, fils de Ilu QAR. petit-fils de Da-
tum. B. 2, 5.
Is-mâ ilu, père de I-ki-lum et de A-hu HU.
C. 6, 4.
Is-mâ ilu, père de ZU-ZU et de Gir-é Karibi.
C. 12, 27.
Is-mâ ilu, fils de Ik-ru-ub Ê-a. C. 18, 18.
Iè-qu ili, GAL-KALAMA, père de Da-num.
A. 14, 12.
Is-tu-tu. père de Nanâ AL-SU. B. 2, 2.
Is-tu-tu, père de Ê-a TIG. B. 2, 12.
I-ti È-a, grand-père de Ti-ru-um. C. 4, 7.
I-ti Ê-a. fils de Ur Marad-da, petit-fils de Ur
kes-ki. C. 9, 24.
I-ti Ê-a, père de Ilu NU-IT. C. n, 9.
1-ti (ilu) Da-gan, père de Dir(SI+A)-um. C. 16,7.
I-ti ilu, fils de La-mu-sa. A. 2, 15.
1-ti ilu. père de Su-ru-us GI. A. 3, 15.
1-ti ilu, scribe, fils de Ilu QAR, petit-fils de
Da-tum. B. 2, 7.
I-ti ili, fils de Il-su QAR. C. 10, 3.
I-ti ilu, fils de Ha-da-bi. C. 18, 20.
I-ti Nanâ, père de Ilu A-ha. D. 7, 5.
I-ti NAP, de Sippar, père de Gal-zu daian. A. 13,
21.
I-ti SE, sakkcmnak amil GIS-G1D-DA, père de
I-li sar-ru. A. 12, 12.
I-ti Tl. de Damigiki, père de NA-NÊ-UM.
A. 16, 9.
KA-KA, grand-père de Gimil-Nanâ. B. 5, 7.
KAL i-li (NI-U), fils de Gir-É (ilu) Ma-lik.
A. 14, 4.
KA MA-MA, fils de Ilu QAR. petit-fils de Ur
kes-ki. C. 10, 15.
KA MA-MA, père de Karibu sa Nanâ. C. 18, 23.
Karib Ba-lum, berger, père de A-ar ili. A. 4, 15.
Karib Ba-lum. A. 4, 19.
NOMS DE PERSONNES
47
Karib Be-li (NI), père de I-mi ilu. C. 17, 15.
Karib (ilu) Da-gan, fils de Al-la-la. A. 5, 8.
Karibu sa Ê-a, père de Ra-bè ilu. C. 5, 8.
Karibu sa Ê-a, père de A-ku Ê-a. C. 16, it.
Karibu sa (ilu) ZA-MAL-MAL, fils de MU-MU,
petit-fils de Gir-am (ilu) Ma-lik. B. 3, 6.
Karibu sa ll-la, fils de Ur N1N-KAR, petit-fils
de A-zub Hum. B. 5, 10.
Karibu èa i-li (NI-L1), fils de Be-li GI sakkan-
nak amil GIS-TI. A. 12, 3.
Karibu sa KUR-KUR, fils de LUGAL (Sarru)
Isin. D. 6, 3.
Karibu sa LU-LU, fils de Ilu A-zu, juge. C. 14,
21.
Karibu sa LU-LU, père de Ti-ir-su. C. 15, 16.
Karibu sa LU-LU, grand du pays de Sad BAR
alu IM. C. 18, 29.
Karibu sa MA-MA, fils de Ur (ilu) Nin KAR.
A. 8, 22.
Karibu sa MA-MA, père de SA (U) i-li (NI-NI).
D. 12, 9.
Karibu sa Na-nâ, fils de Su-mu GI, petit-fils de
RAB-SUB (peut-être nom de fonction)-
C. 10, 6.
Karibu sa Nanâ, père de Su-mu E-a et de E-
DA-DA. C. 11, 5.
Karibu sa Nanâ, fils de KA MA-MA. C. 18, 22.
Karibu sa (ilu) NU-MUS-DA. D. 10, ix.
Karibu sa NU-NI, père de NU-RA, servante du
dieu. B. 3, 12.
Karibu sa SU, père de Ik-ru-ub ilu. C. 16, 24.
Karibu sa (ilu) Adad, fils de I-dur ma-at.
D. 12, 6.
KU-KU. B. 6, 7.
KU-KU, fils de Ên-na Ê-a, petit-fils de ZI-ZI.
D. 6, 10.
KUR-SIS (=Asaridu), patési de GIS-UH-KI.
A. 12, 23.
Ki-ti-ti, père de Bel (^)-za-si-na-at. A. 13, 4.
La-a-gur, fils de URU-SUB. D. 13, 5.
La-gi SUB, fils de Gir-zu-ni. D. 13, 11.
La-gi SUB, fils de SUB-SUB. D. 13, 13.
Lam-gi-um, fils de E-bi-ir MU-NÊ. A. 3, 4.
La-mu-um, prêtre de ZA-MAL-MAL. A. 8, 19.
La-mu-um, prêtre de ZA-MAL-MAL. A. 9, 8.
La-mu-um, père de ZU-ZU. A. 11, 5.
La-mu-um, père de Gir-zu-ni. B. 3, 3.
La-mu-um, père de SU AD-MU. B. 4, 11.
La-mu-sa, père de I-ti ilu. A. 2, 16.
La-mu-sa. A. 3, 16.
La-mu-sa, père de Dir (SI-A)-um. A. 4, 12.
La-mu-sa, de Tig-gab-a-(ki), père de Ga-ni i-li
(NI-LI). A. 14, 25.
La-ni, fils de Is-mâ GA. A. 14, 18.
Lu-da-na-at, berger, père de Su-mi SU. D. 13,9.
Lu-zu-su, père de Su-mi SU. D. 14, 9.
Li-sa-lum, fils de Ur AN-KI, orfèvre. C. 18, 8.
Ma-an-iè-tu irba, roi de Kis. A. 1, 6.
Ma-an-sa-ki irba, fils de A-BIL-DA. C. 15, 21.
Ma-la NI-SU, fils de DUP-SI-GA, petit-fils de
1-ki-lum. C. 6, 21.
(ilu) Ma-lik ZI IN-SU (balatu irba), fils de I-da
ili, grand suklcal. A. 11, 9.
MA-MA HU, fils de 1-NÊ NÉ nutur SÂ-NA-É.
A. 15, 8.
MA-MA SER SU, fils de NA-NI sakkannak.
A. 11, 12.
MA-MA SER SU, fils de Ra-bê ilu. A. 13, 12.
ME-DÊ [ou SI) i-lum, père de Gir-zu-ni. A. 5, 1 1 .
ME-ZI-ZI. A. 5, 16.
ME sa-lim, père de Gimil-Nanâ. B. 5, 6.
ME sa-lim, fils du roi. B. 6, 13.
ME-SIS-SIS, fils de BARA-GI-SI, petit-fils de
UR (ilu) ÊN-LIL. C. 7, 2. ■
MU-MU, tondeur, père de Il-su SU (irba).
A. 12, 16.
MU-MU, fils de Ur Marad-da. A. 13, 15.
MU-MU, père de Karibu sa (ilu) ZA-MAL-MAL.
B. 3, 7-
MU-NA. A. 16, 14.
MU-SA GIR-su-nu, fils de Da-da-lum, scribe.
A. 16, 5.
Mi-it-tus, fils de Is-tup ilu. nutur. C. 16, 1.
Mi-DAR -f A, fils de I-ki-lum, nutur de Nanak-
ki. C. 15, 12.
MI-DAR+A, père de Ilu ba-ni. C. 16, 5.
NA-Ê-SUM, marchand, père de SUB Isin.
D. 11, 15.
Na-zi-tim (prophète du palais). A. 11, 17.
48
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
Na-mu-ru-um, fils de I-da ilu. C. 15, 26.
Nanâ AL-SU, fils de Is-tu-tu, petit-fils de A-
zub Hum. B. 2, 1.
NA-NÉ-um, fils de I-ti TI de Damigiki. A. 16, 8.
NA-NI lakkannak, père de MA-MA SER SU.
A. 11, i?.
NAR i (Nl)-lum, père de A-ku i (Nl)-lum.
D. 14, 12.
NU-GAL (fonction.?), père de Ib-lul ilu, scribe.
C. 14, 8.
NU-GAL (fonction.?), grand-père de I-da ilu.
C. 17, 30.
NU-NI-DA, fils de Be-li a-mi, petit-fils de Ur-
Ap-ra. C. 18, 4.
NU-RA, servante du dieu, fille de Karibu sa
NU-NI, petit-fils de BU-IM, navigateur.
B. j, 10.
NI-BA (alu) IM, frère du roi, père de A-li A-hu.
A. 10, 26.
NI-NI, père de TU-TU. C. 16, 9.
NI-SI-SI nu-tur SA-NA-É, père de SA(U)-
NA-QAR. A. 14, 2.
Sa-lim A-hu, fils de DA-UA, petit-fils de Ra-
bê ilu. C. 10, 23.
Sa-ni, père de Is-ga-lum. A. 11, 20.
Sa-tu-ni, père de Su-mu Hum. D. 10, 10.
SUB US-GAL, patési de KI-SLAH- (*f-ki).
C. 7, 14.
SUB Isin, fils de NA-Ê-SUM, marchand. D. 1 1,
14.
SUB-SU GI, sag-tu, fils de GIR-A-MU, petit-
fils d'Ap-ra il. D. 4, 8.
SUB-SUB, fils de Ê-a ra-bê, petit-fils de A-
zub Hum. B. 1, 9.
SUB-SUB, père de La-gi SUB. D. 13, 14.
SUB-SUB arnil SI, père de Gir-zu-ni. D. 13, 17
SUB Jà-ru-um, nutur de Sad BAR alu) Im-ki.
C. 12, 1.
Su-mu È-a, fils de Karibu sa Nanâ, petit-fils
de RAB-SUB (fonction.?). C. 11, 2.
Su-mu (ilu) ÊN-ZU, père de Ilu TIG. C. 15, 29.
Su-mu Gl, père de Karibu sa Nanâ et de E-KU-
KU. C. 10, 9.
Su-mu GI, fils de Dur il, petit-fils de Ib-bu-
bu. D. 5, 6.
Su-mu Hum, grand-père de lé-tup (ilu) ËN-ZU
et de I-NÊ (ilu) EN-ZU. A. 4, 3.
Su-mu I.lum, père de Ur Ap-ra, scribe. C. 18, 26.
Su-mu Hum, fils de Sa-tu-ni. D. 10, 9.
Su-mi SU, père de Be-li MU-DA (= iqbî).
D. 11, 8.
Su-mi SU, fils de Lu-da-na-at, berger. D. 13, 8.
Su-mi SU, fils de Lu-zu-su. D. 14, 8.
Su-ni-um, de Mar Uru (? Ici', père de UR-UR.
C. 19, 5.
Su-ni-um, fils de Bi-im. D. 14, 2.
Su-ni-um, fils de Gir-zu-ni (iS). A. 6, 16.
Su-ru-us GI, fils de I-ti ilu. A. 3, 14.
Su-ru-us GI, père de A-GIS-BIL-KAL et de
Dûr-su-nu. A. 12, 21.
Su-ru-us GI, fils de Il-su QAR, petit-fils de
Da-tum. B. 4, 13.
Pal Ê-a, de Girdaniki, père de Bel (^) bi-in sar
ali. A. 15, 12.
Pal GA, père de Ut-ti-ru et de Sar-ru GI i-li.
A. 12, 9.
Pa-sa-ah ilu arnil Z1D-G1D, fils de UR-UR.
C. 14, 1.
Pa-sa-ah ilu, arnil ZID-GID, père de Be-li sa-
tu. C. 17, 10.
PI-GI ali (fonction.?). D. 13, 7.
Sal-la-la, fils de ZU-ZU. A. 10, 7.
Sal-la-la (MU), père de Du-da-tus. A. 10, 12.
$al-la-la. A. 13, 14.
Sal-la-la, père de TU-TU. C. 16, 19.
Sal-lu-lu, El*" Hff Père de llu A"ka' A- 4- 9-
Sal-lu-lu. A. 5, 5.
Sal-lu-lu, fils de Ik-ru-ub ilu. A. 14, 21.
Sal-lu-lu, père de Ilu Ga-ni. B. 5, 14.
Qar-su, grand sukkal, père de Ti-ru-um. C. 17,
22.
Ra-bê ilu, père de Ilu ba-ni. A. 8, 18.
Ra-bê ilu, père de MA-MA SER SU. A. 13, 13.
Ra-bê ilu, fils de Karibu sa Ê-a. C. 5, 7.
Ra-bê ilu, grand-père de Dam-ba-ba et de Sa-
lim A-hu. C. 10, 26.
Ra-bê ilu, père de Be-li TIG. C. 18, 15.
NOMS DE PERSONNES
49
Ra-bê ilu, frère de TU-TU. C. 16, 20.
Ra-bê ilu, père de Damqu i(NI)-lum. C. 18, 28.
Ra-bê ilu, de Harhamunakki, père de Ga-at-
lum. C. 19, 2.
Ra-bê ilu, fils de 11-su A-ha, de Kadûlum(ki).
C. 19, 7.
Ra-bê ilu, père de DAR-MA MU-TUM.D. 12, 12.
RAB-SUB (peut-être nom de fonction), grand-
père de Karibu sa Nanâ et de Ê-KU-KU.
C. 10, 10.
RAB-SUB (fonction.?), grand-père de Su-mu
Ê-a et de È-DA-DA. C. n, 6.
RAB-SUB (fonction.?), père de Uu ba-ni.
C. 15, 25.
SAB (LIB)-TIG-BA, père de Ilu ba-na, ancien
de la ville. C. 15, 1.
SA (U) i-li (NI-NI), fils de Karibu sa MA-MA.
D. 12, 8.
SAL-1MER. D. 13, 1.
SA (U)-NA-QAR, fils de NI-SI-S1 nu-tur SÂ-
NA-É. A. 14, 1.
Saq-qul-lum, fils de Ê-a ra-bê, petit-fils de
A-zub-Hum. B. 1, 5.
Sar-ru GI i-li, fils de Pal GA. A. 12, 8.
Sar-ru Dûri (BAD), prêtre, père de Sar-ru i-li
(NI-NI). A. 15, 26.
Sar-ru i-li (NI-NI), fils de Sar-ru Dûri (BAD),
prêtre. A. 15, 25.
Sarru (LUGAL) Isin, grand-père de A-hu is-sap.
C. 17, S-
Sarru (LUGAL) Isin, père de Karibu sa KUR-
KUR. D. 6, 4.
Sarru (LUGAL) Isin, fonctionnaire PA, fils de
Is-tup (ilu) ÊN-ZU. D. 10, 6.
Sar-ru kînu(GI), père de (ilu) A-MAL is-da-gal.
C. 13, 25.
Sarru KU-LI, père de Ur (ilu) SIR {ou MUS).
A. 13, 8.
Si-na-na-tim, grand-père de Gir-zu-ni. D. 7,
10.
SI-<Hgfl-NI. A. 8, 4.
SlT-ZI, artiste scribe. A. 11,6.
SIT-BAR-KI {ou mieux sangu Bar(ki). D. 15, 1.
SIT-NA-AT, grand-père de I-ki-lum, A-huHu,
Gal-zu, DUP-SI-GA, Gimil i-li (NI-LI).
C. 6, 15.
SU AD-MU, fils de La-mu-um (Gimil abiya),
petit-fils de Da-tum. B. 4, 10.
SU-DA-TI, père de I-li (NI-NI) sa-tus. A. 15, 1.
Su-nu-nu, père de A-hu HI (tâbu). A. 15, 15.
Su-nu-nu, fils de Ilu KAL, prêtre de A-MAL
de Inê-uru(ki). A. 15, 17.
Tam (^f)-ma, père de GIS-KU-GA-SU-AL-SI-
IN. A. 13, 6.
Tu-kul-tim. D. 12, 10.
Tu-li-da-da-nam, fils de 1-li-ni (NI-NI-NI).
A. 16, 12.
TU-TU. C. 3, 10.
TU-TU, fils de NI-NI. C. 16, 8.
TU-TU, fils de Sal-la-la, frère de Ra-bê ilu.
C. 16, 18.
Ti-da-nu, fils de Ilu MU-DA, petit-fils de Ur
(ilu) SI-LU. D. 6, 6.
Ti-ir-su, fils de Karibu sa LU-LU, petit-fils du
prêtre. C. 15, 15.
Ti-li-Ium, père de Ilu QAR. C. 16, 22.
Ti-ru-um, fils de A-da-na-ah, petit-fils de I-ti
E-a. C. 4, 5.
Ti-ru-um, fils de Qar-su, grand sukkal, petit-
fils de I-URU-IS Be-li(NI). C. 17, 21.
TI-TI, grand-père de I-zi-lum et En-na Ê-a.
D. 10, 2.
50
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRBA
(b) NOMS DE DIVINITÉS
ilu Adad. D. 12, 6.
ilu A-zu. A. 5, 6.
ilu A-ha. A. 4, 8 ; C. 17, 3.
ilu A-MAL. C. 13, 24.
A-nu(?). C. 18, 16.
ilu AP. D. 14, 13.
Ap-ra. C. 15, 3, etc.
ilu Asnan. C. 16, 16.
Ê-a. A. 7, 3.
ÊN-GAL-DU-DU. C. 16. 15.
ilu ÊN-ZU (sin). A. 3,8.
ilu ÈN-(ki), D. 14, 10.
iluÊN-LIL. C 7, 4; D. 14, 15.
Bel (»-<). A. 11, 16.
Bêl«). A. 15, 5.
BIL-GI. C. 17, 25.
GA(?). A. 14, 19.
Gal-zu. A. 4, 2.
GA-NI(?). A. 14, 24 ;B. 5, 13.
GI (?). C. 10,9.
Girra. A. 5, 2.
ilu Da-gan. A. 5, 8.
DAR-A-TUM (?). C. 15, 4.
DAR-MA(?). C. 5, 12 ; D. 10, 4
ilu Z A-MAL-MAL. A. 8, 20.
Hum. A. 4, 3.
Ilu. A. 3, 15.
U-la (?), B. 5, 10.
1-nin. A. 7, 18; C. 16, 28 ; 1). 14, 5.
KAL, A. 7, 9.
Karibi. C. 12, 26 ; D. 7, 9.
ilu LUGAL-Marad-da. C 14, 27.
LU-LU. C. 14, 21.
ilu MA-L1K. A. 11,9.
MA-MA. A. 8, 23.
ME(?). B. 5,6.
Nanâ. B. 5, 5,
NAP(Bél). A. 13, 21.
ilu NU-ME-A. D. 10, 12.
ilu NU-MUS-DA. D. 10, 11.
NU-N1(?). B. 3, 12.
ilu NIN-HAR-SAG. C. 13, 26.
ilu NIN-KAR. A. 9. 1.
SE (Nabû). A. 12, 12.
SU. C. 16, 24.
ilu Sl-LU, D. 6, 8.
ilu SIR (MUS). A. 13, 7.
ilu PA-G1S-BIL-SAG. C. 16,
PAP-PAP (dim). D.6, 3.
ilu QAR (?). B. 4, 14; C. io,
TI. A. 16, 9.
29.
16.
(c) NOMS DE LIEUX
A-ga-nê-(ki). C. 16, 17.
(nâr) A-mas-ti-ak. C. 13, 21.
An-za-ma-tim. D. 9, 11.
Ê-mar-za-(ki). C. 16, 17.
Ba-az-(ki). A. 10, 1 ; 16, 20.
Bar-(ki). B. 6, 17.
Ba-ra-az-edin-(ki). B. 6, 18 ; 14, 19.
Ba-si-me-(ki). A. 14, 17.
Bit Gis-ma-nu-(ki). C. 13, 18.
Ga-za-lu-(ki). B. 7, 5 ; 19, 21.
NOMS DE LIEUX
Gir-da-ni-(ki). A. 15, 13.
GIS-UH-(ki). A. 12, 24.
Da-mi-gi-(ki). A. 15, 24.
Dan-ni URU is-tim. A. 16, n.
Dur (ilu)Sin. A. 6, 13 ; 7, 1 3 ; 10, 16, 22 ; 16, 21.
(nâr) Diglat. A. 9, 21 .
UD-KIB-NUN-(ki) (Sippar). A. 13, 22.
Zi-ma-na-ak. D. 8, 12.
Ha-ar-ha-mu-na-ak-(ki). C. 19, 3.
(alu)IM(ki). G. 18, 31.
l-NÊ-URU-(ki). A. 15, 20.
Ka-dû-lum-(ki). C. 19, 9.
Ka-zu-ra-ak-(ki). C. 15,7; 19, 12.
Kes-(ki). C 9, 25; 10, 17 ; 11, 11, 15 (lieu par-
ticulier, voir note).
KISLAH-(ki). C. 3, 8; 7, 16.
Kis. A. 1, 8; 16, 24; B. 14, 23; C. 24, 30;
D. 22, 21.
Kis-(ki). A. 10, 5 ; B. 7, 3 ; 14, 20.
Marad-da-(ki). G. 19, 17, 30 ; 24, 27.
Mar-ur-(ki), n" 150. C. 19, 6.
Mi-zu-a-ni-im. D. 9, 9.
Na-na-ak-(ki), C. 15, 14.
(nâr) NUN-ME, D. 9, 6.
(alu)NIM-(ki). D. 12, 5.
(SUG) [ilu] Nin-har-sag. C. 13, 26.
Si-lu-ga (alu) UT (canton de terre). A. 9, 14.
Si-im-tum. D. 9, 12.
RIT-TAB-(ki). D. 15, 6. 9; 22, 8.
(Sa-ad BAR (alu) IM (ki). C. 18, 31.
Sa-ad Gu-ni-zi. B. 6, 10.
Sa-ad Mil-ki-im. D. 8. 11.
Sir-pur-la-(ki). A. 14, 10.
TIG-GAB-A-(ki) ou Kutha. A. 14, 26.
(d) NOMS DE PROFESSIONS
A-bi ali. D. 12, 4.
Abarakku. A. 2, 17.
AasB ali. A. 6, 12.
AasB-AasB. C 18, 13.
AasB-GAN. A. 10, 19.
Amat ili. B. 3, 11.
ÈX-ME-LI (sa'ilu). A. 15, 27.
Amil GAN-G1D-DA. C. 14, 19.
Daianu. A. 4, 2.
Dam-gar. D. 12, 1.
Dup-sar. A. 11, 3.
Ummanu dup-sar. A. 11, 7, 8.
Amil ZID-G1D. C. 17, 11.
Irrisû (APIN) sarri. C. 17, 2.
IS. A. 6, 18.
MÂ-DU-DU. B. 4, 1.
MASKIM-GÊ. A. 14, 6.
MU. A. 10, 13.
Nagiru(GIR). C. 12, 28.
Nangaru. D. 13, 4.
NAR (LUL). A. 12, 10.
Nu- ^- (n. pr. ?). C. 17, 30 ; oppos. à Nu- tjf
Nu-tur AasB-AasB. A. 15, 4.
Nu-tur GIS-K1N-TI. C. 16, 14.
Nu-tur |E^yy -NA-É. A. 14, 3.
Nu-tur amil SI. C. 17, 27.
5ÛB (Ka + su) ou Karibu (passim).
PA. C. 19, 14. D. 10, 5, 7.
PA-HI. C. 13, 2, 8.
Pa-te-si, A. 12, 23.
QA-SU-GAB. A. 13, 2.
RAB-KALAMA. A. 4, 10.
RAB-SUB ou n. propr. C. 10, 10; C. 11,6;
C. 15,25.
RAB-SUKKAL. A. 11, 11.
53
OBÉLISQUE DE MANISTU-IRIiA
Ri'u. A. 4, 16.
RIT (= sangu). A. 8, 20.
Sabrû biti. A, II, 18.
SAC.-TU. D. 5, 1.
Sakkanaku. A. n, 14.
Sakkanak amil G1S-G1D-DA. A, u
Sakkanak amil G1S-T1. A. 12, 5, 6.
14.
Sarru. A. 1, 7.
SU-AB. A. u, 4.
SU-AZAG-DIM. C. 18, 10.
SU-I (gallabu). A. 12, 17.
SU-NIN. A. 9,25.
(Amil) SI. A. 13, 25.
TE LAL (gallû) RAB. A. 12,2.
Avant de fermer les listes des noms, il ne nous coûte pas de reconnaître que pour plusieurs d'entre eux, maint
point reste obscur, que dans l'état actuel de notre science, on ne peut éclaircir.
Le texte de l'Obélisque étant manifestement sémitique ou sémitisant, les noms ayant une apparence sémitique
devaient être transcrits prouijacent, les autres devaient être traités comme des idéogrammes relatifs. Généralement,
nous avons rendu ces idéogrammes par une valeur phonétique, quand celle-ci était assurée par un emploi courant et
documenté, et adaptable au contexte. En cas contraire, nous avons sursis et exprimé l'Idéogramme ut sic.
Quelquefois, nous avons gardé l'Idéogramme, bien que la valeur en fût très connue, et à cause de cela même).
Dans LUGAL-Maradda, SID, RIT, etc., la substitution se fait à vue d'œil, et l'esprit appréhende par un mouvement
plus simple et direct, le signe du texte original.
Des expressions comme Ur (dans les noms propres), patési, àirpurla[ki), etc., n'étaient, selon nous, à aucun titre,
idéographiques. Quelle qu'en soit l'origine, et quoique les syllabaires en donnent des valeurs équivalentes, on les
prononçait Ur, patési, etc. (Voir pour ce dernier mot pi. 13, nos 4 et 5, la 2e classe de briques d'Ardum narâm Susinak..
Pour un grand nombre de nous, il n'a pas été possible de discerner toujours si les éléments en étaient ou tous
idéographiques, ou tous phonétiques, ou de caractère mixte : Is-lu-lu, Sil-nci-al, etc.
STÈLE DE NARÂM-SIN
Pl. ii.
La stèle de victoire publiée par M. de Morgan, en tête de son Rapport sur ses premières
fouilles à Suse (Leroux, 1898) est en réalité l'œuvre du roi Narâm-Sin, assez connu déjà, par
un monument semblable, découvert en 1891 ou 1892 au pays de Mardin, et transporté au
Musée de Constantinople. Nous avons publié ce dernier relief, figure et inscription, dans le
Recueil des Travaux, XV, 62.
La stèle de Suse portait aussi au-dessus de la tête du roi, trois colonnes de texte. Les
quelques débris qui en restent, et qui ont échappé par hasard à une destruction que je ne crois
pas systématique, ont une grande importance, puisque certainement elles font allusion à des
événements historiques, alors que la stèle de Mardin-Constantinople me paraît être restée dans
les généralités, et ne se rapporter tout au plus qu'à une construction de palais ou de temple.
(Pour la question de provenance, voir les réflexions générales qui précèdent le déchiffre-
ment du texte de l'obélisque de Manistu-irba.)
Col. 1
(ilu) [Na-rja-am (ilu) ÈN-ZU
da-num
Col. 1
Narâm-Sin,
le puissant,
A.
54
Col. 2.
Col. 3.
STÈLE DE NARAM-SIN
Si-dur
Sa-tu-ni
Lu-lu-bi-im[ki]
ip-hu-ru-m[a]
girru (?)
im-[liku?]
a-na[yâsi]
i[n] [K]is
. . .SU (?). . . 7.U
A-MU-RU
Col.
Col. 3.
(prince) de Sidur. . . .
Satuni,
(prince) de Lulubi,
se réunirent
et une campagne (?)
décidèrent (?)
contre [moi]
dans la ville de Kis
il dédia, (je dédiai)
Il résulte clairement du bas-relief et de ces fragments de texte, que Narâm-Sin eut affaire
à une coalition (iphuru est absolument certain) des peuples de la montagne, tels que Lulubi,
Kassi et sans doute aussi nos Élamites, et qu'il les défit; notre monument est commémoratif de
ces événements, et fut érigé au milieu ou à proximité des peuples, ennemis ou rebelles, qui
venaient d'être vaincus.
Après Anu-banini dont nous avons publié, avec de Morgan, dans le Recueil des Travaux
(XIV, 100), la stèle à Zohab, nous rencontrons un nouveau roi de Lulubi, appelé Satuni, nom
bien sémitique et peu rare dans l'onomastique ancienne de ces pays (Voir Obéi. Man. D. io, 10 :
OBI, I,pl. phot. VI, III, 14).
On savait déjà par les Omina, II, 10, 11, que Narâm-Sin, comme Sargani sar ali, avait
bataillé dans ces parages, qu'il était allé au pays d'Apirak, et qu'il avait vaincu Rîs-Adad, roi
de cette contrée. La chose paraît dorénavant historiquement établie.
Les premiers signesde la 2e col. , KAS (harrânu) suivi de MIR, semblent bien figurer les élé-
ments originaux du signe ëJTT|n[ LIGIR, comme il apparaît aussi par ce signe moderne.
Toutefois, le contexte nous impose ici le sens de « campagne, expédition », qui se trouve déjà
dans le premier élément «girru, harrânu », ou quelque chose de semblable. Il existait effective-
ment, avec ce sens, un idéogramme, dont la première partie est mutilée, qui finissait en MIR
(MIR ou TU, si l'on considère les formes modernes). Or, la partie mutilée ne pouvait être que
KAS, RAS, puisque l'idéogramme complet avait les valeurs harrânu, alaktum, girrum (© 51,
col. I, 43, Del. HWB à girru). Cet idéogramme KAS+MIR serait le nôtre dans la ire ligne de
2e colonne.
Dans la 3e colonne, Kis paraît indiqué comme le théâtre d'un événement, soit que la
STÈLE DE NARÂM-S1N
55
bataille y fut livrée, soit, bien plutôt, que le butin et des trophées y aient été consacrés aux
dieux. En tout état de cause, cette bataille et cette consécration eurent heu '.
Je réserve la traduction du texte anzanite, ajouté plus tard à la stèle de Suse, par le roi
Sutruk-Nahhunte,pournotre deuxième volume d'inscriptions, celui des Inscriptions amanites. 11
y est fait allusion évidente à Narâm-Sin, à sa stèle, et probablement au lieu où le roi élamite la
trouva avant de la transporter à Suse (Voir les réflexions générales précédant le déchiffrement
de l'obélisque de Manistu-Irba).
C'est à une occurrence d'un autre genre que nous devons la stèle de Constantinople
Col. i.
Col.
Col. 3.
Col. 4.
[Narajm [ilu ÊN]zu
[da]-num
ilu ÉN-KI
in ki-ib-ra-tim
ar-ba-im
NA-E (= zikaru)
[sa] ir-tim
[a-a-b]e
[utirru ?]
kisal kalama (?)
u
ki-gal
îs-pu-uk (Hilpr.)
sa duppu
su-a (Hilpr.)
u-sa-za-ku-ni
(uu) .Jfqf
[isidsuj li-su-ha
u
SE-ZIR
li-il-gu da
[i-]ni-[su]
u
[P]I (uznu)
[qa]-ti
Col.
Col. 2.
Col. 3.
Col 4.
Narâm-Sin
le puissant
(roi élu) par Êa
dans les régions
les quatre,
héros
qui la poitrine
des ennemis
a refoulée ('?),
le Kisal du pays (?)
et
le Kigal
il a entassés.
Celui qui cette tablette
ci,
enlèverait,
la déesse Ninni
et
(ses fondements) qu'ils arrachent
et
sa progéniture
qu'ils perdent!
sa vue
et
(son) ouïe,
(sa) main
(et ),
(qu'ils frappent !)
BRIQUE DE NARAMSIN
Pl. 13. I
Si Narâm-Sin savait conquérir, comme nous l'avons vu plus haut, il savait aussi faire
œuvre de paix.
Certainement, il construisit à Suse soit des temples, soit des palais. Ce fragment de brique
qui a été trouvé à Suse, et qui porte son nom, en fait foi :
Na-ra-a[m (ilu)] Ê[N-ZU] Narâm-Sin,
sar-ru — roi...
dan-g[a] puissant,
sar-[ru] roi....
Ainsi va toujours croissant le nombre des villes, où ce grand roi a perpétué son souvenir.
Suse est à ajouter à Babylone, Sippar, Nipur, Maradda(ki), Sirpurla, -VT -UNU(ki), et au pays
de Mardin-Diarbékir.
L'emploi de Sar-ru, phonétiquement écrit au lieu de l'idéogramme usuel LUGAL, pour
nouveau qu'il soit dans ces sortes de formules, ne peut point nous étonner. L'obélisque de
Manistu-irba nous fournit d'autres exemples pareils : Sar-ru GI ili. A. 12, 8; Sar-ru Dur
(BAD). A, 15, 26; Sar-ru ili, A. 15, 25; Sar-ru GI, C. 13, 25, où le mot sarru ne peut
guère être que celui qui signifie « roi », c'est-à-dire LUGAL. Les Achéménides écriront aussi
à deux reprises èa-ar-ri(rabû). Voir à la fin du volume.
i-7
IN
Pl. 12. Cône de Karibu sa Susinak
(Dessiné par J. de Morgan)
CONE DE FONDATION DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK
Pl. i:
Il existe dès maintenant plusieurs exemplaires de ce cône, dans les collections de Suse.
Le texte n'en est pas absolument nouveau; les sept premières lignes ont été publiées par
Winckler, Untersuchungen, p. 157, d'après Brit. Mus. 53, 12-19, 57- G. Smith avait signalé
ce document, et attribué à un patesi de *~\\<\ HM : RI-TU, Eridu ! La teneur complète et
vraie du texte est la suivante :
10.
Karibu sa (ilu)^PÏ ERIN (Su-
sinak)
pa-te-si
^f I ERIN (Susi) ki
sakkanak
ma-ti
NIM-(ki)
màr tt^W T BI is-hu-uq
ilu ^fj ERIN (Susinak)
é-nê-sum-ma
Bit (ilu) SU-GU
i-pu-us
1 . Karibu sa (ilu) Susinak
patesi
de Suse,
préfet
5 . du pays
d'Élam,
filsde^^yVyBIishuq,
au dieu Susinak *
son seigneur,
10. le temple du dieu SU-GU
a construit.
Les parties douteuses dans l'un des cônes sont absolument certaines dans les autres.
Le premier signe est, généralement, le signe KA avec l'enclave jÊj. Ce dernier élément
revêt, dans quelques-uns de nos exemplaires (voir pl. 12), une forme particulière qui fait penser
à(1 (Voir Scheil, Recueil des signes, n° 141). Ce signe, KA + x, permutait donc avec
KA + SU, et cette identification ne peut être douteuse. SU lui-même, quand il est employé,
est parfois retourné ^ pour la commodité du scribe. J'ai dit plus haut, pourquoi je
donnai à ce signe le sens de Karibu, sens qui ne saurait être douteux, lors même que la lec-
ture matérielle en devrait être modifiée.
Le dieu de notre dédicace est le dieu titulaire de Suse; nous le retrouverons fréquemment.
Son idéogramme est pareil à celui de la ville même de Suse, et signifie « le dieu susien ».
6o CÔNE DE FONDATION DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK
On rencontre ces variantes :
■Hf- ^i hhmït
-HP- ^FJI BHMÏT
-HF- &$ ^T KHÏÏ
alors que le nom de Suse (si longtemps méconnu dans les tablettes de la IIe dynastie d'Ur),
s'écrit «JPT WJMÏÏ <M. et aussi : ^ & HMfT <Iêf.
Le nom antique de Suse, d'après les plus reculés de nos documents, était ^| ^ -\\
Su-àe-en;^ ^\ fc|j^ Su-su-un, (ainsi s'expriment les textes anzanites de Silhak In Susinak),
ou encore ^JJ *£=]] Jf "g^yy ^JEJ fa/j Sa-a-sa-ki sa Nim-ma-ki, selon une inscription
deKurigalzu, Hilpr. OBI. I, pi. 21, n° 43, II. 3, 4. Plus tard, sous les Sargonides et les Achémé-
nides, nous trouvons diverses variantes du même nom ; Susi, Surp. Zimm., II, 162; Susan
Assurb. VI, 27; Susi, Scheil Nabon. III, 43 ; Su-sa-an(ki), Achém. cf. inf., elles sont connues.
Je ne citerai que pour mémoire le texte du roi d'Élam, ]-»{- <^] lêlIt-TTT èar ilàni,
contemporain des Sargonides, texte publié plus loin dans ce volume, et où le prince se
dit sar {]]]«) JJ »B=ff $»-*i. Cf. infr. p. 80 Suèa{ki).
Si c'était une règle générale que lorsqu'un dieu et une ville ont un idéogramme pareil, ils
eussent du même coup un nom commun, tels, le dieu Assur et la ville d'Assur, la déesse
Nina et la ville de Nina, nous tirerions facilement de Sâsa, de Susen, de Susi, ou Susi le nom du
grand dieu de Suse. Mais il y a des exceptions à cette règle, et nous écrivons avec des signes
semblables le nom du dieu de Nipur et celui de la ville de Nipur, bien que le premier soit à
lire Bel ou En-lit, et le second Nipur, sans aucun doute.
Or, il se trouve, et nous le savons par les textes assyriens, qu'il existait réellement un
dieu susien (et le premier de tous), dont le nom est tiré du nom même de la ville de Suse. R. II.
57. 48 c. d, nous apprend que le Ninip d'Élam s'appelait *-*^- Su-si-na-ak. Cette coïncidence
nous fixe. Étant certains parla provenance de nos nombreux documents que^Vj (var. ►-^JeT)
HII&-TTT ^M est Suse, il nous paraît impossible que le dieu -*f- «-^J (var. '-WSV IËII^TTT
dont le nom signifie « dieu Susien » ne soit pas Susinak. G. Smith, qui ne connaissait point
l'idéogramme de Suse, ^PT HHMfïï <M> qu'il lisait RI- HW quelque part, et assimilait à
Eridu, se fût fait grand honneur en identifiant par une sorte d'intuition, Susinak et (ilu) ^]
(var. ^M, comme dans nos textes archaïques) lEjIlE^t^Pf. Ce dernier signe SES qui ne
peut-être qu'un équivalent de l'ERIN archaïque l'aurait-il mis sur la piste, puisque dans le
même volume (R. II. 57, 64, c. d.) le même Ninip d'Élam allégué plus haut est exprimé par
l'idéogramme »-*f ^J| lÉÊllË<Sr<yT ? Il n'en est rien. G. Smith connaissait tout simplement
le texte II, R. 60. obv. a, où on lit 9. 10 :
(ilu) Ar-man (ou sin)-nu sarru sa Rapiqa (ki)
-HF" -VJI HENNIT — sa Su-sa-an (ki), « dieu roi de Suse ».
CONE DE FONDATION DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK 6i
Par une conclusion qui s'impose après tout ce que nous avons dit, il faut rectifier la publi-
cation R., en baissant d'une ligne la 2e col. de 60, a, comme l'a fait Strassm. , A. V., n° 756.
De la valeur SES dérive peut-être cette lecture. Mais il y avait déjà une autre assonance
dans l'idéogramme, car ^-Sp^l (qui alterne avec >~W]) a la valeur Sus (Brunn. 3012). Il
importe peu que cette valeur ait été attribuée à »-^>E| à cause de sa présence dans l'idéogramme
de Suse, ou qu'elle ait été antérieure à cet emploi et adoptée pour l'assonance ; elle confirme
l'identité du nom divin et du nom géographique.
J'ai dit que dans l'idéogramme de Susi et Susinak, le dernier signe JêHfH^TERIN, employé
anciennement, a été remplacé plus tard par lëllEKË^TT, et que ces deux signes devaient être
apparentés. En réalité, ces deux signes n'en font qu'un. Dans le premier, l'appendice NUN ^"TTTT
qui signifie nunu, rabû, rubû « grandeur et pullulation » est remplacé dans le second par K^TT
dont le sens est esébu qui veut dire aussi « pulluler », comme son synonyme enébu.
Une alternance semblable s'est produite dans un groupe de même genre, le signe
lÉII^&^TITT^ GUR, karù, « le plus grand multiple des mesures de capacité, du blé en
particulier ». Or, l'élément ^^JU qui exprime l'idée de multitude et de pullulation est
remplacé, dans le même signe, à la fin de l'Empire babylonien, par *-]]] qui a le même sens,
comme nous l'avons dit ci-dessus.
Tel contrat que l'on voudra, de l'époque de Nabonide, dira par exemple :
- JItt T «T m. 1HT ^T T<Hfïï~ T<« «f -*T
>
ina qatâ J Ta-qis a-na bit karô iddin-na.
Les signes I^II^TTT et I^H^C^TT sont donc, à certains égards, un seul et même signe ; le
dieu >-*f- »-^y Mlt^TlT ancien et le dieu ^VT IêlI^^TT moderne ne sont qu'un seul et
même dieu, Susinak. Plus tard, sous les rois élamites contemporains des Sargonides, cet
idéogramme s'est encore simplifié, et l'on trouve le signe ^^JJ dans les textes anzanites, ainsi
employé dans >~*f- -*¥] ^£^TT> Pour exprimer le dieu Susinak.
La terminaison ak dans Susinak est sémitique et, semble-t-il, fait un adjectif du mot
auquel elle adhère. Susinak signifie « le Susien ». Cette désinence termine assez fréquemment
des noms géographiques, par exemple : Kazurakki, Obéi. Man. C, 15, j.Nanakki, ibid., C,
15, 14. Harharnunakki , ibid.C, 19, 3.
Comment expliquer le terme In-Suèinak, si ordinaire dans les textes anzanites pour désigner
notre dieu? Nous avons dit plus haut, que sur les exemplaires très nombreux du même texte,
nous trouvions comme variantes aussi bien, >-»f- -£-^1 *~W] lUIfHfflf lugalani que »->f- *^]
IeIIEHm I lugalani, c'est-à-dire Nin Susinak que Susinak. N'est-ce pas de la première variante
qu'est issu In-Susinak, soit que la première lettre iV se soit affaiblie chez les Anzanites, soit
que, à côté d'eux, les Sémites aient songé à la valeur ênu, entu (« maître, dame ») du signe
^^T (cf. bêlu, bêltu, autre valeur de NIN), et prononcé eux-mêmes parfois, En Susinak?
62 CÔNE DE FONDATION DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK
Notre patesi Karibu sa Susinak n'était que lieutenant (sakkanak) d'Élam, et dépendait,
sans aucun doute, comme vassal, d'un roi d'Ur.
La racine pnr est assez connue par les autres langues sémitiques, mais il faudrait savoir la
valeur précise de C^^I^T C^< avant d'adopter la signification « écraser, briser ». Certainement
le signe ÉZ^J^y s'est perpétué sous la forme plus simple ^C^T! SIM, RIG, qui avec le signe
£3 fournit maintenant de nombreux idéogrammes (Brunn., 5179-5188) avec, à la base, le sens
de « lien, enveloppe ». Ainsi le nom de notre patesi aurait le sens assez naturel « il (tel dieu, ou
bien lui-même) a brisé son enveloppe, son lien », et pourrait se lire Sîbu ishuq ou Sîbèù
ïshuq '.
È-nê-sum-ma me semble être pour ênisu « son seigneur », de énu. Faut-il alléguer que
dans la langue de Su, ce même mot e-ne veut dire dieu (Bezold, Proceed. SBA, il, 173, etc.
Planch., col. IV, 9-1 1)? et ce sens est encore plus approprié à ce passage.
Le dieu Sugu (= Sêbu) ou « l'Ancien ».
1. Cette hypothèse se trouve pleinement justifiée par la découverte récente (hiver 1900), d'un nouvel exemplaire de
ce cône, où se lit, au lieu de ^^|^T| , le signe simple £Z^£^| | SIM, RIG.
STATUETTE DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK
L'inscription suivante' se trouve gravée sur
une statuette d'albâtre. Le sujet était debout, drapé
dans une robe frangée, et faisant sans doute le geste
liturgique des deux mains placées l'une sur l'autre,
ramenées devant la poitrine. Mutilé par le haut et le
bas, ce petit monument ne mesure plus guère que on'i 5,
alors qu'il devait atteindre entier om2=; àom30. Fort
heureusement l'inscription a été très peu atteinte, et les
noms du titulaire et de son ascendant sont facilement
restituables au complet, au moyen du cône de fondation
^îLU du même Karibu sa Suèinak, publiée ci-avant. Sans
nul doute, ce patési était une sorte de Gudêa susien, et
dès maintenant, il est permis d'espérer que les pro-
chaines fouilles nous le feront mieux connaître.
Le texte des cônes de fondation est généralement très soigné, de bonne écriture, à l'encontre de
celui qui nous occupe présentement, où les signes ont été tracés avec grande négligence.
Col. 1,
Col.
10.
A-na ' Col. 1 .
(ilu) AL UR KA
Karibu sa (ilu) -^T ERIN (Su-
èinak)
pa-te-si
-VT ERIN-(ki)
sakkanak
ma-ti
NIM-(ki)
mâr £3£±] T^J bi is-hu-uq
(?)
u LA kaspi Col. 2.
u LA erî
10.
A
AL-UR-KA
Karibu sa (ilu) Susinak
patesi
de Suse
lieutenant
du pays
d'Élam
fils de J^£
(?)
<y^y bi ishuq
et un LA d'argent
et un LA de cuivre
1. Dessinée par G. Jéquier.
64
STATUETTE DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK
Col. 3.
kuz-zu
a bi lum
5. A ina libbi A-MU-TE
sa LA-É-BI
u-sa-za-gu-ni
(ilu) Susinak
(ilu) Samas
10. u(ilu) NA-URU-TI
u(ilu)...
ilu N[ER-URU-GAL]
SE-PA[L {pour ZIR)-su]
li-il-gu-[du]
5. é-(?)la-ti-[su]
li-is-kup (kip)-[pu]
trône (?).
Col. 3.
5 . de l'eau il y a amené.
Celui qui ce LA
enlèverait,
que le dieu Susinak,
Samas,
10. le dieu NA-URU-TI,
et le dieu
que Nergal,
sa progéniture
perdent,
5 . et ses rejetons
qu'ils tranchent!
Cette petite inscription fourmille, en effet, d'irrégularités, au point de vue de l'écriture.
Col. 1, 2, les deux derniers signes sont mal définis, et je lis sous toutes réserves ^TT— *-t=U-
Ligne 3, ERIN est un peu différent du même signe dans la ligne cinquième, et dans 2, 8, BI
dont la lecture est cependant certaine, dans la dernière case, se trouve disloqué.
Col. 2, ligne 1, le signe u ne ressemble pas au suivant, à cause de l'obliquité de ^\*-. Le
LA de 2, 6 est plus chargé que les précédents, et tranche aussi sur le LA de 3, 5, si tant est
qu'il y ait ici un LA. Un trait de séparation s'impose après A ina libbi A MU TE. Dans 2,7,
le signe u est incomplet. Quant au sens, reconnaissons qu'il reste assez obscur, dans la partie
proprement spécifique de l'inscription, ou deuxième colonne. Le premier signe est bien la
conjonction, puisqu'on le retrouve ainsi fait dans la liste des dieux, 2, 10. Rien n'empêche de
commencer ainsi une phrase; cependant la première colonne tournant sur une cassure, il peut
nous manquer une ligne (LA (TAG) }} Y : un LA de lazulite, par exemple), qui se continuait
par : et un LA d'argent, etc.
Le passage en apparence analogue de Stat. B Gud. VII, 50-55, alan-é sa azaga nu za
gina nu-ga-a-an sa urudu nu sa an-na-nu zabara-nu... TAG-kal a-an, ne s'adapte pas ici.
Le LA était l'objet votif de l'inscription, et probablement un bassin ou une fontaine. LA
avait le sens d'argile et de vase d'argile, hasbu (Brunn., 985). Hasbu passa au sens de vase en
général, et nous trouvons hasbu kaspi, « un hasbu d'argent », K. 1349, 41 (Winckler KT, II,
1, ligne 41). Comparez Zimmern, Surpu Wlll, 34, itti mamit tj *~^\- ■ ■ « D'un sort par le
vase. . . (qu'ils te délivrent!) » LA y est déterminé par le bois'.
r. Le texte OBI, I, texte 33, mentionne un fait semblable à celui relaté dans notre texte, ligne 22... BI (tak) usu,
E har sag kalama (ma) a, E ki agga-na ge, gu id Kal (ilu) Latarak, a el su tag ga ku, im mi in gar « Un BI (avant de
signifier un contenu, ce signe exprimait le contenant, et était un hiéroglyphe de vase), un BI de diorite, pour amener
(lapatu) de l'eau pure dans le temple d'Êharsag kalama, sa maison préférée, au bord du canal Kal Latarak, il fit ».
STATUETTE DE KARIBU SA (ilu) SUSINAK 65
Dans la 2e ligne, col. 2, il nous faut absolument erû. Les signes urudu et um y sont
confondus, au profit de ce dernier. L'inverse a eu lieu dans Stat. B. Gud., IX, 5, he-urudu A^
où il faudrait hi-um \. Ailleurs, 83, 1-18, 1335, °^y- "> II (d'après Jensen, KB. III, 46),
urudu (erû) est rendu comme dans notre texte par um. Remarquons cependant que la confusion
n'est pas complète, puisque le signe de notre texte est bien fermé par devant, comme il le faut
dans urudu, au lieu que le signe um, à cette époque, est ouvert; déplus, dans le grand rectangle,
notre signe n'a que deux traits verticaux intérieurs, au lieu que le signe um, à cette époque,
en a trois.
2, 4. L'emploi de abilum, (apilum?) perm. de bai est très problématique.
2, 5. A la ligne II, 6, l'usage de <|Y>-JËf| au lieu du pronom relatif ^ est aussi insolite.
2, 10. Le dieu NA-URU-TI pourrait bien être le dieu Narudu ou Naruda des Surpu
(Zimm., II, 182; VIII, 12). On peut alléguer aussi III R. 66, 9 b. >~>^- Na-ru-du »-iJf- ^ ^*~,
et III R. 66, 14 d. *-*^- Na-ru-du >~*^- ^^j- Narudu est l'époux ou l'épouse des Igigi -£-£Ey
HTW ÉF*fffc?j£TVR.ai,30,a.
3, 3 . Il y a bien PAL pour ZIR.
3, 6. Il y a peut-être plus vraisemblablement li-is-kip[pu\ (liskipu). Mais alors le signe
ressemblant à AL, c'est-à-dire »-|H. qui a déjà les valeurs kab, et kub s'enrichirait encore de
celle de kib, ce qui est très possible. Liskupu serait admissible, s'il était prouvé que le verbe
avait une double vocalisation au parfait, comme kanâsu : iknus, iknis — sabâtu: isbat, isbut
— takâtu : atkal, atkil.
TEXTE DU LION
Ce fragment d'une inscription' archaïque sans titulaire connu, est tracé sur un bas-relief
représentant un lion couché. C'est la dernière colonne d'un texte votif pareil aux précédents.
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3=3
O
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■»
tfz D
i . [u]-sa-za-gu
u
pisannu (?) rabu
[us]-ra-bu-us
5 . (ilu) Susinak
u
[ilu] Nèr-uru-gal
isid-su
li-su-ha
10. u
SE-ZIR-su
li-il-gu-da
[b]e-li
u (?) sib (?) si-ni
15. [i]n uz-ni-su
[su]-ub-si
1 . (Celui qui cet objet) enlè-
verait
et
le grand bassin (?)
détruirait,
5 . que Susinak
et
Nergal,
ses fondations
arrachent,
10. et
sa progéniture
perdent !
ô seigneur!
1 5 . dans son entendement,
produis
Les caractères sont en général bien tracés. Comme signes intéressants, il faut remarquer 3,
pisannu? 8. isdu, 9 ha, 12. il, 9, 12 U. Pour uèrabus (4), rac. an, cf. uribbu temensa, Lay. 38, 14.
1. Dessinée par G. Jéquier.
STÈLE D'ANUBANINI
67
Avant de quitter ce genre de textes archaïques, notons que le type le plus développé s'en
trouve sur le monument d'Anubanini, roi de Lulubi, que nous avons publié autrefois dans le
Recueil des Trav., XIV, 100 et suiv. Afin de la rendre plus accessible à un grand nombre,
j'estime utile de redonner ici ce texte avec corrections et restitutions, après nouvel examen de la
planche XI, tome IV, de Morgan, Mission scientifique en Perse. Il ne sera point déplacé en ce
lieu, puisqu'il est aussi de provenance quasi élamite.
Col. 1
(llu) Anu ba-ni-ni Col. 1.
sarru da-num
sarru Lu-lu-bê-im(ki) (ou ki-im)
sa-Ia-am-su
5 . u sa-lam (ilu) >^]
i-na sa-du-im
Ba-ti-ir
us-zi-iz
sa sa-al-mi-in (Jens.)
10. an-ni-in
u dub-ba-am (ou BA-AM =
suatu ? Hilpr.)
u-sa-za-ku
(ilu) Anu-um
u (ilu) Ani-tum
15. (ilu)ÊN-LIL
u (ilu) NIN-LIL
(ilu) Adad
u (ilu) ^Hf
(ilu) Sin
20. u(ilu)Samas
. . . bê (?)-lum
at (ou tu)
Col. 2. (ilu) Nin. . . Col. 2.
u(ilu)...
(ilu) EN...
be-el (?)...
5 . i-lu ra . . .
u sa-[âs-me]
ir-ra-dam
li-mu-dam
li-ru-ru-us
Anubanini,
roi puissant,
roi de Lulubi,
sa statue
5. et la statue de la déesse Ninni,
sur le mont
Bâtir,
a fait placer.
Celui qui ces statues
10. ci
et cette inscription
enlèverait,
qu'Anum
et Anitum,
15. Bel
et Bêlit,
Adad
et Ninni,
Sin
20. et Samas,
le dieu Nin
et le dieu. . . ,
le dieu EN. . .
seigneur de. . .
le dieu (?) de. .
et des batailles,
de malédiction
funeste
le maudissent!
6S
STÈLE D'ANUBANINI
Col. 3.
10. si-ra-su {pour zir
li-il-ku-du
ti-am-ti
e-li-tum
u sa-pil-tum
15. saZU-AB
a-bi-[su]
u su-sa-[su]
li-il-ku-du
nâr. . .
20. u nâr. . .
sû-ur-[su-su]
u su-ur-[su. . .]
Sa ..
in. . .
a-i . . .
10. sa progéniture
qu'ils perdent!
que la mer
supérieure
et inférieure
15. de l'abîme,
ses parents
et ses rejetons
anéantissent!
que le fleuve. . .
20. et le fleuve . . .
ses racines
et les racines de .
Col. 3. [emportent?]
qu'il n'ait pas.
1. Cette manière de prêter une hypostase aux fleuves (bien plus quand il s'agit des mers) n'est pas isolée dans la
mythologie babylonienne. Par exemple, dans le texte de Craig, Rel. Texts, I, 52, 24. 25, on lit en sens inverse :
mâr Diglatnâr Purat nâr Me Kal Kal nâr Dur-Kib n[âr...]
Nâr Si-kut nâr A-ra-ah-tum na-ram-ti Marduk lip[patrunikku lippasru]
que je lis et traduis :
Que les fleuves, Tigre et Euphrate, les canaux Mekalkal et Dur Kib et...
que les canaux Si-kut et l'Arahtum cher à Marduk te délivrent et t'absolvent!
Cf. Scheil, Rev. Hist. des relig., 1897, sept.-oct., p. 204 (en bas).
V V
BRIQUE DE ARDUM-NARAM (itu) SUSINAK
(Exemplaires très nombreux. Spécim. PI. 13, nos 2-3)
10.
15
(An) NIN -VT ERIN (Susinak)
lugal-a-ni-ir
nam-ti
I-da-du
pa-te-si
-Vf ERIN-(ki)
Ardum naram (NITA KI-AG)
(An) NIN -Vf ERIN
dumu Kal(an) Ru-hu-ra-ti-ir
ê libit labara nu-un-gi
ê libit gi libit al-lu-ra
ê ki-azag-nun-na
egir-ra mu-na-ru
nam-ti-la-ni-ku
mu-un-na-ru
1. A Nin Susinak,
son roi,
pour la vie
de Idadu,
5 . patesi
de Suse,
Ardum naram
Susinak
fils de Kal(an) Ruhuratir,
10. les vieux murs n'a pas restaurés,
avec des murs neufs en briques,
le Temple Ki-azag nun-na
il a renouvelé;
pour la bénédiction de sa vie
15
il l'a reconstruit.
! Nous avons déjà dit que le nom du dieu dédicataire est écrit tantôt NIN ^] ERIN,
d'où Ên-Susinak (NIN = énu), tantôt plus simplement ^T ERIN ou Susinak. De plus, au heu
du signe simple ^l on rencontre aux mêmes endroits son gunu^m est ^ M e t qu 1 a la
valeurs comme on peut le constater plus loin dans la brique de TemhrHalh, pi. 15, n 3.
lign 4 et 10, dans le nom divin et dans le nom de Suse.
Sur ces briques, les variantes fourmillent. En effet, chaque inscription était tracée à la main,
et aucune n'a été imprimée au moyen d'estampille. Le signe ERIN enjarticul.er revêt les formes
les plus diverses, JU-ffl !£Ml -^ MM JH^ M^â ■ etc"> sans ^e ,e
moindre doute puisse subsister sur son identification.
70
BRIQUE DE ARDUM-NARÂM (ilu) ÔUSINAK
Quant au nom du titulaire de ces briques, Ardum naràm Susinak, on peut formuler contre
notre lecture, l'objection que le nom propre, à l'encontre de la coutume, n'est pas renfermé en
entier dans une seule case, et qu'on lit sur les originaux : NITA Kl AG | (an) NIN «-^f ERIN
et Ardum | narâm \ (itu) ^^] ERIN. Cette objection est sérieuse. Peut-être est-ce Idadu, patési
de Suse et serviteur chéri de Susinak, qui est le vrai titulaire de l'inscription. Dans ce cas, à
l'encontre d'une autre coutume dans des inscriptions analogues, nam-ti (ligne 3) se trouverait
sans régime, et il faudrait traduire : pour (sa) vie, Idadu, patési de Suse, serviteur chéri de
Suèinak, Jils de a reconstruit.
2. Le nom divin >~^T ERIN, quelles qu'en soient les variantes, dans sa forme ordinaire ou
précédé de NIN, est toujours suivi de Lugal-a-ni-ir , ce qui nous renseigne sur le caractère
masculin de notre divinité.
3. Lesio-ne NAM est composé de deux éléments presque toujours séparés l'un de l'autre,
à bonne distance.
4. Idadu peut bien être un mot anzanite. Il ressemble fort à Undadu, cité par Jensen,
WZKM, VI, 21 3. J'ai cru trouver une variante I-da-da.
5. Idadu était patési de Suse; une variante le fait patési de N\M.-ma(ki). Son existence,
que nous apprennent des documents contemporains se trouve encore confirmée par les briques
de Silhak In Susinak, lointain successeur d'Idadu : « Kal-Ruhuratir, fils de I-da-ad-du, avait
construit le sanctuaire d'In-Susinak; » dit ce roi dans un texte anzanite (306). Notre Ardum
narâm Susinak étant fils de Kal-Ruhuratir, travaillait au nom et bénéfice de son grand-père
Idadu. Si, d'après l'autre interprétation possible, Idadu est le titulaire de la brique, nous avons
à enregistrer deux Idadu, le premier, fils de Kal-Ruhuratir, selon le texte même de la brique,
et le second, père de Kal-Ruhuratir, selon le texte de Silhak In Susinak, cité plus haut.
9. Kal-(ilu) Ruhuratir est un nom propre composé à la manière sémitique. Kal est « l'indi-
vidu, le prêtre, le serf », d'un dieu à nom anzanite. Ce dieu avait un temple à Suse, et parmi
nos textes anzanites, il a ses briques votives. Son parèdre était le dieu Hi-is-me-di-iq
ou aussi Is-mi-ti-iq (477, 918. Textes anzanites). Le premier dieu ne pouvait s'appeler Sup-
pak-ratir, lecture qui serait plausible, si on n'avait la variante Ru-ha-ra-te-ir (966. Textes anza-
nites). Une variante (40) ku-ti-ir pour ra-ti-ir, d'après le fragm. 40, serait très acceptable du
point de vue anzanite, mais reste encore sujette à caution, à cause de son isolement.
Le dieu Ruhuratir n'est autre pour nous que le dieu La-hu-ra- x, qu'il faut lire La-hu-
ra-til. La valeur til du signe >-< semble très prisée chez les Élamites. Ainsi, Bi- >-< -ya-èu est
à lire Bitilyasu (cf. inf.). Le dieu Lahuratil est mentionné dans les Sur pu II, 162 (Zimmern)
parmi les dieux susiens. Susinak (ilu SUS-SES), Ja-ap-ru, Humban, et, d'après le même
auteur (p. 80), dans 43204 a. b (ilu) La-hu-ra- »~< = (ilu) BAR ]], c'est-à-dire de NIM-(ki) ou
Ninip d'Élam. De même R. II, 57, 43, c, d, où il faut aussi restituer Ninip ina NIM.
On sait avec quelle facilité permutaient en anzanite les liquides r et / (Lagamar et Lagama/;
cette dernière lecture en al est documentée non plus seulement par des textes assyriens ou
babyloniens, mais aussi par un texte inédit anzanite d'une brique de Kutir-Nahhunte, que je
BRIQUE DE ARDUM-NARÂM (ilu) ÔUSINAK 7.
publierai dans le volume suivant). Les liquides r et n s'échangeaient avec la même facilité, tels
aha-ar et aha-an, etc. Peut-être le nom La-hu-ra >~< est-il à lire directement Lahuratir, en
attribuant à >~< la valeur tir. Cette valeur me semble de préférence applicable dans Brùnn., 1562,
*~< E^|t *~<T< tir-ra-ti = kisû « bois, verger ». On sait que tirru a précisément ce sens par
II R. 23, 56, e, f, où tir-rum est synonyme de ki-is-tum; et l'idéogramme même de kiètu est
(GIS) TIR (Vtyifll). Que pourrait-on d'ailleurs tirer de be-ra-ti? Delitzsch cite ce dernier (berati)
à kiètu comme un synonyme, sans toutefois oser l'insérer dans ses racines ma.
10. Plusieurs exemplaires donnent, pour ê libit labar, la variante é JtJ j£j où é ur
correspond à ê libit et ku à labara.
11. Remarquable est ici l'emploi de libit al-lu-ra pour libit al GUSUR-ra, ce qui semble
prouver que dans l'usage le signe de GUSUR avait, ou la valeur de ur (ce qui était théorique-
ment acquis), ou la valeur lu par corruption de al-ur-ra en al-lu-ra. Le ][Hf de la ligne
précédente est peut-être le même GUSUR.
12. Au lieu de ki azagnun na on trouve ki azag an-na et ku azag nun na, et aussi, pour
le tout, c=yyy| ^^y IêII^*~yyy ^I^f' norn signifiant qu'il s'agissait du temple par excellence de
S use.
13. Egir-ra peut s'entendre, dans l'espace, de la partie postérieure du temple. Il est préfé-
rable de l'imaginer dans le temps, et de lui donner le sens de ensuite, à nouveau. Dans des con-
textes semblables, on trouve la formule entière rendue par utis, « il a renouvelé ». Pour munaru,
on trouve mu-un-na-ru.
V V
BRIQUE DE ARDUM NARAM (ilu) SUSINAK
(DE STYLE ET DE LANGUE SÉMITIQUE)
(4 pièces se complétant et débordant l'une sur l'autre. Spécim. Pl. 13, nos 4, 5)
1 . A-na (ilu) Susinak
bô-li-su
a-naba-la-tû-um
I-da-du
5 . pa-te-si
Susi (ki)
Wa-ar-du-um
na-ra-am
(ilu) Susinak
10. mâr Kal (ilu) Ru-hu-ra-ti-ir
i-ga-ra-am
ku-up-ra-am
labiram ul u-ri-kis (?)
i-ga-ra-am
15. e-es-sa-am
sa e-pi-ir-im
bit ku-azag-nun-na
wa-ar-ga-su (ou zu)
i-pu-us
20 . a-na ba-la-tù-su
u-se-pi-is
1 . Au dieu Susinak
son seigneur,
pour la vie
d'Idadu,
5 . patesi
de Suse,
Ardum-
naram
Susinak,
10. fils de Kal (ilu) Ruhuratir,
les murs
d'asphalte
vieillis, il n'a pas fortifiés ;
(avec) des murs
1 5 . neufs
en terre (briques),
le temple ku-azag-nun-na
après lui
il a fait ;
20. pour la bénédiction de sa vie
il l'a fait faire.
2. Lugalani est rendu largement par belïsu.
4. Balatuest rendu avec t, et le signe tum sert pour tu comme c'est l'ordinaire des textes
anzanites.
BRIQUE DE ARUM-NARAM SUSINAK 73
5 . Patesi paraît bien avoir été prononcé ainsi.
7. Les Babyloniens nous ont habitués kwardam pour ardam.
13. Le dernier signe de cette ligne ressemble fort à ERIN des lignes 1 et 9. Nous n'avons
malheureusement aucune valeur phonétique simple de ce signe. L'idéogramme des textes précé-
dents auquel un mot, à cet endroit-ci, doit correspondre adéquatement, est GI, et je ne trouve
dans les valeurs de GI, avec le sens convenable, que rakasu qui puisse s'appliquer à 11-ri... ; ou
faut-il lire uri-§iè (d'un verbe rasâsu), conformément à ce que nous avons dit plus haut des
signes ERIN et SES (page 61)?
16. Un autre fragment de la même inscription sémitique a, pour epirim, la lecture abso-
lument certaine e-pi-ir-ti-im. C'est la première fois que se rencontre la forme féminine singu-
lière epirti correspondant au pluriel bien connu eprâti, comme epru à epirê. Cf. infr. Brique de
Temti-Halki.
10
BRIQUE DE KUK-KIRPIAS
(Plusieurs exemplaires. Spécim. Pl. 14.)
Ce prince dont le nom signifie « serviteur du dieu Kirpias » (cf. Vocab. kassite, Rev. 1 .
Kvk-ia— ardu), est signalé dans une brique de Silhak (an) In Susinak (808 textes anzanites),
comme un des ancêtres de ce roi et bâtisseur de temples :
U] Silhak (an) In Susinak sak Sutruk(an) Nahhunte gig
lipak haniq(an) Susinak gig sunkik Anzan
Susunqa ] Ku-uk (an)Kir-p[i-as] siyan... kusis.. .
an -VT ERIN (Susinak)
lugal-a-ni-ir
Ku-uk Kir-pi-as
sukkal- mah
5. sukkal NIM-ma
Si-par (ki)
u -V! ERIN-(ki) (Susi)
mâr Nin Si-il-ha-ha
ê ur ku nu-un-gi
10. ê libit gi (signe BIL)
libital-lu-ra
Ê ki azag nun-na (var. an-na)
u-ti-is
nam-ti-la-ni-ku
15. in-na-dim
10,
15
Au dieu Susinak
son roi
Kuk-Kirpias,
grand gouverneur,
gouverneur d'Elam
Sipar (ki),
et de Suse,
fils de Nin Silhaha ;
les murs d'asphalte vieillis il
n'a pas fortifiés ;
avec des murs neufs
en briques,
le temple Ki azag nun-na
il a renouvelé;
pour la bénédiction de sa vie,
il l'a reconstruit.
3. Le signe Kir de Kirpias est rendu aussi par }K sans gunu.
4. La dignité de sukkallu ne peut différer beaucoup de celle de patesi. L'Élam est encore
vassale de la Babvlonie.
BRIQUE DE KUK-KIRPIAS
75
6. Par dans Sipar (ki) est rendu certain par 604, et surtout par 1004, qui est un texte calli-
graphié, et où, à la différence de mas, par est fait à la manière archaïque, avec le trait
horizontal à la base.
8. Nin Si-il (lil)-ha-ha. La lecture lil n'est pas incorrecte, ,mais le signe qui y correspond
devait aussi avoir la valeur il, et notre mot serait Si-il-ha-ha. Le n° 3, pi. 15, semble bien avoir
Sî-'J^yyy ha-ha. Voir Temti Halki, plus loin.
Il y a les variantes c=y <<i <J et ^<^><y . Ces signes se sont confondus avec le n° 27 de mon
Recueil de signes archaïques, où j'ai précisément montré la valeur il attribuable au n° 27, par
l'équivalence : (LUGAL) 27-la-ag = (LUGAL) X^i^W la-ak = (sar) Uruk (Brunn. 4849). Entre
NIN et Silhaha, on rencontre parfois un signe indécis qui est ^]]] (11 18), pour le relatif èa.
Silhaha serait donc un régime, et le nom de Nin-Silhaha signifierait : Seigneur de Silhaha! Il
existait, d'après les textes de Silhak(an) In Susinak, un ancien roi du nom de >*v: ha-ha.
1 140 a Ê-UR-KU nu-un-ha-gi.
10. Enfin le fragment pi. 14, n° 5, du même Kuk-Kirpias, fournit la variante intéressante de
^yy^ pourË5&£^y, qui se lisent d'ailleurs tous deux GI.
Ê-ur-ku nu-un-gi
È libitHTfA--
Libit al-lu-[ra]
E ki azag an-[na]
utis...
C'est la première fois que dans nos textes, on rencontre le groupe géographique NIM-ma
Si-par(ki) u Susi(ki). Il y a évidemment là une division et une opposition : Elam Sipar est dif-
férent de Susi, et les deux forment un tout-
Le texte de Mutabil (Brit. Mus., 51, 10-9, 152 ; Winckler Unters., p. 156) n'y contredit pas:
Mutabil
Mutabil
10.
J5
sakkanak
Dur ilu(ki)
mahis
gagad
ummân
Ansan(ki),
Elam-tim
Si-par-ki-im
u +-*f\ ERIN (corriger ainsi
Winckler)
Ba-ra-'-si-im(ki)
prince
de Dur ilu(ki),
qui a brisé
10. la tête
des troupes
d'Ansan,
d'Élam
Sipar(ki),
15. et de Suse
Bara'sim(ki).
?6 BRIQUE DE KUK-KIRPIAS
Le même accouplement avec abréviation, apparaît dans le texte d'Alu-usarsid (Hilprecht,
OBI, pi. IV, ligne 6-10):
inu NIM-(ki) u Ba-ra-se-(ki) inira
« après qu'il eut subjugué Élam et Barâse ki... »
(Le makis (c=j ^\]) gagad (^]]^) de Mutabil explique tous les éléments de l'idéogramme
deAlu-usarsid,^yy^= t| £&]], que les syllabaires rendent par nâru.
NIM détermine les localités d'Élam. Il précède ou suit le nom qu'il affecte. Ici, nous avons
NIM-(ma) Si-par-(ki). Dans les tablettes (2 Ur de Telloh), on rencontre NIM AnSan(ki),
NIM Humurti (ki); la statue B. Gud., VI, 64 a (al) AnSan NIM (ki).
BRIQUE DE TEMTI HALKI
(Nombreux exemplaires. Spécim. Pl. 15, 1 à 4.)
Timti-Halki ou Temti Halki est aussi mentionné postérieurement dans les Inscriptions
anzanites de Silhak (an) In Susinak :
I *T HT HT< - <M siyan
kus
is,
comme ancêtre du roi et constructeur de temple (Textes anzanites, 11 34). Il est vrai, le nom
diffère par une légère variante Tepti pour Temti. Personne ne voudrait, je pense, trouver en
cela un argument rédhibitoire de l'identification; car nos anciennes briques elles-mêmes ont
quelquefois Tepti, comme on peut le lire sur le n° 2 de la planche 15.
Le vieux roi Silhak (an) In Susinak n'est pas seul à commémorer Tepti Halki. Nous
retrouvons ce dernier nom, dans une brique d'un roi de la fin de l'Empire élamite, dans un
texte sémitique.
E-RU-A Te-ip Hal-ki sarri ta-bi-iq « la construction du roi Tep-Halki se ruinait »
(Voir pl. 25, 2, Brique de (an) Susinak sar ilâni). Nouvelle variante, même nom. «
Tepti est ce mot qu'on a lu quelquefois Dipti, en donnant au signe élamite ^f la valeur
DI, tandis qu'on a affaire au signe Vj TE. Dans la pierre de Za'aleh, on rencontre déjà cette
forme (col. 2, I. 6), sous le signe ^]]} (Tabl. comp. Amiaud, n°2oo).
Tepti, Temti, Tep n'a rien à voir naturellement avec le duppu assyrien, comme on l'a cru.
Mais ce mot signifie bien plutôt bêlu « seigneur », comme nous le verrons ailleurs.
Temti-Halki était aussi fils de Nin-Silhaha, et par conséquent, frère de Kuk-Kirpias. Un
autre fils de cette famille a laissé un nom, sans qu'on puisse savoir s'il a régné, comme il
résulte de ce même texte :
1 . Te-im (var. ip)-ti Hal-ki
sukkal mah
sukkal NIM-ma Si-par-(ki)
u -TJT (SUS)-ERIN(ki)
1 . Temti Halki,
grand sukkal (ou gouverneur),
gouverneur d'Élam Sipar (ki)
et de Suse,
78
BRIQUE DE TEMTI-HALKI
5 . màr Nin *]]] (sa) Si-el-ha-ha
ahu naram
^yyy (sa) Ku-n Gu-gu
zi-a-na-am
*]\\ (sa) e-pi-ir-tim
10. a-na(ilu) -TJ! (SUS)-ERIN
nam-ti-la-ni-ku
in-na-dim
io.
fils de Nin sa Silhaha,
frère chéri
de Kuri-Gugu,
un temple
de briques
au dieu Susinak,
pour la bénédiction de sa vie,
il a construit.
4. Au lieu du KT^I^ÏÏ habituel après Si-par-ki, le texte 2, pi. 15 a ^[ (lign 4). Cf. Brunn.,
7773 = u.
L'emploi ^]]] sa pour le relatif ^ semble constant par ce triple exemple dans une seule
petite inscription.
Le nom de Kuri Gugu rappelle agréablement celui de Kuri Galzu. Kuri Galzu signifie, on
le sait, rê'i Kas'sî « pasteur de Kassû », Kassû pouvant être nom divin et nom ethnique. Notre
Gugu serait, par analogie, et un dieu Gugu m, et un pays mât Gugu son, et cette assimilation
semble plus fondée que toutes celles essayées sur Gog et Magog, jusqu'à ce jour. Del. Par.,
246, 247. Cf. un dieu Ga-ga. Zimm., Surp. , VIII, 15, et un pays Gaga, Brit. Mus., El-
amarna, I, 38.
Dans deux noms propres, Kuk-Kirpias et Kuri-Gugu, nous rencontrons des vestiges de
langue kassite, en pleine capitale élamite. Il est probable que les langues kassite et anzanite ont
de commun beaucoup plus qu'on ne l'a cru, et qu'en tout cas, elles ne sont pas absolument
étrangères l'une à l'autre.
8. Il est agréable aussi de rencontrer le mot zianam dans un texte sémitique, avec le sens de
« temple », et ce sens est certain. Qui douterait encore que le siyan si fréquent des textes anzanites
ne fût un emprunt, et ne fût absolument identique à notre zianam? La racine de ce mot ne
saurait être que i«i si usité au piel avec le sens de « orner », et presque exclusivement appliqué
aux temples. Il se retrouve sans doute sous la forme de zi-na, entre samû et irsitum dans le vocab.
kass. obv. col. 2, 21. Le mot kassite correspondant est zi-in-bi-na qui, lui-même, ne paraît pas
pur d'alliage.
BRIQUE DU ROI ATTAIIUSU ou ATTAPAKSU
Pl. 15, n° 5
Silhak (an) In Susinak mentionne aussi le roi Attapaksu (At-ta-hu-su) dans une de ses
briques (Textes anzanites, 1354), comme ancêtre, et comme constructeur de temple, à Suse. Le
présent texte est d'Attapaksu lui-même. Ce nom a un aspect bien anzanite, si on le compare à
Attamatu, cité par Jensen, d'après G. Smith, WZKM, VI, p. 215. Atta signifie « père» en
anzanite. Dans une stèle inédite, Silhak (an) In Susinak appelle Sutruk-Nahhunte : At-ta
haniq iirime « mon père chéri » ; comme il nomme Kutir-Nahhunte : i-gi hamit urime « mon
frère bien-aimé ». Le mot atta néosusien est donc le même terme. Pak-èu est sans doute nom de
divinité, et le sens du nom royal s'expliquerait par « Paksu est père ». A-a étant un idéo-
gramme de abu, peut-être faut-il aussi lire, Attapaksina, le nom du dieu A-a-pa-ak-si-na dans
Asurb., VI, 40.
Notre Attapaksu s'intitule « pasteur du peuple de Suse », comme cet Enne-Istar de Kis, « roi
des SAB ou hordes de Gis-uh-ki », OBI, Hilpr.^ II, 50.
Il est probable,, par la ligne 4e, qu'il était aussi frère de Kuk-Kirpias et de Temti-Halki.
At-ta-pak-su
ri'u SAB Susi (ki)
ardu naram (NITA Kl AG) (ilu)
Susinak
mâr Nin si...
Attapaksu,
pasteur du peuple de Suse,
serviteur chéri du dieu Susinak,
fils de Nin si-[ilhaha]...
BRIQUE DE ME-KU-BI
Pl. 15, n° 6
(an) -VT
Nin URU AN NA
Nin-a-ni-ir
ME KU Bl
Mârat Bil-la (?)-ma (ou Gi-la-ma)
pa-te-si
As-nun(?)-[nak]
Dam...
A la déesse ^],
dame d'Uru Anna,
sa dame,
ME KU BI
fille de Billama,
patesi
d'Asnunnak,
femme de...
Ce texte d'une princesse vouant des temples à ses dieux, nous remet en mémoire le rôle
important qu'à cette époque reculée, la femme jouait en Orient. J'ai signalé autrefois les suscrip-
tions historiques :
Mu dumu sal lugal patesi Ansan(ki) ba tuk.
Mu Ni-?-midaku dumu sal lugal nam nin Marhasi(ki) ba il. Co. Nif. 394.
« Année où la fille épousa (ou devint) le patesi d'Ansan. »
« Année où Ni...midaku, fille du roi, fut élevée à la principauté de Marhasi. » Rec. des Tr.,
XVII, 38, 40 et note 6, et XIX, 55, note.
La restitution Asnunnak est assez probable. Les territoires de Susiane et d'Asnunnak
étaient certainement limitrophes. Je rappellerai le texte que j'ai rapporté de Sippara et publié au
Rec. des Tr., XIX, 55, n° 11.
« Année de l'écrasement de Suse (et) d'Asnunnak. »
Un contrat de Niffer (2* dynastie d'Ur), Mus. Co. 11, implique des relations entre cette ville
et Asnunnak. L'emprunteur *]]] gE HPfïï •"*! <M (( dans Asnunnak restituera « (Rec. des
Tr., XIX, Scheil, notes, p. 55).
Une autre pièce de comptabilité de l'époque du roi Rim-Anum (Musée Co.), mentionne des
BRIQUE DE ME-KU-BI
esclaves de SU-EDIN-ki (Assyrie), Asnunnaki, Asuru (ou Asiru) qu'Arad-Sin, homme de
Guti, et Marduk nasir, fonctionnaire de Martu, ont rendus (Rec. des Tr., XX, Scheil, notes
p. 64, 65).
Une autre pièce inédite de l'époque de Rîm-Anum (Musée Go.), porte :
1 ££: ^ (sic! et non din) Bel
Amil «=|-nun-na-ki
sa is-tu Gu-ti-a-ba-al-ki
1 »-Jf- Da-gan ba-an
u-su-ri-a-am
« Ihi Bel, homme d'Asnunnak, que du pays de Gutiabal, Dagan-ban a délivré ! » Le gu, on
le sait, ressemble fort à mu et v. v., à cette époque, et peut-être y a-t-il Mutiabalki, c'est-à-
dire Emutbal. Le pays d'Asnunnak devait se trouver à la base du Poucht-é-Kouh.
FRAGMENT DU ROI M SIN
Pl. 13, n° 6
Le nom du roi est mutilé. Ni Bur Sin, ni Gimil Sin ni Inê Sin ne s'adaptent aisément à ce
qui en reste.
|P (an) ÈN-ZU K Sin
[na-]ra-am (an) ÈN-LIL chéri de Bel.
L'écriture est ferme comme dans le texte d'Attapaksu, et tient par certains côtés de celle de
la dynastie dite 2e d'Ur.
INSCRIPTION DE HAMMURABI
Personne ne s'étonnera de rencontrer à Suse, sur un gros bloc de granit noir, une
inscription commémorative du roi Hammurabi. Nous savons assez, par les suscriptions histo-
riques des contrats de son époque, par les listes dynastiques *4^ (Bu. 91-3-9. 284, Cuneif. Texts
Brit. Mus. '), que ce prince eut longuement affaire aux Élamites, qu'il mit définitivement fin
à leur influence en Babylonie, par une série de guerres heureuses.
Le texte *^ publié par Budge signale de façon certaine, au moins deux années de guerre
avec Élam et Émutbal, les 30 et 31'"". Si on y ajoute celle de l'écrasement de Suse et d'Asnunnak
signalée à la suite du texte de ME-KU-BI, et celle-ci inédite :
coi. 172 •. ^ <u ^ïï m m *t *<m <n ^ m 3 <<> 3=
Mu ki kus lu-ub Larsa (ki) gis ku bi in sig
« Année où (Hammurabi) frappa de ses armes les troupes de Larsa »
qui appartiennent presque certainement au règne de Hammurabi, nous aurons un total de
quatre ans de guerre avec Élam et les rois élamites de Babylonie.
1. J'ai rapporté de Sippara (Co. 16) un fragment de W^S, qui permet de combler quelques lacunes des textes
allégués ci-dessus :
Rect. mu Ha-am-mu-ra-bi Iugalé Rect. Année de Hammurabi, roi.
mu y! *>-\\ (') \|*-F (■') kalama(ma) in gar Année où il procura le bien-être du pays.
mu gis gu za para-mah an SIS-ki Kâ-dingir-ra Année où il fit le trône du sanctuaire de Nannar
mu-un-na-dim à Babylone.
mu (dur) GÂ GI-A ba-ru Année où il construisit Dur Gâgia.
[mu]. . . kalama. . . dim Année où il fit le du pays.
[mu]. . . dim Année où il fit
Vers, mu [Samsu] i-lu[na]. . . in gar
mu [dur] Ar-gi-ki. . . [u]n-na-dim (?)
mu id Sa-am-su i-lu[na]. . bal
mu id Sa-am-su-i-lu-na he-gal
mu gis gu-za aga. . . \^\ (an) SAG-DU
mu alam-ka Su-an. . .
mu Uruk-ki lugal £^| har-sag id
mu ué-sa Uruk-ki lugal £^|
Vers. Année où Samsu iluna fit
Année où il construisit Dur Argi(ki).
Année où il creusa le canal Samsu iluna.
Année où le canal Samsu iluna (procura) l'abon-
dance.
Année où (il fit) le support du tabernacle
du dieu SAG-DU.
Année (où il fit) la statue dans Suanna
Année où le roi se rendit à Uruk, par terre et
par eau (?)
Année suivant celle où le roi se rendit à Uruk.
84
INSCRIPTION DE HAMMURABI
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25
/
^
j
1 . [Ha-am-m]u-[rja-bi
us dan-ga
lugal Ur...
lugal an ub [da] tab-tab[ba]
5. gu ur...
nc-in-sig-ga
se-ga An-na-[gej
sig~[ga]
inim (ka-fka )
10. (an) En- LIL
dalla-[a]
ud-d[a]
(an) Ên-[è-ne]
nam a [ud-du]
1 5 . nê-ib-dim-é-es-a
dingir galgal-é-nê
mu ni-in-sa-es
gis lugal-[a]-ni-ta
lu kur
20. su he-ib-ri-ri-gi
ki-kus-lu-ub-a
gu-ru-a-ni gis-ku-a
gis [kud] he-né-in-a[k]
sun-sun
25. kur gù ne gal-la
he-nê-in-kab
à dan-ga
nu -se
(Dessiné par G. Jéquier.
1 . Hammurabi
héros puissant
roi d'Ur...
roi des quatre régions
5 . de la sagesse de . . .
rempli,
de la faveur d'Anu
comblé,
de par la volonté
10. de Bel
fameux, —
du jour
où (ses) seigneurs
à l'adolescence
15. le firent atteindre,
où les grands dieux
lui désignèrent un nom,
de son arme royale
l'ennemi
20. il terrassa ;
avec (les) troupes,
ses ennemis, en armes
il assomma;
(en) combats,
25 . les pays hostiles
il écrasa.
Puissant en vigueur,
mâle héros !
INSCRIPTION DE HAMMURABI 85
Au point de vue du style lyrique et par le caractère de l'écriture, c'est bien là un
texte de Hammurabi. Cf. KingHamm., p. 97-128.
3. Deux signes manquent daus cette case. La restitution ur[sag] ne s'adapte donc point.
Sous le signe sag, il faudrait admettre un autre signe, à cause de la largeur de la case. Il est
peu probable que ce titre lugal ur-sag danga (cf. King Hamm. 'p. 115, 5 et suiv.) se
trouve en tête d'une inscription, alors qu'il est très acceptable, au milieu du texte. On attend
plutôt ici un nom de contrée ou de royaume qui ne manque guère au haut des protocoles.
Faut-il donc compléter lugal Ur-du Ici, « roi d'Accad » ?
5. L'espace semble étroit pour la restitution Ur-sag « (la sagesse) des héros » ; cependant
c'est la plus probable.
14-15. Je rappellerai ici que ]} a peut s'écrire pour ^tg^f à, que £Eg^T ^^j vaut tarbûtu,
et que le verbe de notre phrase >V "V vaut précisément rabû. Cf. Brunn., 2203-1 165 ; 1167.
20. RI-RI-GI. Cf. Brunn., 2594-2595 RI-RI-G A = laqâtu, maqâtu.
ai. Cf. Brunn., 9649 <IÉJ ^[T M HJ ^ = ummânu.
23. Pour la restitution **^,cf King Hamm., p. 116, 1, t^,tj *HÏ fcj >^ >-£?f -^ = sagù
aïbi.
KUDURRU DE NAZIMARUTTAS
PI. i6, 17, 18, 19
Col. 1. Na-zi Marut-tas
sar Kis
mâr Ku-ri-gal-zu
lib-pal-pal
5 . Bur-na-bu-ri-as
sarru la ma-har
eqlêti sa mihir-ti
(al) Babil u
a-na (ilu) Marduk be-li-su
10. id-di-in-ma
(al) TUR ZA-GIN
Col. 1. Nazi Maruttas
roi de Kis (ou des légions) ' ,
fils de Kurigalzu,
descendant
5 . de Burnaburias
le roi sans pareil,
les champs en face
de Babylone
à Marduk son seigneur
10. adonnés.
LavilledeTUR-ZAGIN,
I . Cfr. infra, II, 27.
La titulature de nos Kudurru se classe ainsi :
I. a) Nazi-Maruttas sar <^<« , mâr Kurigalzu lippalpal Burnaburias sarru la mahar.
b) Nazi-maruttas sar ^ t^H mâr Kurigalzu, sar Babili.
c) Marduk apal idinna sar ^ mâr Melisihu sar Babili.
(Kudurru de Nazi-Maruttas.)
II. a) Kurigalzu sine addito.
b) Kurigalzu mâr Burraburiyas sine addito.
c) Bitiliyas sarru. . .
(Kudurru de Bitiliyas.)
III. Sarru Bitilyâsu.
Bitiliyâsu sine addito.
(Table d'Agabtaha.)
IV. Adad-sum-usur sar ^ ... sar Babili.
(Kudurru du même roi.)
V. Sarru Melisihu [bis)
Marduk apal iddina arad Melisihu {bis)
(1" Kudurru du roi Melisihu.)
VI. Sarru Melisihu.
(2me Kudurru du même roi.)
Je ne vois point qu'on puisse en tirer une objection contre l'explication des divers titres du protocole, telle qi
Winckler l'a donnée.
KUDURRU DE NAZIMARUTTAS
87
Col.
2.
sa Bit Muq-qut GIS-KIT'
a-di 4 alâni
u 700 SE-ZIR-su
15. a-na(ilu) Marduk iddin-ma
i-na lib-bi
amil ha-za-an-na-ti .
qa-ti Bit Muq-qut GIS KIT
u-tir-ru2
20. 70 SE-ZIR
ugar (al) Ri-is-ni
kisad(nâr) Su-ri rabû (ouGAL)
30 SE-ZIR
ugar (al) Ti-ri-qa-an
25. kisad (nâr) Da-ba-an3
napharis 100 SE-ZIR >-KffT S=
1 ammatu rabî-tum
pihât Bit (ilu) Sin ma-gir
70 SE-ZIR
30. ugar (al) Sa-sa-i-ki
kisad (nâr) Da-ba-an
30 SE-ZIR
ugar (al) Dûr-Sarri
kisad (nâr) Da-ba-an
35 • napharis 100 SE-ZIR *—îw\ £ï=
1 ammatu rabî-tum
pihât (al) Dur (ilu) Pap-sukkal
1 sussu SE-ZIR
ugar (al) Pi-la-ri-i
kisad (nâr) sarri
pihât mât (al) Hu (ou Pak)-
da-ki 4
5. 100 se-zir ^^y gE
Col. 2.
de latribude MuqqutGIS KIT,
avec 4 localités
et une emblavure de 700 gurs
15. à Marduk il a données.
Là-dessus,
les gouverneurs,
la tribu de Muqqut GIS-KIT
ont dédommagée.
20. jo gurs d'emblavure,
canton de Risni,
au bord du canal Suri-GAL ;
30 gurs d'emblavure,
canton deTiriqan
25. au bord du canal Daban,
en tout 100 gurs d'emblavure
évalués à 30 qa
la grande aune,
au district de Bit Sin magir;
70 gurs d'emblavure
30. canton de Sasaiki,
au bord du Daban ;
30 gurs d'emblavure
canton de Dûr-Sarri,
au bord du Daban ;
35. en tout 100 gurs d'emblavure
évalués à 30 qa '
la grande aune ;
District de Dur papsukkal .
1 sôse de gurs d'emblavure,
canton de Pilari,
au bord du canal royal;
District de Hudaki.
5. 100 gurs d'emblavure évalués
à 30 qa
1. Nabuch. I, col. II, 16. Muq-qut GIS-KIT mâr Sapri amil sakin bâb êkalli.
2. Qati turru rappelle l'expression gimilli (cf. ,P|) turru dont nous acceptons le sens pour ce passage; cf. infra,
Kudurru de Meliàihu, I. 26.
3. Nâr Daban, aux environs de Dur Papsukkal (Sams. R. IV, 41), cf. infra, I, 37.
4. Il y a bien Hu-da-Kl, et non Hu (Bag)-da-DI qui est une autre localité.
.s s
KUDURRU DE NAZIMARUTTAS
i ammatu rabî-tum
ugar(al) Dûr(ilu)Usu'
kisad (nâr) Mi-ga-ti
pihât Dup-li-ya-as2
10. 50 se zir .-p^y g=
1 ammatu rabî-tum
ugar (al) Dur (ilu) Samas (ilu)
KAK
kisad (nâr) Zu-mu-un Istar
pihât Bit Sin asaridu
15. 60+20+4 SE-ZIR --ïm] ËÊ
1 ammatu rabî-tum
ugar (al Ka-ri-e
kisad (nâr) sarri
Pihât (al) U-pi-i
20. i-na libbi
700 SE-ZIR
sa (al) TURZA-GIN
400 +60+30 + 4 SE-ZIR
i-ru-ura'
25. 200 + 6 SE-ZIR ri-hu
Na-zi marut-tas
sar kissati (SAR-RA)
màr Ku-ri gal-zu
sar Babili
30. Ka-sak-ti Su-gab 4
mâr Nusku s na'id
la grande aune,
canton de Dûr-Usu,
au bord du Migati ;
District de Dupliyas.
10. 50 gurs d'emblavure évaluées à
30 qa
la grande aune,
canton de Dur Samas (ilu) KAK
au bord du Zumun Istar;
district de Bit Sin asaridu.
15. 84 gurs d'emblavure évalués à
30 qa
la grande aune,
canton de Karî,
au bord du canal royal :
district d'Opis.
20. Sur
les 700 gurs d'emblavure
de la ville de TUR-ZAGIN,
494
il a octroyées (à Marduk);
25 . les 206 qui restent,
Nazimaruttas,
roi des légions,
fils de Kurigalzu,
roi de Babylone,
30. à Kasakti-Sugab,
fils de Nusku na'id,
1 . Brunn. 9249.
2. Le premier signe de ce nom n'est certainement pas um, comme on peut s'en convaincre en comparant le vrai
signe um dans iru-um, infr. II, 24, et dans mu-um, infr. IV, 5. C'en est donc fait de la lecture Umlias. Il faut accepter
Duplias, comme Billerbeck l'avait deviné, avec raison, en examinant le texte K, 1 146, dans Winckl. Keilsch. T. II, 43,
où l'on mentionne un nâr Tu-bu-li-'-as, nom qui a survécu dans le Dnwelitch moderne. Cf. Mitth. Vorderas. Ges. 1898.
Geogr. Unters. p. 30, 39.
3. Nouvelle vocalisation du prêter, du verbe DSI, troisième et dernière.
4. Sugab se retrouve dans le fragment Cappadocien Chantre, Miss. Cappad . Scheil , 103, 11, 6 (ilu)
Zu-ga-ab..., et dans El amarn. Brit. Mus., 3, 34, Si-in-di Su-ga-ab, messager de Burnaburias. Sugab est Nergal
(Voc. Kass., obv. I, 12.) Sindi Sugab signifie probablement Nadin-Nergal, et sim-di, nadânu. Voc. Kass. Rev. 46.
(Rien ne prouve qu'entre Um et di, il y eut un autre signe).
5. SIS KAK I. Cf. Brunn. 6450.
KUDURRU DE NAZIMARUTTAS
89
arad-su
i-ri-mu
Col. 3. ma-ti-ma
a-na arkat
umê
lu-ui-na
5 . sa-kin mâti
bêl-pahâti
ha-za-an-na-tim
u kî-pu-u-tim
sa qaq-qa-ra-tim '
10. an-na-tim
i-na eli eqlâtim
si-na-a-tim
i-dib-bu-bu-ma 2
ni-sir-ta ki-za-ta
1 5 . i-sak-ka-nu
ilâni rabûti ma-la
i-na eli na-ri-e
an-ni-i
sum-su-nu za-ak-ru
20. kakku-su-nu kul-lu-mu
u su-ba-tum-su-nu
ud-da-a 3
ar-rat limut-ti
li-ru-ru-su
25. sum-su li-hal-li-qu
zer-su a-na
su-li-i
a-a ir-su-u
ni-da a-hi
30. (ilu) Marduk a-li-lu
Col. 3.
son serviteur,
a octroyées .
Oncques
à l'avenir
des temps,
parmi
5. le chef du pays,
les gouverneurs,
les directeurs
ou gardiens
de ces sols
-ci
(quiconque) au sujet de ces
champs
-ci
ferait une réclamation;
une dîme, un prélèvement
1 5 . (leur) imposerait,
tous les grands dieux
dont sur cette pierre
-ci,
les noms sont commémorés,
es armes manifestées,
10
20
les sièges
représentés,
que d'une malédiction funeste
ils le maudissent !
25. son nom qu'ils perdent!
sa postérité,
parmi les ruines (?)
qu'elle n'ait pas
de repos sur flanc!
30 . que Marduk le puissant,
1 . Forme féminine de qaqqa.ru constatée pour la première fois. Epru existe de même à côté de epirtu. Cf. supra,
Ardum narâm Susinak.
2. Il manque le relatif sa, oublié sans doute, à cause du sa de la ligne 9, peut-être aussi, seulement sous-entendu.
Je trouve un autre exemple avec cette lacune, S. A. Smith Miscel., t. 38, 17 et suiv. Maiima ina arkat urne ina ahî
mare kimtu nisûtu u salât sa bit Ina esi etir illamma, ana eli bîti suati idibbubu : KB. (Peiser), IV, 170.
3. Var. inédite de Suse : ilâni mala [ina eli na)rua annî sum-sunu [sutt]uru KI-DUR-MES-sunu uddâ, u t| Jp"
MES-sunu [u]-zu-[zu], La variante t| DIB est certaine et exprime un instrument pour « prendre ».
90
KUDURRU DE NAZIMARUTTAS
. be-el eqli
su-a-tum
na-pis-ta-su
Ici ma me
35. lit-bu-uk
Col. 4. ru-tum' u su-ku-zu
sa An-nim sarru same-e
kir-gi-lu2 al-la-ku
sa (ilu) Bel bel matâti
5 . mu-um ' u SU har-ma-su
a-si-ir-tum rabitum sa (ilu) Ê-a
(ilu) Sul-pa-ud-du
(iltu) Is-ha-ra
u (iltu) A-ru-ru
1 o . us-qa-r u 4 bu-gi-na s
ma-zu-ru6 sa (ilu) Sin
ni-ip-hu nam-ri-ru
sa daiani râbi (ilu) Samas
(gis) qar-ru-ur-tum7
1 5 . pur-ru-ur-tum
sa (iltu) Is-tar bêlit matàti
bu-ru iq-du sa (ilu) Adar mâr
An-nim
(ilu) BIL-GI iz-zu
sib-russa (ilu) Nuzku
20. (ilu) Su-qa-mu-na
15
le seigneur de ce champ
-ci,
sa vie
comme l'eau
répande !
Col. 4. le venin et le dard (?)
d'Anu, roi des cieux,
le champion alerte
de Bel seigneur du pays,
5 . que le mummu et le harmasu
et le grand asirtum d'Ea,
Sulpauddu ,
Ishara,
et Aruru,
le usqaru, le bugina
le ma^uru de Sin,
la splendeur et l'éclat
du grand juge Samas,
la torche (?)
et le brisoir
d'Istar.damedu pays,
le puissant taurillon d'Adad.fils
d'Anim,
Gibil (le Feu) puissant,
instrument de Nuzku,
20. Suqamuna
10.
■>•
1 . Notez que Anu peut être figuré par le serpent dardant qui est au sommet du kudurru. Sukuzu : rac. ypw doit
avoir un sens analogue « dard ».
2. KIR-GAL = mamlu. Brunn., 6941 et *-*^- KIR-GAL, R., III 69, n" 5, 75.
3. Mummu est une épithète d'Éa et s'appliquerait bien à la mer, trône de ce dieu. Mais il ne peut s'agir ici
que d'une arme ou instrument, t| j|] *"^ ^"|TT tt~^ == "u"nmu (K- 41?2)- Un inventaire (Meissn. ABP.
pp. 20, ioç), nomme 4 mummi siparri. Il faut en dire autant des deux autres noms (SU) harmasu, probablement un
fouet en cuir, SU étant le déterminatif, et harmasu provenant, comme d'une variante de taain et DOin, d'une racine B?D"in.
Asirtum, rac. liffl, syn. sahâpu « terrasser en couvrant ».
4. Uzqaru (abati) parrum. Strassm. Nbk. 250, 1 ; instrument qui pouvait donc être de pierre.
5. Bugina. Cf. Brunn. 10289 et buginu sa akali (Meissn. WB, 23), « panier »? Et Harper, Beitr. z. Ass., II, 397,
23, u tamlum rapastu mala bu-gi-in-ni. En montant, la mer est aperçue, diminuée, d'abord comme une cour ou enclos,
et ensuite comme un buginnu. Cf. TÎm buginnu sa mê (Brunn., 10289, etc.).
6. Masuru, est l'instrument professionnel de Vaslaku. Del. HWB., 396, Cf. Brunn., 2974 et 1873. Idg. Ë| Y
7. Rac. "flp. Purrurtum, rac. "113.
8. Rac. "Ûtf. Cf. R. II, 36, 27 h. si-ib-ru. Ibid-, sibirtum, sebiru sa isi et R. V. 26, 36 a, b GIS (ha-as) TAR = isu
sebirum.
KUDURRU DE NAZIMARUTTAS
9'
u (ilu) Su-ma-li-ya
ilâni qabli ta-mu
(ilu) SIR sib-ru sa (ilu) KA-DI
(ilu) sar hummumi' (ilu) sar
saqqasti 2
25. u (ilu) SID-LAM-TA UD-DU
ma-sab ru-ba-ti
mar-ka-su rabu-u
sa bit si-kil-la
17 su-ri-pat (?)
30. sa ilâni rabûti
lu-u bel da-ba-bi
da-bi-bi
su-mi na-ri-é3
(ilu) Nabû nasir ku-dur eqlâti
Ier Médaillon i-na u-mi-su-ma
Ka-sak-ti Su-gab mâr Nusku-
naïd
na-ra-a sa ha-as-bi
is-tur-ma
5 . ma-har ili-su us-zi-iz
2e Médaillon i-na pal-e
(ilu) Marduk apal idin-na
sar kissat mâr Me-li-si-hu
sar Babili
5 . ina cli na-ri-e su-a-tum
i-ga-ru 'a-bit ma u-hê-pi
Su-hu-li Su-gab 4
et Sumaîiya,
qu'on appelle(?) dieux des com-
bats,
SIR, instrument de KADI
le dieu des coupes et le dieu
des massacres,
25. et Sid-lam-ta-ud-du
le siège (?) de la grande (dame),
le lien immense
de la maison de l'abattoir,
les dix-sept fléaux
30. des grands dieux (l'accablent)!
un imposteur
est celui qui réclamerait !
c'est le nom de cette pierre:
Nabû garde la borne des
champs !
Ier Médaillon En ce temps-là (autrefois),
Kasakti-Sugab, fils de Nusku
na'id,
(sur) une stèle d'argile
inscrivit (ce document),
et devant son dieu plaça ;
5-
2e Médaillon
sous le règne
de Marduk apal iddin,
roi des légions, fils deMelisihu,
roi de Babylone,
sur cette stèle
le mur tomba, et l'écrasa;
Suhuli-Sugab,
1. Signes UR-UR. Cf. Brunn., 11895.
2. Signe GAZ, Brunn., 47 14-
3. Cf. OBI, I, pi. 31, 1. 21-24, Kudurru de Bel nadin apli. Personne n'a compris ce passage : mu-sa-na annî é
tetiq itâ ê tusahhi misra limutta zîrma kita râm ; il signifie « le nom (mu) de cette (sa) pierre (na) est : Ne franchis pas la
limite, n'enlève pas la borne, hais le mal, aime la justice ». Notons en passant que, ibid., 16, il faut certainement lire
kinïs lip-pal-sa-su-ma. Pour pal, cf. 1. 14, où il faut lire ipallahu et non ipallah. Tout le discours de Ililprecht Assyr.
44, est sans portée.
4. Ou Supaldi, Suppakkub? Cf. Sa-pa-ak (Assurb. V, 6, 33"43)-
Q2
KUDURRU DE NAZIMARUTTAS
mâr Ni-bi Si-hu
na-ra-a sa (abnu) es-sa
10. ga-ba-ri-é la-bi-risu'
îs-tur-ma
u-kin
fils de Nibi Sihu
(sur) une stèle de pierre, nou-
velle,
10 une copie de l'ancien texte
écrivit,
et (aux dieux) voua (m. à m.
plaça).
i. Faute d'espace, le scribe achève le mot labirisu, en se servant pour risu, du signe If^Pf HUL qui a la valeur
idéographique rîsu (Brunn., 10889), et qui est si souvent employé dans rîiâtu « les réjouissances ». Rîsu sert donc ici
phonétiquement.
KUDURRU DE BITILYAS
]*fl sCxT «S cxr
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Col.i. 120SE-ZIR
(alu) sa Ris-sa-gi-di (ki)
U-zu-ub Si-h[u] (Etir
Marduk)
i-na si-il-[tu]
5 . sa Su-bar-[tu]
Ku-ri-gal-[zu]
i-mu-ur-su [ma]
i-ri-im-[su ma]
Nim-gi-ra-bi (an) Mar-
duk (Etir Marduk)
10. mâr Na-zi (ilu)...
(12 à 13 lignes)
zu-u
u mi-sa (?)-ki
saplis Pi-ir (ilu) Samas
1 5 . mâr Su-ma-at (?) (ilu)
Samas)
i-sa-zu-ma
sarru
Ku-ri-gal-zu
mâr Bur-ra-bu-ri-ya-as
Col. 2. a-na . . .
is-[ru-uq]
(75 à ij lignes)
mâr Up-pa (?)...
5. Bi-til-[ya-as] '
sarru. . . :
Col. 1 . 120 gurs d'emblavure,
près lavilledeRissagidi,
Uzub-Sihu,
durant la guerre
5. d'Assyrie,
Kurigalzu
le remarqua,
et les lui octroya.
Nimgirabi Marduk,
10. fils de Nazi,
en bas, Pir Samas,
15. fils deSumat Samas,
et le roi
Kurigalzu,
fils de Burraburiyas,
Col. 2. à. . .
les donna.
fils d'Uppa. . .
5 . Bitilyas
roi . . .
Wi
Wm\
1 . Pour la lecture Bi-hl-yas du roi Bi- >~< -yas, voir le texte suivant.
2. Notre Kudurru relate un jugement de Bitiliyas II ou III, au sujet d'un
ancien acte dont la valeur ou teneur était contestée par des descendants, acte où le
donateur avait été le roi Kurigalzu, et parmi les rois de ce nom, celui qui avait
94
KUDURRU DE BITILYAS
im-hur-[su]
u ga-[barî]
GIS-LI (li'i)
10. sarru u [-kal-limj
ki ga-ba-jn-i]
GIS-LI (li'i)
»5
i-mu sar[ru]
a-na (ilu) . . . sar iljanij
ki-a-am
iq-bu-[u]
10.
*5
l'accueillit,
et la copie
du document,
au roi il montra.
Selon la copie
du document,
le roi opina
a. . .sar ilani
ainsi
il parla:
fait la guerre aux Assyriens. Subarti, en effet, est le pays de SU-EDIN-(ki) d'après K 4337, II, 619. D'après Nab.
Scheil,col.I,35 ; II, 18, SU-EDIN-(ki) est l'Assyrie en tout ou en partie. Une autre fois, Kurigalzuest nommé, à la fin de la
irc colonne : Kurigahu mâr Bur-ra-bn-ri-ya-as. Parmi les rois homonymes, l'Histoire synchronique, I, 18, etc., nomme
Kurigalzu sihru, celui qui eut affaire à Bêl-nirari, roi d'Assyrie, et elle en fait aussi un fils de Bumaburias. Notre texte
a trop de lacunes, dans le milieu de la ire colonne, pour laisser discerner s'il y est question, en tête et à la fin, d'un
même roi ou de deux rois différents. Il n'y a donc rien à en tirer pour l'éclaircissement du problème des Kurigalzu.
(Cf. Rost. Mittheil. VAG. 1897, 2, 54.)
TABLE DE AGABTAHA
Pl. 20
Cette inscription est vraisemblablement à placer sous le règne de Bitiliyasu II, successeur
de Sagaraktiburias. Agabtaha n'a dû s'enfuir de sa patrie que pour des raisons d'ordre
politique ou militaire. C'est à cette époque, et non sous Bitiliyas I ou III, que nous trouvons
le pays à l'ouest de l'Assyrie troublé et bouleversé, Mitanni et Haligalbat passer sous le
sceptre de Adad-Nirâri I et Salmanasar I.
A-ga-ab-ta-ha mu-un-na-bi-it tum
Ha-li-gal-ba-tu-u a-na mu-uh-hi sarri
Bi-ti-li-ya-a-su in-na-bi-tu-ma
pa-gu-mi a-na Bi-ti-li-ya-a-su
5. ig-mu-ur-ma 10 ZIR (mes) i-naam-ma-ti
ra-bi-i-ti i-na (al) Pa-da-an i-ri-mu-su
u (TAG) na-a it-ti eqli il-tu-ru-u-ma
a-na A-ga-ab-ta-ha amil IR i-din-nu
a-na e-li u pa-ki-ri sa eqla
10. an-na-a i-li-ik-ku-u
ilâni sa sarri i-ra-ru-su
Agabtaha, fugitif,
du pays de Haligalbat, chez le roi
Bitiliyasu se réfugia ;
un pagumi pour Biti^-asu
5. il fabriqua, et 10 gurs d'emblavure évalués selon la grande aune,
celui-ci, dans la ville de Padan, lui octroya;
et une tablette, titre du champ, ils écrivirent,
et à Agabtaha, ouvrier en cuirs, le roi donna.
Quiconque, opposant ou réclamant,
10. qui ce champ ravirait,
les dieux du roi le maudiront !
96 TABLE DE AGABTAHA
i . Agabtaha n'est certes pas un nom sémitique, et appartenait à la langue de Haligalbat.
Dans la liste des synonymes qui signifient « enfant ». mâr, en diverses langues, comme pitqu
dans celle de SU, etmirium dans celle de Martu (II R. 30, c-d), on trouve aussi, avec ce sens,
le mot ta-hu-u. Serait-ce un emprunt fait au pays voisin? Agabtaha signifierait fils d'Agab,
mâr-Agab. La profession d'Agabtaha ressort assez du contexte; il confectionne un objet en cuir
pour le roi ; l'idéogramme amil IR doit donc signifier « l'ouvrier qui travaille les peaux, ou
mieux, le cuir ; (GIS) IR ou irru a précisément le sens de lanière, cordon, lien, etc.
2. Sur le pays d'origine de ce fugitif, voir Bclck, ZDMG, LI, p. 560, Hanigalbat-Melitene.
4. Pagumi « objet en cuir », à cause du déterm. masku « peau », syn. dassu (R. V, 32, 39,
a-b). Lettres El amarna (tnasak) pa-a-gu-mu. Berl. 26, col. I, 48.
6. Padan. Sams. R. IV, met cette ville entre le Turnat et le mont Yalman. — Agu kakrime
est dit sar mât Padan u Alman, sar mât Guti. R. V. 33, 38.
1 1 . C'est la première fois que se trouve le présent du verbe arâru.
7. Na-a est peut-être à restituer en Na-rù-a, par suite d'un oubli du scribe. Na seul
indique idéographiquement la tablette, mais ne demanderait pas une prolongation en a.
KUDURRU DE ADADSUMUSUR
(Fragment)
^HNM-<f< e5T E^KE* £g*^
hnt^ c^m*-» j^m***
g^g^ ^7 ept^ i^n^hi
^MMtlMM.
l^^^p^l
i . [x SE] ZIR GAN gE i ammatu rabîtum...
[ta]-mir-ti al Dul-lum u. . .
pûtu elû ta-mir-ti al . . .
US-SA-DU (ilu) Bel matâti SAG-KI-[AN. . .]
5 . Kisad(nâr) Ra-ki-bi SAG-KI-TA
ta-mir-ti (al) sa Ha-nê-ki. . .
(nâr) Da-ba-an ta-mir-ti (âl). . .
Sa (an) Adad-sum-usur sar kissati . . .
sar (al) Babili Sag-gja. . .]
10. arad-zu i-ri-mu matima arkû. . .
lu aklu lu sa-pi-ru lu nu-tur lu daï[anu . . .]
lu-u di-ku-u' lu na-gi-ru. . .
lu man-za-az pâni sarri . . .
sa rubu u-sad-ba-[bu. . .]
15 . eqlaan-na-a. . .
i-na lib-bi . . .
a-na. . .
u ku . . .
(ilu)...
Autres mentions de ce fonctionnaire dans Tallq. Nab. (Amelu) di-ku-u &ldi-ki-i. Nabuch. 120,9; 183, 3.
H
g8 KUDURRU DE ADAD-SUM-USUR
i . xgurs d'emblavure évalués à 30 qa la grande aune.
district de la ville de Dullum. . .
longueur supérieure sur le district de la ville de...
contigu à Bèl-matâti, largeur supérieure...
5. au bord du canal Rakibi, largeur inférieure...
le district de la ville de Hanê(ki). . .
canal Daban, district de...
(champs) que Adad-sum-usur, roi des légions.. .
roi de Babylone, à Sag-ga...
10. son serviteur a octroyés. Quiconque à l'avenir...
fût-il clerc, intendant, préposé, juge...
recruteur, majordome...
ministre du roi...
du prince, contesterait ..
15. ce champ...
KUDURRU DE MELISIHU
PL. 21, 22, 23, 24
Cette charte est rédigée en faveur de Marduk apal iddin, qu'à deux reprises Melisihu appelle
« son serviteur », aradzu. Il résulte de la suite du texte, comme il saute aux yeux, que ce ser-
viteur n'est autre que le propre fils du roi et son successeur éventuel au trône, IV, 3, 19, 30, etc.
— Du texte IV, R. 38, où Marduk apal iddin porte les titres de Sur kissati, èar Sumeri u
Akkadi, mâr Melisihu, sar Babili, à l'exclusion pour lui-même du titre de Èar Babili,
Winckler (Gesch., 93), déduit que Melisihu a pu régner à Babylone, et déléguer son fils dans
d'autres parties de l'Empire. Notre Kudurru trouvé à Suse prouverait que c'était là le siège de
cette vice-royauté.
Col. 1.
S
84 1/5, 120 +40 SE-ZIR
►— GAN 30, 1 ammatu rabî-
tum
alu sa Ta-ma-ak-ku
ugar (al) A-ga-nê-ki
kisad nâr sarri
Bit Pir (an) Sadû rabû
i-na li-ib-bi
35, 60 + 50 SE-ZIR
ta-mi-ir-ti
(al) sa Ta-ma-ak-ku
14, 240 + 30 SE-ZIR
a-tar-ti eqli
bit Ir-ri-ga
amil saqû sarri
15. 26, 30 SE-ZIR
a-tar-ti eqli
(al) sa Nu-ur ahê-su
10
Col. 1. Emblavurede84 1/5 gurs 160 qa
évaluée
à 30 qa la grande aune,
de la ville de Tamàkku
canton d'Aganê
5 . au bord du canal royal
de la tribu de Pir sadù rabû.
Là-dessus
emblavure de 3 5 gurs 1 1 o qa
aux environs
10. de Tamakku.
Emblavure de 14 gurs 270 qa
prolongement de champ
de la propriété d'Irriga,
officier royal.
1 5 . Emblavure de 26 gurs 30 qa
prolongement de champ
(près) la ville de Nûr ahêsu,
100
KUDURRU DE MELISIHU
Bit Is-ba (an) Adad
a-be bâbi
20 . (al) Dur Ku-ri-gal-zu
u 7, 50 SE-ZIR
Bit (an) Ê-a ma-Iik amil nan-
garu
i-na (al) Za-rat sim bâb ]*~
kisad (nàr) Ha-ar-ri-ba-si
25. i-na Bit Pir (ilu) Sadû rabû
qa-az-zu tur-rat '
sarru Me-H-si-hu
Ib-ni (ilu) Marduk
mâr Arad (ilu) Ê-a
30. (ilu) Samas na-din sum
màr Arad nu-bat-ti2
amil saqû sarri
u (ilu) Samas sum lisir
mâr Ul-tu ilu
3 5 . ha-za-an
Bit Pir (ilu) Sadû rabû
is-pur-ma
im-su-hu-ma
(ilu) Marduk apalid din-na
40. arad-su i-ri-im
sa eqlu su-a-tu
pûtu elû iltanu
US SA DU
alu sa Mâr Se-li-bi
45 . Bit Tu-na-lak-kit
pûtu saplû sûtu
US SA DU alu sa Sal-hi
eqlu (iltu) ^ ] A-ga-nê-ki
misru elû amurru
de la propriété d'Isba Adad,
portier
20. de Dur Kurigalzu;
et 1 emblavure de 7 gurs 50 qa,
propriété d'Êa malik le char-
pentier,
à Zarat sim babâni,
au bord du canal Harribasi,
25. à Bit Pir Sadû rabu,
il y a eu dédommagement,
Le roi Melisihu, —
Ibni Marduk
fils d'Arad Èa,
30. Samas nadin sum
fils d'Arad nubatti,
officier royal,
et Samas sum lisir,
fils d'Ultu ilu,
35. fonctionnaire
de Bit Pir Sadû rabu, —
a délégués
et ils ont mesuré ;
à Marduk apal iddin
40. son serviteur, il octroie (ces
champs).
Quant à ce champ,
lalongueursupérieure, au nord,
confine
à la ville de Mâr-Selibi,
45. de la tribu de Tunalakkit ;
la longueur inférieure, au sud,
confine à la ville de Salhi,
du canton de Nina Aganêki ;
la largeur supérieure, à l'ouest,
1. Cf. Kudurrude Nazimaraddas, I, 18.
2. Mot A mot « serviteur d'héritage, acquis par héritage ». Cela ressort de ABP Meissner, 100, 154.
KUDURRU DE MELISIHU
IOI
50. kisad (nàr) Ki-ba-a-ti
sa ul-tu lib-bi
nàri Pihâti sa sarri i-liq-qa-a
misru saplû sadû
kisad nâr sarri
Col. 2. eqlu su-a-tu
sa.sarru
Me-li-si-hu
(ilu) Marduk apal iddin-na
5 . arad-su i-ri-mu
la ta-pal eqli-su
za-ku-us-su
ki-a-am is-kun
i-na eqli-su ni-si-ir-ta
10. u ki-iz-za-ta
la ta-ka-ni
i-ka mi-is-ra
u ku-du-ur-ra
la su-uh-hi
1 5 . di-ib-bi tap-kir-ta
u ru-gu-um-ma-a
la ra-si-e
du-ul-li pit-ki
mi-hi-ri nam-ba-'-i
20. ku-sa-ar-ti
u hi-is-sa-ti
sa nâr sarri u-zu-uk-ki
sa (alu) Bit Sik-ka-mi-du
u alu sa Damiq (ilu) Adad
25. it-ti di-ku-tu sa-bit alàni
sa mât (iltu) *-3^rJ A-ga-nè-(ki)
alu-(ki)-su la di-ki-im-ma
la e-pi-si
du-ul-li bâb nâr sarri
50 . au bord du canal Kibâti,
qui sur l'eau du
canal du district royal a été
pris ;
la largeur inférieure, à l'est,
au bord du canal royal ;
Col. 2. c'est le champ
que le roi
Meli-sibu,
à Marduk apal iddinna,
5 . son serviteur octroie.
Pour empêcher l'enlèvement de
la propriété,
sa franchise
ainsi il a établie:
sur son champ, prélevances
10. et dîmes
(on ne doit) pas imposer;
les fossés, limite
et bornage
(on ne doit) pas déplacer :
15. intrigues, artifices
et réclamations
(il ne doit) pas y avoir ;
à corvée, travail, ,
garde des irruptions d'eau,
20. entretien
etendiguement
du canal nryal, protection
de Bit Sikkamidu
et de Damiq-Adad,
25. parmi les équipes levées dans
les villes
du district de Nina Aganè(ki),
(pour tout cela), on ne peut appe-
ler les gens de son domaine ;
(ils n'ont) pas à faire
la corvée à l'écluse du canal
royal ,
102
KUDURRU DE MELISIHU
30
Col. 3.
lu-u sa si-ki-e-ri
lu-u sa pi-hi-e
hi-ru-tu nàr sarri
la hi-ri-e
ir-ri-si sa ali-(ki)-su
35. lu-u qa-at-ti-ni '
lu-u a-sibali-(ki)
lu-u ameluti
sa te-mi-su
ki-pu a-a-um-ma
40. sa Bit Pir (ilu) Sadû rabû
ul-tu ali-(ki)-su
la su-si-im-ma
lu-u a-na paras sarri
lu-u a-na paras sa-kin
45. u lu-u a-na paras
ma-am-ma e-di-i
sa Bit Pir (ilu) Sadû rabû
lu-u issê lu-u sammê
lu-u in-nu lu-u SE-BAR
50. u lu-u mim-mamas-si-ta2
sumbê-su simidti-su
imêr-su u amil-su
la na-se-e
i-na di-rî-ik-ti '
mê sa mu-se-bi-ri
sa (nâr) Rati An-za-nim
u nâri Pihâti sa sarri
i-na mê nâr si-ki-ti-su
5 . nu-sur-ra-a la éa-ka-ni
i-na nâr mas-ki-ti-su
mê la a-zi-im-ma
Col. 3.
35-
40.
30. soit pour endiguer,
soit pour fermer,
soit, le lit du canal
pour creuser;
un cultivateur de ses terres,
aussi bien l'hôte serviteur
que l'indigène,
aussi bien que les gens
de son conseil,
aucun gouverneur
de Bit Pir Sadû rabû
hors de son domaine
ne (peut) les faire sortir;
ni par ordre royal
ni par ordre de gouverneur,
45 . ni par ordre
de qui que ce soit
à Bit Pir Sadû rabû ;
du bois, des herbes,
de la paille, du blé
50. et toute autre récolte,
chariots et attelages,
âne et homme,
(on) ne (peut) y prélever ;
pendant la pénurie
des eaux du canal communi-
quant
entre le Rati Anzanim
et le canal du district royal,
sur les eaux de sa rigole d'irri-
gation,
5 . on ne doit rien prélever ;
de la rigole de son réservoir,
on ne doit pas tirer d'eau;
1 . Qattini, par opposition aux habitants proprement dits, asib ait, ne peut signifier que les habitants de passage,
les mercenaires non domiciliés, en général « citoyens d'adoption ».
2. Massita, rac. maèasu, syn. de kapâru, V. R.47,27, 28 b.Ex. : sa kisti (gis) hasur uhtappira gupnusa, K. 2619, col. IV,
27, « il fit la cueillette des arbustes du bois de hasur ». Kuppuru sa eqli ina alakisu naruqqa suqallulu, « (pour) la cueil-
lette du champ, son sac était suspendu, pendant qu'il marchait ». Partie assyrienne tirée du HWB. Del., p. 348.
3. Dirikli, rac. "pn « être petit», d'où « diminution, pénurie ». Cf. dirku, syn. sihru, II R. 36, 42, a.
KUDURRU DE MELISIHU
103
IO,
si-qit-ta
la su-un-nim-ma
ugaru sa-nam-ma
la mi-ki-e-ri
u lasa-[qi-e]
sammê eqli-su
la ba-qa-ni '
1 e . bu-ul sarri u sa-kin
sa i-na pihâti
Bit Pir (ilu) Sadû rabû
is-sak-ka-nu
a-na ta-mi-ir-ti-su
20. la su-ru-di-im-ma
sammê la ri-'-é
harrânu u ti-tur-ra
lu-u a-na sarri
lu-u a-na sa-kin sa i-na pihâti
25. Bit Pir (ilu) Sadû rabû
is-sak-ka-nu
. la a-ma-ri
u mim-ma dul-la es-sa
sa i-na ar-kat umê
30. sarru u sa-kin
sa i-na pihâti
Bit Pir (ilu) Sadû rabû
is-sak-ka-nu
i-kir-ru-ma2
35. ip-pu-su
u lu-u du-ul-la
sa ul-tu la-bi-ri
i-na qa-ti ma-aq-tu-ma'
i-na es-si il-la-a
40. dul-la su-a-tu
1 irrigation
on ne doit pas la dédoubler ;
10. un autre champ
on ne doit pas en abreuver,
ni arroser ;
ni les herbes de son champ
faucher ;
15. les animaux du roi ou d'un préfet
qui au district
de Bit Pir Sadu rabû
serait nommé,
sur son étendue
20. on ne doit pas conduire;
ni fourrager les herbes ;
un chemin et un pont,
ni pour le roi,
ni pour le préfet qui dans le
district
25. de Bit Pir Sadû rabû
serait institué,
il n'y a (pour eux) à façonner,
et toute corvée nouvelle
qu'à l'avenir,
30. un roi ou un préfet
qui dans le district
de Bit Pir Sadû rahû
serait installé,
ordonnerait
35 . et exécuterait,
ou une corvée
anciennement
tombée en désuétude,
qu'on relèverait à neuf,
40. — cette corvée,
1. Baqânu a certainement le même sens que l'assyrien baqâmu, synon. de qasasu, etc., c'est-à-dire « couper,
faucher ». Cf. BA. II, 393, 394, 0. 28, buqunsuma idisu ana suttati « coupe-le, et jette-le. . . », où jpa est employé.
2. Rac. n-O : ilàni. . . ina kirbisa akre. Asarad., VI, 38, « inviter, mander ».
3. Cf. Nabu bal iddin, I, 10, 11, sikinsu u simâtêsu ina qâti ipparsid... « sa stèle et ses insignes avaient disparu ».
Rac. maqâlu.
104
KUDURRU DE MELISIHU
Col.
4-
is
la e-pi-si
la ta-pal eqli-su
za-ku-tu ali-(ki)-su
ta-mi-ir-ti-su
u mim-mu id-di-nu-su
is-ku-un-ma
ma-har(ilu) Samas(ilu) Marduk
u (iltu) A-nu-ni-ti
u ilâni rabûti
50. sa samc u irsiti
i-na TAG (na)-rû-a is-tur-ma
i-na eli eqli-su '
a-na ku-dur da-ra-a-ti
i-zi-ib
5 5 . Ma-ti-ma a-na sa-a-ti
a-na umè ru-qu-u-ti
sa ilâni rabûti
i-nam-bu-su ma
a-na ri-'-ut ma-ti
60. i-na-as-su-su
ki-[i ana]-ku eqlu sarru
a-[lik p]a-ni-ya
a-na [zêri]-su is-ru-ku
la at-ba-lu
5 . za-ku-tu is-ku-nu
a-na il-ki
la u-se-ri-bu
u mim-ma sa i-na
TAG (na)-rù-a-su
10. is-tu-ru-ma i-zi-bu
a-na-ku la e-nu-u
u la us-pi-lu
ki-i pi-i rabûti
ma-li-ki-ya
Col. 4.
ils (n'ont) pas à la faire.
(Pour) empêcher l'enlèvement
du champ,
les franchises de son domaine
et de ses alentours,
45 . et tout ce qu'il lui a octroyé,
le roi l'a fixé, et
devant Samas et Marduk
et Anunit,
et les grands dieux
50. du ciel et de la terre,
sur une pierre, a écrit,
et sur son champ,
comme borne éternelle,
il l'a laissée.
5 5 . Oncques à l'avenir,
dans les jours éloignés,
celui que les grands dieux
appelleront, et
au pastorat de la contrée
60. élèveront, —
de même que moi, le champ
qu'un roi
mon prédécesseur
à son fils avait octroyé,
je ne l'ai point enlevé;
5 . les franchises qu'il avait établies
dans les redevances
je n'ai pas insérées,
et tout ce que,
sur sa pierre
10. il avait écrit et laissé,
moi je ne l'ai pas annulé,
ni néglige,
(de même que moi), selon le
conseil des grands,
mes conseillers,
1. Ina eli, comme nous l'avons dit plus haut, n'implique pas nécessairement la présence matérielle du Kudurru,
sur le champ. La première édition de celui de Nazimaruttas n'avait-elle pas été placée devant les dieux? Cf. supra,
iL>r médaillon : mahar ilisu tisziz et 2me médaillon : isjur ma ukm.
KUDURRU DE MEL1SIHU
ioî
i 5 . sakkanakê
sa pihâti
u mu-se-id-bi-bi
la e-pu-su-ma
[eqlu] a-na ziri-su-nu is-ru-ku
20 . la at-ba-lu
za-ku-tu is-ku-nu
a-na il-ki
la u-se-ri-bu
a-ma-ta is-tu-ru-ma
25. i-zi-bu-u-ni
a-na-ku la e-mi-e-su
u la e-ti-qu
su-u ya-a-si
la u-qal-la-la
30. eqlu a-na zîri-ya as-ru-ku
la i-tap-pal
za-ku-tu as-ku-nu
a-na il-ki la u-ser-rib
ki-i pi-i rabûte
35. ma-li-ki-su
sakkanakê
sa pihâte
u mu-sa-ad-bi-bi
la ip-pu-us-ma
40 . a-ma-a-ti sa i-na
TAG (na)-rù-aan-ni-i
as-tu-ru-ma e-zi-bu
la in-ni
ki-i pi-i sa-kin sa i-na
45. pihâti Bit Pir(ilu) Sadû rabû
is-sak-ka-nu
la ip-pu-us-ma
ki-mu eqli
la i-nam-di-na-as-sum-ma
50. eqlu ad-di-nu
1 5 . des gouverneurs
du district
et des intrigants,
je n'ai pas agi ;
le champ qu'à leur fils ils oc-
troyèrent,
20 . je n'ai pas ravi ;
les franchises qu'ils fixèrent,
en redevances
je n'ai pas converties ;
les volontés qu'ils écrivirent
25. et laissèrent,
je ne les ai pas méprisées
ni transgressées,
ainsi celui-là ne
m'offensera pas,
30. le champ queje donne à mon fils
il ne ravira pas ;
les franchises que j'ai établies,
en redevances il ne convertira
pas.
Selon le conseil des grands,
33 . ses conseillers,
des g-ouverneurs
du district
et des intrigants,
il ne fera pas ;
40. les volontés que
sur cette pierre
j'ai écrites et laissées,
il n'annulera pas!
selon le vœu d'un préfet qui
45 . dans le district de Bit Pir Sadû
rabû
serait nommé,
il n'agira pas!
une compensation du champ
il ne la donnera pas;
50 . le champ que j'ai donné,
M
io6
KUDURRU DE MEL1SIHU
a-na pihâti la u-tar
sum-ma amilu su-u
ki-it-ta ir-tam-ma
qu-ul-lu-ul-ta iz-zi-ir '
5 5 . eqlu a-na zîri-ya as-ru-ku
la it-ta-pal
za-ku-tu as-ku-nu
a-na il-ki la us-te-rib
a-ma-a-ti sa i-na
60. TAG (na)-rù-a an-ni-i
Col. 5. as-tu-ru-ma
ma-har (ilu) Samas (ilu) Mar-
duk
(iltu) A-nu-ni-ti
u ilâni rabûti
5 . sa samè u irsiti
i-na eli eqlu su-a-tu
e-zi-bu
su-u la i-te-ni
u la im-tas 2
10. ki-i pi-i rabûtema-li-ki-su
sakkanak sa pihâti
u mu-sad-bi-bi lai-te-pu-us-ma
eqlu ki-mu la us-ta-an-na-as-
sum-ma 5
eqlu ad-di-na-as-su
a-na pihâti la ut-te-ir
1 5 . [su-aj-tu ilâni rabûti sa samê u
irsitim
[damqis] lip-pal-su-su-ma
[bal-a]t u-mê ma-'-du-ti
sanâte duh-di nu-uh-si u he-gal
a-di bal-tu a-na is-ki-su li-sa-
kin-nu
1. Cf. OBI, Hilp., pi- 31, 1- 24, limutla zirma kitta ratn
2. Rac. !TKO.
3. Istanafal de HWi (?)
au district il ne le rendra pas ;
si cet homme
aime la justice
et hait l'iniquité,
55. si le champ que j'ai donné à
mon fils,
il ne ravit pas,
les franchises que j'ai établies
en charges il ne convertit pas;
les volontés que
60. sur cette pierre
Col. 5. j'ai écrites,
devant Samas et Marduk
et Anunit,
et les grands dieux
5 . des cieux et de la terre.
et que sur ce champ
j'ai laissées
si celui-là ne les annule pas,
ne méprise pas,
10. si, selon le conseil des grands
ses conseillers,
du gouverneur du district,
et des intrigants, il n'agit pas ;
(un autre) champ en compen-
sation, il n'impose pas,
si, le champ que j'ai donné il ne
rend pas au district, —
1 5 . celui-là, les grands dieux du ciel
et de la terre,
avec faveur, qu'ils le regardent!
une vie de jours nombreux,
des années d'abondance, ri-
chesse, fécondité
avec excès, qu'ils lui donnent
en partage !
(( hais le mal, aime la justice. »
KUDURRU DE MEL1SIHU
107
30
20. sum-ma amilu su-u ki-it-te iz-
zi-ir-ma
qu-ul-lu-ul-ta ir-tam
ar-ra-a-ti sa i-na TAG (na)-
rù-a
an-ni-i as-tu-ru-ma
ma-har (ilu) Samas (ilu)Marduk
(iltu) A-nu-ni-ti
2 5 . ilâni rabûti sa samê u irsitim
i-na eli eqlu su-a-tu e-zi-bu
su-u la ip-ta-la-ah- ma
eqlu a-na zîri-ya as-ru-ku it-ta-
pal.
ki-iz-za-ta u ni-si-(s)ir-tu
i-na lib-bi il-ta-kan
za-ku-tu as-ku-nu a-na il-qi us-
te-ri-ib
u lu-u eqlu ki-mu it-ta-an-na-
as-sum-ma '
eqlu ad-di-na-as-su a-na pihâti
ut-tir
TAG (na)-rù-a sa as-tu-ru-
ma
35. ma-har (ilu) Samas (ilu) Mar-
duk
(iltu) A-nu-ni-ti u ilâni rabûti
sa samê u irsiti
i-na eli eqlu su-a-tu
a-na da-ra-a-ti u-ki-in-nu
su-u id-di-ki-ma
i-na as-ri-im sa-ni-im-ma
ki-i 2 limut-ti il-ta-ka-an
a-sar la a-ma-ri pu-uz-ra
us-ta-hi-iz
40,
20. maissi cet homme hait la justice,
et aime l'iniquité ;
les malédictions que sur cette
pierre j'ai écrites
devant Samas , Marduk , Anunit ,
25 . les grands dieux du ciel et de la
terre,
et laissées sur ce champ,
si celui-là ne les craint pas,
et ravit ce champ que j'ai donné
à mon fils,
dîmes et prélèvement
30. lui impose,
les franchises par moi établies
les convertit en charges,
et apportant un autre champ
en compensation,
s'il rend au district le champ
que j'ai donné,
si la pierre que j'ai gravée,
35. devant Samas Marduk,
Anunit et les grands dieux
du ciel et de la terre,
et que sur ce champ
pour jamais j'ai placée,
40. si celui-là enlève cette pierre
ailleurs,
en mauvais lieu la place,
en un lieu d'obscurité, de ca-
chette,
la colloque,
1. Pour intanansu, rac. ntfJ intanafal (?) . .. ,
, Ki-i est intéressant en ce qu'il ne peut être qu'une forme développée du » . aéru . détcrm.nauf £es h eu • Le
même phénomène se présente pour mu = sumu : me-e ilu na?ari, sumi Istar luq»ru rusea u*** IV, R. 6o, c, vers. g.
io8
KUDURRU DE MELISIHU
45 . as-su ar-ra-a-ti si-na-a-ti
sa i-na TAG (na)-rù-a sa-at-ra
ip-ta-lah-ma amilu a-ha-am
na-ka-ra mâr ma-am-ma-na-
ma
sak-ku sak-la sa-ma-a
50. u la mu-da-a um-ta-'-ir-ma
us-tas -si-ma a-na mê-e u isati
it-ta-di
i-naqaq-qa-ri it-te-mi-ir
i-na libnâti it-te— '
i-na i-ga-ri ip-te-hi
55 . up-te-is-si-is-ma it-ta-kar
i-ta-ba-at uh-tal-liq
su-mi sat-ra ip-ta-si-it
Col. 6. amilu su-u lu-u etillu
lu-u rabû ma-lik sarri
lu-u amil saqû sarri
lu-u sa-kin sa i-na pihâti
5. Bit Pir (ilu) Sadû rabû
is-sak-ka-nu
lu-u ha-za-an pihâti
sa Bit Pir (ilu) Sadû rabû
lu-u sa te-mi
10. lu-u mu-se-ri-su
lu-u gu-gal-lu
sa pihâti Bit Pir (ilu) Sadû rabû
lu-u a-mi-lu-u-tu
ma-la su-ma na-bi-a-at
15 . amilu su-a-tu
(ilu) A-nu-um
(ilu) Bel
(ilu) Ê-a u
(ilu) Nin-har-sag-ga
20. ilâni rabûti
sa a-mat ki-bi-ti-su-nu
la ut-ta-ak-ka-ru
i-na bu-ni-su-nu
45. si par crainte des malédictions
qui sont écrites surcette pierre,
un autre homme
ennemi, un quelconque,
idiot, sourd, aveugle,
50. ignorant, il commissionne,
la fait enlever et jeter à l'eau ou
au feu,
cacher en terre,
maçonner dans les briques,
enfermer dans un mur,
55. gratter, endommager,
ruiner, détruire,
effacer le nom qui y est écrit,
Col. 6. celui-là, qu'il soit noble,
ou prince ou conseiller royal,
ou officier royal,
ou préfet du district
5 . de Bit Pir Sadû rabû
établi,
ou directeur du district
de Bit Pir Sadû rabû,
ou conseiller,
10. ou juge conseiller,
ou haut fonctionnaire
du district de Bit Pir Sadû
rabû,
d'une classe d'individus
quelle qu'elle soit, —
15. celui-là,
Anu,
Bel,
Êa et
Nin-har-sagga,
20. les grands dieux
dont l'arrêt de volonté
est immuable,
avec leurs faces
KUDURRU DE MELISIHU
109
lZ-ZU-tl
25. li-ik-ki-el-mu-su-ma
ar-rat la nap-su-ri
li-e-mu-ut-ta
li-ru-ru-us
(ilu) Marduk bêlu rabû
30. sa si-it pi-su
ilu ma-am-ma
la us-pi-el-lum
bu-bu-ta se-ir-ta-su
ra-bi-i-ta lim-is-su-ma
3 5 . i-na na-ta-al
ka-am-ma-li
ti-ri-is qa-ti
u la e-pi-e-ri
su-u-uk ali-su
40 . li-is-sa-ah-har
(ilu) Sin be-lum iz-zu
sa i-na ilâni rabùti
su-pu-u
a-ga-nu-til-la-a
45 . sa ri-ki-is-su
la ip-pat-ta-ru
li-se-es-si-su
gis-ru-ba-a
ki-ma su-ba-ti
50. pa-ga-ar-su
li-la-bi-is-ma
a-di ûm bal-tu
bit-su li-za-mi-ma
Col. 7. ki-ma u-ma-am si-ri
si-ra li-ir-pu-ud
ri-bi-it ali-su
a-a iq-bu-us
5 . (ilu) Nin-ip
be-el ap-li
su-u-mi u
ku-du-ur-ri
irritées,
25. qu'ils le regardent !
de malédictions implacables,
nuisibles,
qu'ils le maudissent!
Marduk, le grand seigneur,
30. dont la parole proférée
aucun dieu
n'élude,
le besoin , (expiation de) sa
grande faute,
qu'il lui impose!
35. à voir
la colère,
à tendre la main
et n'être pas nourri,
sur la place publique de sa ville
40. qu'il vague!
que Sin, le puissant seigneur,
qui parmi les grands dieux,
est brillant,
une hydropisie
45 . dont le lien
ne puisse être conjuré,
lui impose!
de lèpre,
comme d'un vêtement,
50. que son corps
il revête !
tant qu'il vivra,
qu'il lui interdise sa maison!
Col. 7. comme une bête des champs,
dans les champs qu'il couche!
les rues de sa ville,
qu'il ne foule plus!
5 . que Ninip,
le seigneur des plantations (?)
des légumes et
des bornes,
KUDURRU DE MEL1SIHU
ap-la-am
10. na-aq me-e
li-ki-im-su-ma
SE-ZIR u pi-ir-a
a-au-sar-si-su
(iltu) Gu-la bêl-tu
i 5 . sur-bu-tum
e-til-li-it
ka-la be-li-e-ti
za-ar-ri-sa
si-im-ma la a-as
20 . la te-e-ba-a
i-na zu-um-ri-su
lis-ku-un-ma
a-di ûm bal-tu
sar-ka u da-ma
25. ki-ma me-e li-ir-muk
ilàni rabûti
ma-la i-na
TAG (na)-rû-a an-ni-i
su-um-su-nu za-ak-ru
30. su-ba-tu-su-nu ud-da-a
kakkê-su-nu
ku-ul-lu-mu
u u-su-ra-tu-su-nu
us-su-ra
35. si-ma-at
la na-ta-li
sa-ka-ak uz-ni
u si-bit pi-i
a-na sa-a-at u-mi
40. li-si-mu-su
ar-ra-a-tu
an-na-a-tu
i-na a-ma-at
(ilu) Bel bêlu rabû
45. sa ki-bit pi-i-su
la in-ni-ên-nu-u
plantations (?)
10. et irrigations,
lui enlève !
blé et fruits
qu'il lui refuse !
que Gula la dame,
15 . la sublime,
la princesse
de toutes les dames,
ses enfants,
un empoisonnement (?) incu-
rable,
20. sans issue,
dans son corps,
qu'elle mette!
tant qu'il vivra,
sang et lymphe,
25. comme l'eau, qu'elle répande!
les grands dieux,
tous ceux dont
sur cette pierre
les noms sont commémorés
30. les trônes manifestés,
les armes
exposées,
les figures
dessinées,
35 . le sort
de ne plus voir,
de l'obturation des oreilles,
et du mutisme de la bouche,
pour jamais,
40. qu'ils lui destinent!
ces malédictions
présentes.,
par la volonté
de Bel, le grand seigneur,
45. dont les ordres
ne sont pas rendus vains,
KUDURRU DE MELISIHU
u an-na-su et dont la grâce
ki-i-nu fidèle
la in-ni-ti-qu n'est pas outrepassée,
50. la i-se-it-ta-su ' 50. ne le manqueront pas
|i-ik-su-da-su mais l'atteindront!
Signature du roi : h itinex <l- -/ — j Melïsihu, tracée à la pointe, très finement,
sous les symboles divins.
1. Rac. nKtf.
KUDURRU DE MELISIHU
(Fragment)
...Bit (ilu) Marduk
[SAG Kl] TA SI-IM ER-[LU]
(âl)Dûr...
misru elû SI IM-KUR-RA
[TI]G na-ga-ar sarri
misru saplu SI IM-MAR-TU
NAM sarri sa sarru Mc-li Si-hu
[Me]-li Ha-la mâr Zu-me-e ,
arad-zu i-ri-e-mu
io. Ma-ti-ma i-na arkàt umê
. . .de Bit Marduk
largeur inférieure, au sud,
ville de Dur. . .
longueur supérieure, à l'est,
5 . bord du canal (?) royal,
longueur inférieure, à l'ouest,
le district du roi : c'est ce que le roi
Meli Sihu
à Meli-Hala, fils de Zumê. . .
son serviteur a octroyé.
10. Oncques à l'avenir. . .
A noter, dans l'orientation du champ, la variante <|>- IM... pour IM.
Si TIG (ligne 5) « kïsadu » était absolument certain, nagar ne pourrait être que nâr, et
fcffl* aurait aussi la valeur 'a. Les derniers linéaments sont bien ceux de *p5^.
8. Meli-Hala est la même chose que Arad-Gula.
KUDURRU SANS TITULAIRE
(Fragment de même époque)'
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^Hf<^ MlàLMKŒi
•^tfcM^Mî
h-^-^h ^>^sn-;.
M*0*l^.-KlM-i=31i
<WM<h-ti<
mm
g
(ilu)NIN-atilâniba-na-atnap-[hari...
pi-ir-'-su ma-la u. . .
(ilu) Nin-ip bel ku-dur-ri ku-du . . .
(celui qui respectera cette charte)
la dame des dieux, mère de l'univers . . .
sa progéniture entière (bénira) . . .
Ninip, seigneur des bornes, (gardera)
sa borne. . .
i. Dessiné par G. Jéquier.
15
H4
KUDURRU SANS TITULAIRE
(ilu) Marduk bel su (= kat?) -ta-ti
pa-at. . .
5. (ilu) Samas pa-ti-iq sam-é irsi-tim
(ilu) Sin a-bi ilàni rabûti . . .
u su-pu-ri-su li . . .
(ilu) Adad gu-gal ilàni. . .
u-ga-ri-su i-na . . .
10. (ilu) Su-qa-mu-na u (ilu). . .
ina KIT-GAL iz-zi . . .
li-se-im . . .
(iltu) Gu-la kal-lat Ê-[SAR-RA] . . .
e-nu-ma a-na . . .
15. lu i-ih-pu-u lu i-na. . .
lu a-na isâti i-na-du. . .
lu i-na i-ga-ri i-kat-[tamu]
SAG mar (?)-zi-ma a-ga-nu-[til-la . . .]
mesir arrati li-ik-mi . . .
20. u (^HI^) ilàni ma-la i-na. . .
za-ak-ru u-su-ra . . .
li-su-uh-hu-su-ma. . .
u ku-si-ri la. . .
Marduk, seigneur de. . .
5 . Que Samas, créateur de ciel et terre,
que Sin le père des grands dieux. . .
et son enclos garde. . .
qu'Adad, le champion des dieux. . .
ses champs de (pluie abreuve. . . !)
10. que Suqamuna et. . .
dans le puissant. . .
écoutent (sa prière . . . )
que Gula la fiancée d'Ê-Sarra . . .
Si, au contraire, quelqu'un. . .
15. brise (la pierre), la jette. . .
dans le feula lance, . . .
dans un mur la cache, . . .
que céphalalgie (?) et hydropisie. . .
(comme d'un) lien de feu l'enserre. . .
20 . et les dieux, tous ceux qui (ici) . . .
sont nommés, les figures (repro-
duites). . .
qu'ils l'arrachent. . .
et de succès qu'il n'ait plus. . .
1 . NIN-at est évidemment pour ênat, état construit de êntu, qui est une des valeurs de NIN.
14. Enuma ne peut avoir que le sens de si, à cette place. Il marque, en effet, le partage des deux
idées du texte : celui qui respectera la propriété proclamée dans cette charte, les dieux
le béniront. S'il arrivait au contraire (enuma) que quelqu'un la violât et cherchât à la
détruire, les dieux le maudiraient.
15. Lu est construit comme d'habitude avec le prétérit de hapû; les lu suivants se présentent
avec le présent. Pourquoi? La raison serait-elle que le premier lu précède immédia-
tement le verbe, et que les autres en sont séparés par des enclaves, lu ana ùâti inadu,
lu ina igari ikatamu?
19. Le premier signe est HU, qui a la valeur mesiru « lien » de esêru (Brunn., 2052). Le
deuxième signe est celui du feu \$E. Il en ressort le sens de « lien de feu », et dès lors
le verbe peut être aussi bien kamû « serrer, lier », que qamû « brûler ».
20. A noter t|y|t pour ^Hiffi> permutation très rare dans les textes classiques.
KUDURRU SANS TITULAIRE
(Fragment de même époque)
[ilu Mah a-la]-da que Mah, la génération,
ina tjyyy >-<y>-< JeT dans sa maison,
[li]-ip-ru-us empêche!
ilu Bu-nê-nê que Bunênê
5. tff ï^y ALAM sarru ti-iz-qa-ru qar-du 5 . fils (de?) ALAM, roi mâle et vaillant,
ma-lik a-bi-su sa in-nu-u conseiller de son père, quiconque en-
freint son ordre,
ki-bi-su li-su-uh-su-ma qu'il l'emporte ! . . .
Var. ina ^TTTT Ml
Un dieu >-*f- JJË^^£^£=a5i. est mentionné III, R. 66 obv. 15 à 31 e, 32 f, et puisqu'il s'agit
de Bunênê de la triade solaire, nous avons un *~*^- ^] MJ^K^h^, III, R. 66, obv.
26 b. -*f Ni-ip-H ALAM -*f Nu-ru ALAM, III, R. 66, d. 25 ; f. 9. "gg_ ^/<^^
(et sans doute aussi jËf^^tSk.) a la valeur bunânu. Y a-t-il jeu de mots intentionnel,
et Bunênê était-il le vrai nom du dieu ainsi écrit?
KUDURRU SANS TITULAIRE
(Fragment de même époque)
gaUfc- t&sp; »&__>
... SU 11. . .
. . . rabu sa ilu. . .
. . . sa-ka-ak u[z-ni
[. . . ma'-d]u-ti a-na si-ri-
iq-ti. . .
5 . [. . . lis]-ruq-su. . .
ilu. . . sar hê-gal-[li. . .]
Son. . . qu'il . . .
le grand... du dieu...
la surdité. . .
(des jours) nombreux
en don. . .
. . lui accorde. . .
. . le roi de l'abondance...
On reconnaîtra facilement de quel contexte un passage semblable peut être tiré. Le fond
et la forme n'en sont pas très nouveaux. Je l'ai donné à cause du signe ruq, ligne 5, qui corres-
pond à ^-S^faT {ruq), et hê du signe (dans hegallu), qui constituent, tous deux, des variantes
curieuses.
INSCRIPTION DE KUTIR-NAHHUNTE'
Sa-al-mu sa [j Ku-ti]
ir (an) Nah-hu [un]-
te
Statue de Kutir-Nahhunte.
Brique de grès avec des reliefs, qui faisait partie d'une image en pied du roi Kutir-
Nahhunte. Il s'agit bien du fils de Sutruk-Nahhunte, comme il résulte de la comparaison des
écritures. Le mot sémitique, salmu, avait passé dans l'usage, à cette époque, dans la langue
anzanite; Silhak (an) In Susinak, sur un fragment, relief de même genre affectant la forme
d'une épaule, dit précisément : ] Ku-tir (cm) Nah-hu-un-te sa-al-mu e-ri-ên-tû-y a ... a-ha-an
ku-si-in . . .
i. Dessiné par G. Jéquier.
TEXTE MENTIONNANT SUTRUK-NAHHUNTE
Pl. 25
Sa sarru ] Su-ut-ru-uk (an) Nah-
hu-un-te i-pu-su
« Ce que le roi Sutruk Nahhunte a fait. »
On rencontre cette phrase, sur un grand nombre de briques en grès, souvent émaillées, et,
particulièrement, sur des briques de coin, de manière que le texte se trouve partagé en deux,
par l'angle du mur.
Il semble bien que quelque chose soit sous-entendue dans cette petite formule, qui est
une phrase incidente; et cependant, commençant toujours par Sa èarru, elle finit très souvent à
epiisu, en laissant vide l'espace voisin.
Une fois, cependant, ce texte se continue ainsi :
Sa sarru ] Su-ut-ru-uk (an) Nah-hu-un-te i-pu-su ma a-na TI-LA-su a-na (ilu) Is-ni-qa-
ra-ab :_ ' jVT *f- (iddin-nu?)
« Ce que le roi Sutruk-Nahhunte a fait, et, pour sa vie, à Isniqarabbat a voué. »
Un autre exemplaire du même genre termine ainsi :
a-na Tl[LA-su a-na (ilu) ^f Tj **=TT Ej£>T Hf"
... « et pour sa vie, au dieu Susinak, il a voué(?). »
Nous retrouverons fréquemment ailleurs le dieu >~ïfn[ ^C^TT probablement identique à
*->f- «J^j ER1N. Temas serait-il ici le mot élamite « donner », rac. tem? Cf. néosus. tuna,
resp. tunas. Beh. I, 9, 20, 46. Sz. b, 3 NR. 45?
Ce texte peut ne faire qu'allusion à Sutruk Nahhunte, et n'être pas de ce monarque lui-
même. Un roi postérieur prétend-il dire ce que Sutruk-Nahhunte avait fait, et comment sans
doute lui, successeur, a restauré ses monuments, ou appelé sur eux les bénédictions divines?
TEXTE MENTIONNANT SUTRUK-NAHHUNTE 119
Malheureusement, tous les exemplaires que nous possédons de ces briques, s'arrêtent court,
après la phrase incidente. Un grand spécimen décoré, émaillé et polychrome, qu'on trouvera
dans le volume d'Archéologie (I) porte :
l^TT TIT<i èa sarru . . .
Et plus loin
■fc^f ^ V^ J=[ [Sutruk-Nahhun]-te i-pu-su
■Hf- t|yTy 4f< (ilu) Nah-hu
WWTtt T M *T tin èarru ] Su-ut-ru
Tous les éléments de la même formule! L'écriture en est relativement récente, et nous
reporte sinon au dernier groupe des rois élamites, à l'époque de Sargonides, du moins, semble-
t-il, à une date postérieure à Sutruk-Nahhunte lui-même.
La présence aussi de la divinité [>~»-f- >^p\\ ^U dans l'une de ces formules (voir ci-dessus)
nous pousse à la même conclusion. Ce nom >->-f- »^] ^fcTT> identique, croyons-nous, comme
nous l'avons déjà dit, à ^f- >^] HII&HFtT et à «-*f- >Jfr\ HXlE<£*TT, ne se trouve employé
que dans les textes du dernier groupe des rois élamites, immédiatement avant, et sous les Sar-
gonides.
BRIQUE DE (ilu) SUSINAK SAR ILANI
(Époque. des Sargonides)
Exemplaire complet et Fragments. Pl. 25
1 . (Ilu) ^1 lêll^-ffî sar ilâni sar Su-si a-na zi-i-a-ni
2. sa (*]]]) (ilu) Susinak i-ru-'u (ou ub ?)-ma È-RÛ-A f Te-ip-Hal-ki sarri
3. ta-bi-iq i-mu-ur-ma sa {*]]]) li-bi-it-ti u-da-ap-pir-ma
4 . sa (^TH) e-ri-im-ti i-pu-us a-hi-i-ta sarru wa-a-ar-ku-u
5 . wa-a-ar-ka-at sarri pa-ni-i li-ip-ru t|
6. u sarru gi-mi-il-li sarri li-te-ir.
1 . (Ilu) Susinak sar ilàni, roi de Suse, dans le temple,
2. du dieu Susinak, est entré, et les constructions du roi Teip-Halki,
3 . il a vu qu'elles se ruinaient. Ce qui était en briques crues, il le démolit,
4. et il refit à neuf ce qui était en briques cuites. Que le roi futur
5 . garde ce que le roi prédécesseur laissa derrière lui !
6. et que, roi, il reconnaisse le bien fait d'un roi!
1 . Une variante place le clou horizontal ] entête de la première ligne — Pour le signe ERIN et
la forme qu'il affecte ici, voir plus haut les notes sur le Cône de Karibu sa Susinak! —
Il existe aussi une variante zi-i-a-a-ni pour zi-i-a-ni.
2. Ê-RU-A =bîtuep"su. Tallq. Contr. Nab., p. 49.
3. Pour le sens de dapàru, Cf. Del. HWB., p. 226.
4. Erimti est mis ici en opposition avec libitti. Libittu étant la brique crue, erimti ne peut être
que la brique cuite, aussi appelée agurru par les Babyloniens et les Assyriens. Il est
possible de rapprocher cet erimti, du mot semblable usité en anzanite, avec application du
même sens:
U Silhak (an) In Susinak... salmu e-ri-ên-tû-u(m)-ya itahha .
« Moi, Silhak In Susinak..., je fis une statue en terre cuite. »
On trouve effectivement à Suse, nombre de morceaux, épaules, bras, etc., en terre cuite
émaillée, provenant de statue ou de reliefs, et quelquefois couvert d'inscriptions.
Cf. Siyan (an) In Susinak e-ri-ën-tû-um kusis (ou kusi) ; et encore, apie eriênnim pep-
siya, etc.
BRIQUE DE (ilu) SUSINAK SAR ILANI
Pour warkû, il y a une variante wa-a-ku-u, qui est une faute évidente.
Epês ahîta est une expression comme amur arkatum, épis arkatum ou EGIR-RA
MU-NA-RU (=utiè) avec l'adjectif à l'abstrait (fém. sing.), et doit signifier « renou-
veler, faire autre ».
5. Il faut lire lipru-is pour liprus de parâsu. Le sens de l'expression warkat sarri pani liprus
est douteux. Je ne vois dans toute la littérature babylonienne qu'un seul passage analogue,
et là, un sens sûr ne s'impose pas davantage : OBI text. 84, II, 33 et suiv. Warkat
(ilu) Samas (ilu) Adad u (ilu) Marduk aprus.
Il existe deux autres fragments de briques, qu'il faut attribuer très probablement au même
roi. L'écriture y est identique à celle de la planche 25e. En attendant que le hasard nous
mette les documents entiers entre les mains, nous transcrivons ici ces fragments, pour
l'intérêt incontestable qu'ils présentent, tant dans leur formulation que dans leur
contenu.
. . . sarru Su-sisa-la-a[m. . .
... ma-ti-su ^TTT ^PT E[RIN...
(ilu) -V! ERIN be-li-su id-di-in (ilu) -VI ER[IN...
. . . TI-LA sa assati (■£-!>-«<) ^TfJ ma-as-sa-ru u (ou bit) . . .
5 . ... !i]-hat-ti-tu-si-na i-na tu-ur-ri e-[li-e. . . ]
. . . ka-iï-ba-a-ti lu-sa-al-la hu-ul . . .
. . . lu]-u-ra-ha ina libbi ki-pa-ri1 pa-si-su-ma. . .
. . . i-na pa-ni-si-na li-ik-nu-ku i . . .
. . . u ka-ri-ba-a-ti li-pa-ak-ki-du. . .
... roi de Suse, la statue de. . .
. . . son pays, dans Suse. . .
àSusinak, son seigneur, il voua. Susinak. . .
... la vie des femmes, gardiennes du temple (?). . .
5 . ... qu'il les enclose (?) dans le turri supérieur2. . .
. . . que les prêtresses prient. . .
. . . qu'elles opèrent leurs charmes dans la demeure du prêtre. . .
... en leur présence, qu'on scelle, . . .
... et qu'on institue les prêtresses gardiennes. . .
1. Kiparu pour giparu « appartement, étage ». Pasisu pour pasisu (?).
2. Cf. R. I, 52, n° 3, II, 15.
16
122
BRIQUE DE (ilu) SUSINAK SAR ILÂNI
II
u ka-ri-ba-ti
Ê-RU-A ^TTT é-ri-im-ti
li-ti-ib-su sum-su (ou su-mu-su)
TI-LA IN-NÊ-ÊN-DI-DA-A-MA
li-ru-ba-ma su-pa-la
l]i- ^TTT -ap-pi-ra
Ê-RU-A <T-W pa-si-su
TI-LA-ma as-sa-a-ti
et des prêtresses
la construction de briques cuites
qu'il bénisse son nom!
qu'il lui ordonne de vivre ' !
qu'il entre, et la partie inférieure
qu'il abatte2
la construction et le prêtre . . .
et qu'il vive à jamais !
i . DI-DA = qabû (Brunn. , 95 2E
2. Sabâru ?
BARILLET DE NABUCHODONOSOR
Le principal intérêt de ce document lui vient de son origine. Il est certain dorénavant que
Nabuchodonosor a régné, administré, et sans doute aussi bâti à Suse. Le fragment présent qui
figure à peine la quatrième partie d'un barillet, relate la construction delà zigurrat de Babylone,
mais le reste du texte devait se rapporter à une œuvre semblable réalisée à Suse. C'est de
Nabuchodonosor ou de Nabopolassar qu'il est question dans la stèle de Nabonide, Rec, XVIII,
p. 18, col. III, 40, etc. (iltu) Istar belit Nim-ma(ki) rubâtim asibat $u$i(ki)... où l'un de ces
princes fait évidemment preuve effective de piété, à l'égard d'Istar susienne.
La composition de ce nouveau texte rappelle celle des autres inscriptions de Nabuchodonosor.
Nous y constatons aussi l'emploi des mêmes signes archaïsants . Un Jac-simile n'ajouterait rien
à ce qu'on sait déjà de la manière d'écrire des scribes de Nabuchodonosor. Si, un jour, M. de
Morgan retrouvait le barillet complet, il serait encore temps de reproduire l'original.
TEXTE
Col. 1. (Ilu) Na-bi-um ku-du-ur u-su- Col. 1.
ur
sar KÂ-DINGIR-RA-(ki)
ru-ba-a-am na-'-dam
mi-gi-ir (ilu) Marduk
5 . [is]-sa-ak-kam si-i-ri-im
na-ra-am (ilu) Na-bi-um
mu-us-ta-Iam a-hi-iz ne-me-ki
mu-us-te-'-ù ba-la-dam (tam)
na-'-dam la mu-up-pa-ar-ku-ù
10. ba-bi-il i-gi-si-e ra-bê-ù-tim
a-na Ê-SAG-GIL
[e]-im-ga mu-ut-ni-ên-nu-u
[zani]-in Ê-SAG-GIL ù Ê-ZI-
DA
10
TRADUCTION
Nabuchodonosor,
roi de Babylone,
l'insigne, le noble,
le favori de Marduk,
le prêtre auguste,
chéri de Nabû
le sage, qui connaît les mys-
tères,
qui cherche (le secret de) vie,
le noble, l'infatigable
qui apporte de riches offrandes
à l'Êsaggil,
le sage, Forant
qui entretient Êsaggil et Ezida
124
BARILLET DE NABUC1I0D0N0S0R
Col. I (fin).
Col. 2.
IO,
10.
(ilu) ÊN-LIL AN-AN ti-iz-ka-
ru
nu-u-ru na-am-ri-im
ta-as-ri-ih-ti NI-NI ab-bi-e-su
a-si-ib Ê-SAG-GIL bel KÂ-
DINGlR-RA-(ki)
be-li ra-bê-ù
be-li-ya at-ta-'-id-ma
bit TE-AN-KI zi-ku-ur-ra-at
KÂ-DINGIR-RA-(ki)
sa (ilu) Na-bi-um apal u-su-ur
sarru KA-DINGIR-RA-(ki) a-
bi ba-nu-u-a
i-na éi-bi-ir KA-AZAG-GAL
(asipu)-u-tim
ni-me-ki (ilu) Ê-a u (ilu) Mar-
duk
wa-sa-ar-sa ul-li-lu-ma
in i-ra-at ki-gal-lim
u-ki-in-ni te-me-èn-sa
i-ga-. . .
a-na . . .
i-na . . .
ù. . .
30 U...
la u-ul-. . .
bit TE AN Kl.
ri-e-si-sa . . .
a-na si ku (?) .
ga-ta as. . .
ni-si-im ra. . .
sa (ilu) Mardu
ya-ti . . .
ri-ê-u-tu . . .
Col. 1 (fin).
Col. 2.
le bel des dieux, héros,
lumière splendide,
qui dépasse les dieux ses pa-
rents,
réside dans Èsaggil, seigneur de
Babylone,
5 . le grand seigneur,
mon seigneur j'ai célébré!
la maison de TE-AN-KI, temple
à degrés de Babylone,
dont Nabopolassar
roi de Babylone, mon propre
père,
10. avec des rits pieux,
et les règles savantes d'Êa et
Marduk,
avait nettoyé l'emplacement;
dont, dans le sein de la terre,
il avait placé le terrien
ses murs. . .
vers. . .
dans . . .
et. . .
5 . 30 aunes. . .
il n'éleva pas . . .
la maison TE-AN-KI...
son sommet . . .
vers . . .
10. les mains je levais. . .
les sujets nombreux . . .
dont Marduk. . .
m'a (confié). . .
lepastorat. . .
(je convoquais)
Col. 2 (fin), la ra. . .
Col. 2 (fin).
BARILLET DE NABUCHODONOSOR
mât Pu-qu-du mât Bit. . .
mât Bit A-mu-ka-a-nim mât
Bit...
mât Bi-ra-a [tej . . .
5 . Dur ilu (ki) A-ga-nê (ki)
mât Ar-ra-ap-ha mât La-hi-
[ru] . . .
na-ap-ha-ar mat . . .
u um-ma-an . . .
sarrâni sa e. . .
10. amil pi-ha-[ati]. . .
sa ma. . .
is-tu ti-|amti] . . .
a-di ti-[amti] . . .
ma-da. . .
du pays de Puqudu, de Bit.
de Bit Amuqânim, de Bit.
de Birâte,
5 . de Dur ilud'Aganê,
d'Arrapha, Lahiru,
de tous les pays de . . .
et la foule. . .
les rois de. . .
10. les gouverneurs de. ..
de...
depuis la mer inférieure
jusqu'à la mer supérieure,
Tous les pays allégués ici portent des noms connus, et se trouvaient situés sur le bas Tigre
et sur les confins de l'Elam.
Puqudu est placé par Téglatphalasar II (Plaq. I Nimr., 12), à la suite de Bit Amukkâni, et
(Thontaf. Av. 13, Rost, p. 56) avant Lahiru, deux districts groupés semblablement ici
même.
Birâte est assigné au pays de Kardunias par Assurnasirapal II, 130, III, 124.
Dur ilu est assez connu. Il faut lire ici Dur ilu d'Aganê par opposition à un autre Dur ilu.
En effet, Aganè manque dans notre texte de déterminatif, alors que tous les autres lieux sont
précédés de mât ou dur. Il existait en effet trois villes du nom de Dur ilu, d'après IV R., 36 [38],
6-8, b.
Arrapha n'est pas loin des mêmes contrées. Les Kassites vaincus sont placés sous la garde
du gouverneur d'Arrapha, par Sennachérib (Prism. II, 3). C'est à Arrapha, que les Guti trans-
portent Anunit de Sippar-Anunit, après avoir dévasté son sanctuaire (Scheil, Nabon. IV, i.|,
23; dans Rec, XVIII, 19).
Il existait aussi deux Lahiru, assez rapprochés; l'un, voisin de Mô-turnat (Salm. Balaw.,
col. IV, 6), l'autre rangé par Del., Par., p. 323, parmi les peuplades élamites, et quelquefois
spécifié de cette sorte : Lahiru (al) Dibirîna(Y R. , 4, 1 17), ou Lahiru sa Idibirina (Teglatph. Il,
Thontaf. av. 13, Rost, p. 56).
TEXTES DE ROIS ACHÉMÉNIDES
m *- jr *- -t -t
Mff ^y ^ ^Ti
[Artaksatsu sa-a]r-ri ra-bu-u.
[aplu sa] Da-a-ri-ya-mu-[us.
. . . im-ma gab-bi ma . . .
. . .e-t]e-pu-su ina qa-ti . . .
. . . e-te-pu-us.
Artaxerxès, grand roi. . .
fils de Darius. . .
. . .tout ce que. . .
. . .j'ai fait, avec le secours.
d'Ahurmazda je l'ai fait.
Ce petit texte est très vraisemblablement d'Artaxerxès Mnémon. Dans la première ligne,
la restitution èa-AR-ri est certaine, et on ne saurait lire ri-ri ou autre chose. Il existe un
deuxième exemple d'une lecture semblable dans le petit texte d'Artaxerxès Mnémon, publié par
Oppert, J. A., 1865, p. 300 (Bez. Ach., 95, XVIII) : Artaksatsa^ <MH 4M rabû.
II
Recto.
/
I5tf ^ v t m *ïïfc 53T AM
HT V T M *ïï \\- ^T ^ zm
TEXTES DE ROIS ACHÉMÉNIDES
127
Marge.
Verso.
£T- ïï 5*3 ïï
TT
Y
^y ^y y ïï 5= -T 4f<T A *T- ^1
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V ïï «£e -*T M! M <^\ ifcT
1
.Redo .
Marge .
Verso .
. . . ba-an-ni . . .
. . . (ilu) A-hu-ur-ma-az-da. . .
[issi] dan-ni sa ana-ku u-ta-'-[ma] . . .
. . . na sa ana-ku e-pu-us gab-bi . . .
. . . ê]-gal a-ga-a sa ina Su-sa-an-(ki) . . .
. . . ab]-nu-us na-sa-a qaq-qa-ri tâbi pi-ir '.
qaqqa]-ri tâbi pi-ra abnu tâbu is-si. . .
. . . 20+1 isten ammatu abnu tâbu is-si . . .
ep]u-us abnu tâbu is-si sa-mu-ul-lu-u
-i i-te-ip-su-' (gis) erini
TIN-TIR-(ki) mât Kar-sa-a-a-u
Mâ-gan-na sa a-gan-na ip-su
Mâ]-gan-na ip-su ul-tu mât Sa-par-da
. ru-u sa a-gan-na ip-su
. sa a-gan-na ip-su ul-tu
. . . ip-su ul-tu
1 Pir . , pira serait-il le pili assyrien « bloc de pierre, marbre ou granit » ?
2. GIS sa-mul. Cf. Av. Strassm., 7948, gis-sir = [gis) sa-mul, après GIS KU = gis KAL («lu). Cf. samullum
-gis-sir, 11,45. 49-
TEXTES DE ROIS ACHÉMÉNIDES
[ 2 o
Recto
. . .qui m'a
le dieu Ahurmazda. . .
.appui puissant. Ce que j'ordonne. . .
. . .ce que je fais, tout. . .
c . ... ce temple que dans Suse . . .
.j'ai construit. On apporta de la bonne terre, du pir(?).
. . .de bonne terre, du pira(?), de bonne pierre, du bois. .
. . .de 21 aunes, de bonne pierre, du bois. . .
Maroc. . . . je fis. De bonne pierre, du bois samullû. . .
Verso je fis; du cèdre
. . .de Babylone, du pays de Karsaiu
. . .de Magan. Ce qui fut fait ici
... de Magan fut fait. Du pays de Saparda
c de ... rû. Ce qui fut fait ici
. . .Ce qui fut fait ici. Du [pays] . . .
. . .Ce qui fut fait [ici]. Du (pays)
PETITS TEXTES
Le plus ancien de nos textes (et probablement de tous ceux connus), est gravé sur un cylindre
en os que nous reproduisons ici ". Le bord inférieur de cet objet précieux est occupé par deux
bœufs qui penchent la tête, chacun, sur une mangeoire. Le texte doit reproduire le nom et la
qualité d'un de ces rois primitifs, pasteur et agriculteur plutôt que soldat ou conquérant.
Au seul aspect des signes, on est frappé de la haute antiquité, qu'il faut leur attribuer. Ce
sont, semble-t-il, de vrais hiéroglyphes. Et cependant de tous ces objets, outils, animaux, etc.,
il n'en est pas un que nous puissions identifier avec certitude. Le premier à gauche est peut-
être un insecte (amilu?); le deuxième, un séran ou un double peigne (rabrabù? ou ak?); le
troisième, un homme debout portant quelque charge (na = zikaru?) ; le quatrième, des grains
de blé; le cinquième, le signe apin (irrisu?) et enfin le dernier signe, à droite, ne présente rien
de bien déterminé.
Pour mieux marquer l'intérêt de ce petit monument, au point de vue del'écriture cunéiforme,
je reproduis ici, à la suite, une tablette de pierre à caractères également hiéroglyphiques, pro-
venant de la Basse-Chaldée. Les signes y paraissent moins anciens, certainement, et néanmoins.
i. Dessiné par J. de Morgan.
17
130
PETITS TEXTES
quelques-uns d'entre eux se laissent identifier avec plus de succès". Je propose les lectures
suivantes, en allant de gauche à droite:
<«= <fcfl -n «y
<>
^y <m ^ii
JpSkfr ïHl Hfrrï **/
II
Une deuxième série de petits textes, sur tablettes de terre cuite, présente également un
intérêt tout spécial ; les signes y sont bien cunéiformes, et plusieurs d'entre eux rappellent assez
f-^y
S~ Ê'IEs •
divers signes déjà connus par les documents ordinaires. La numération paraît aussi reproduire
la manière babylonienne. Et cependant, il semble que nous ayons sous les yeux un autre système
i. Dessiné par J. de Morgan.
PETITS TEXTES i3,
d'écriture cunéiforme, ou du moins le résultat d'une évolution très indépendante, très différente
de celle qui nous a donné les signes dits babyloniens. Evidemment nos deux tablettes, au lieu
d'être très archaïques, sont déjà de nature linéaire, géométrique, plutôt qu'hiéroglyphique.
Je ne m'attacherai point à vouloir identifier tel et tel signe; dans une matière si nouvelle, il est
facile d'avoir tort, avec toutes les apparences du bon droit.
III
Une troisième catégorie de nos tablettes (je passe à dessein sous silence celles de rédaction
anzanite) est celle qui comprend l'époque de la dynastie dite 2nie d'Ur. C'est la même famille de
textes, listes, contrats, comptabilité, que celle que nous connaissons par les fouilles de Niffer et
deTelloh; et c'est la même écriture. Aussi, n'en parlons-nous que pour mémoire, en nous
réservant de publier, au jour venu, un choix de ces petits documents. Mentionnons en passant
que l'un d'eux, au lieu duarhu SE KIN KUD habituel, rend le nom de ce mois par arhu SE KIN
hu-um-mu-si-e, « mois de briser (moudre?) le blé ». KUD a donc la valeur hamasu. Le petit texte
R. II, 32, n° 7 (liste d'idéogrammes commençant par ^, mais mutilée), a précisément, dans la
deuxième colonne, les termes hummusu, hummumu, eldu, etc. Le signe KIN n'a rien à voir avec
l'idéede couper, broyer, mais se réfère à SE pour former le sens de blé.
Tel autre de ces textes (un subati) mentionne comme lieu du contrat :
]} V- >-£] c£T <Jg[ A-bu-la abi (ki)
<<> «êTT ~<T< HF- <M ™ «?»-« * (fa)
Le premier de ces noms est sans doute le même que celui signalé par la Stat. B. de Gudêa,
col. VI, 21, sous les formes entièrement idéographiques KA-GAL-AD (ki), et rendu en partie,
phonétiquement, dans II R., 52, 5.5., par KÂ-GAL a-bi-su (ki), c'est-à-dire Abul abièu (ki). Le
texte de Gudêa place cette ville au pays de Kimas, que nous avions déjà, par présomption,
rangé parmi les pays élamites. Notre tablette susienne dit : in Siti ili (ki) « dans la Ville du
Lever du Dieu ». Gudêa y va chercher du cuivre, notre tablette y prend de l'huile.
La suscription du document, entièrement calquée sur les pièces de même genre déjà connues,
porte :
mu en te unu gal(an) *-^PT ba ku
« Année où s'intronisa le prêtre du grand TE-UNU de la déesse *-W]- »
PETITS TEXTES
Quelques autres de ces tablettes portent des listes de fournitures
1 qa d'huile à Ilu e-ri-is
» à Karibu sa Nanà
» à Karibu sa ili
» à A-da-ra-am
» à Nu-ur Nanâ
» à In-zu-a
» à I-la-ak nu-gal (?)
» à I-hi (sic) Gir-ra
» à Hi-zi-um
» à En-nim ili
» à I-hi (sic) E-a
| Gimil (J!) (iltu) Na-na-a
Gimil (ilu) Na-zi
}+*- Gimil (ilu) Samas
<tt Gimil (ilu) Nin Sul
{>+- Gimil E-a
<«- Gimil (ilu) Bel H
}} Gimil Ma-ma
<*- Gimil I-li (NI-NI)
f[ Gimil (ilu) Nin-muk'
Les noms de divinité, on le voit, sont ceux mêmes qu'on trouve en Chaldée, sous le
groupe, dit 2me, des rois d'Ur. Seul, le dieu Nazi frappe par sa nouveauté, d'autant plus qu'il
rappelle le mot kassite nazi, qui signifie en babylonien, d'après le vocabulaire Kass. Rev. 38,
sillum, ou « ombre, protection ». De même que sillu et salulu s'appliquent fréquemment, avec
grande convenance vraiment, aux dieux babyloniens, ainsi Nazi pouvait fort bien désigner un
dieu d'Élam. Au surplus, il est certain, par nos textes anzanites, qu'un dieu Na-7Li-it avait un
temple à Suse, qu'il devait au roi (Jndas-(an)-GAL.
1. Cf. Brunn., 10992.
PETITS TEXTES
'33
Enfin, on rencontre aussi à Suse les tablettes en forme de lentille, avec exercices de style
ou de lecture, par exemple' :
[Amil] Mug-da-an-(ki)
[Amil] Zu-(ki)
[A]mil [Mug]da-an-(ki)
Amil Zu-(ki)
ïfe
y' • . *^~*.
--^i,1- "M
i\fe-^v'-^^
*A\\\aTT
î^ise^y
~£* ^r-*?5ç^-^ ^*ï-
SSSKsv
i. Dessiné par J. de Morgan.
'34
ERRATA
ERRATA
Page 9. Col. 5, ligne 17, lire: (4 X 180) + (5 X 18) + n GAN
Page 13. Note, lire: B. 4, 12, avec il (77).
Page 74. Ligne 2, lire: abdu.
TABLE DES MATIÈRES
CHALON-SUR-SAONE, IMP. FRANÇAISE ET ORIENTALE E. BERTRAND
Pages
Avant-propos V
Introduction * I'
Obélisque de Manistu-irba T
Stèle de Narâm-Sin 53
Brique de Narâm-Sin 5^
Cône de fondation de Karibu sa Susinak 59
Statuette de Karibu sa Susinak °3
Texte du Lion D0
Briques de Ardum narâm Susinak 69
Brique de Kuk-Kirpias 74
Brique de Temti-Halki 77
Brique de Attapaksu 79
Brique de ME-KU-BI 80
Fragment du roi F^^J Sin 82
Inscription de Hammurabi 83
Kudurru de Nazimaruttas _^_
Kudurru de Bitiliyas 93
Table de Agabtaha 95
Kudurru de Aclad-sum-usur 97
Kudurru de Melisihu 98
Autre Kudurru de Melisihu 1 1 2
Kudurru divers sans titulaires ' 113
Inscription de Kutir-Nahhunte ' !7
Texte mentionnant Sutruk Nahhunte r ' ,s
Brique de Susinak sar ilâni l2°
Barillet de Nabuchodonosor ! 23
Textes de rois achéménides 126
Petits textes 129
Errata 1 34
».
I.ISQUE DE MANISTU IRBA ROÎ DE KIS
i. A COL
PL 1
PL
FACE A COL 11-16
PL. 3
QUE DE
FACE B. COL
i *- ■ • * * \
/
PL 'i
FACE B COI.
OBELISQUE DE MANISTU IRBA ROI DE KIS
FA IL. 1-9
PL. 6.
FACE C. COL 9-16
PL 7
OBELISQUE DE M. ' ' Kls
COL L_ll
PL 9
.
STELE DE MARAM SIN
I L 11
■v
'
1 BRIQUE DENM ' INAK
4.5 BRIQUI • DU MEME 6 BRIC' SIM
PL 13
■ ■
BRIQUES DE KUK-KIRPIAS
PL 14
tiG^%
L_4 BRIQUES DE TEMTI (OU TEPT] i HALK1 5 BRIQUE DE ATTA1
6 BRIQUE DE MEKUBI
FACE 1 COL 1-2
PL. 16
■
IL 3.4
■
E 3
PL 18
FAC
■
SJ DE MHL1
■
FACE 1 COL 1.2
;
4 ^^£^^-jp.^^^^^r^^^^^^^^^^M^--'
< fi \c\
lin K
il-
■)'.]
HT<fâ
M
!"
31 M
►là ^
ÏMMM
WMW'WtfW
n j.<;
» t . - r
^K<< Vf ri
il
■
[ 6 :
PL J4
E <!•
Hêlio§ ûuiardm
1. BRIQUE SE RAPPORTANT A SUTRUK-NAHHUNTE
2, 3, BRIQUES DE SUSINAK SAR ILÂNI
PL, 25
DS France. Mission archéolo-
261
gique en Iran
**° Mémoires
t. 2
PLEASE DO NOT REMOVE
CARDS OR SLIPS FROM THIS POCKET
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